‹ La vie parisienne à travers le XIXe siècle (volume 2)Chapitre 204 sur 455 · SAINT-DE XIS DES RESTES DE LOUIS XVI ET DE M A RIE- AN TOI NETTE · texte numérisé non relu

SAINT-DE XIS DES RESTES DE LOUIS XVI ET DE M A RIE- AN TOI NETTE

D'après une gravure de l'époque. — (Musée Carnavalet.)

après avoir débuté Tannée précédente par un volume de Pensées^ odes et épitres; Soumet, qui avait fait jouer, en 1822, deux tragédies en deux jours, Clytemnestre, au Théâtre-Français» Saiil à rOdéon, et avait remporté avec chacune d'elles une éclatante victoire. Non moins heureux avec Cléopâtre^ il briguait le fauteuil académique d'Aignan et devait emporter les suffrages des immortels. Guiraud, son compatriote et son confrère à l'Académie, avait attendri, en 1823, toutes les âmes sensibles avec le Petit Savoyard, qui fit le tour du monde ; Emile Deschamps avait été le premier pionnier du romantisme au théâtre, en 1816, avec le Tour de faveur; de Vigny préludait à Eloa par la Fille de Jephlé; Frédéric SouHé, arrivé récemment à Paris pour diriger une scierie

riant la folle du logis au patient labeur de rérudition, et, avec tout cela, la gaieté et l'esprit en personne. A peine il venait d'achever Trilby, cette perle sertie dans l'or pur, qu'il publiait coup sur coup ses Essais sur le gaz hydrogènej sa Bibliothèque sacrée gréco-latine, son Dictionnaire de la langue française, tout en songeant à la Fée aux miettes. Bien d'autres noms pouvaient se citer à cette époque : Ballanche, que Chateaubriand, Mme Récamier, Joubert considéraient comme le plus silr des amis et qui avait écrit les premiers chants de son épopée humanitaire Antigone, le Vieillard et le Jeune homme; Casimir Delàvigne, populaire par ses Messéniennes, par sa liaison avec Manuel, par son École des vieillards ;VïeTre Lebrun, dont la Marie Stuart fut,

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