‹ La vie parisienne à travers le XIXe siècle (volume 2)Chapitre 232 sur 455 · I- K I I I - Il \ D I I · texte numérisé non relu

I- K I I I - Il \ D I I

c h i r u r •.' i e u ilTî'.i-IMjj.

roèi.' (i:js-i8i;.).

au coin de U rue iMaucDnseil.

La "Vènas Hottentote, rue Saint Honoré, s* 188.

— Le Rhinocéros vivant, rue de CasUglions. — Le cerf Azor, au cirque 1 ranconi.

M. Comts « professeur de physique amusante. »

— BCme Saqui tonde dans l'ancienne salle des Délai* sements comiques le Théâtre des Acrobates.

Les Arts.

Ouverture de nouvelles salles au Musée des Antiques. — Exposition des porcelaines de la manufacture de .Sèvres dans le grand salon du Louvre. — Louis XVIII commande à Girodet pour lei Tuilcriei un tableau représentant « .^aint-I.oui.H rendant la jusliie .-sous les chênes du bois de Vincennes. » — Portrait de .Madame, duchesse d'Angoulénie, par Oros. — Le Conservatoire de Musique est fermé. — La ]ilupart des enivres d'art enlevées aux élrangers pen* <laul les guerres de l'Empire leur sont re>tituéef.

Lew livrent de Tannée.

Ch. Nodier : Histoire des soei'tés seerétei de idimér; Dictionnaire des Gironrttts ou nos contem- } <raius //' tn<> «/ ti/»r«'.v tu rtn>'f>ies par une société de i/ironeltts. — Hëricart de Tharg : Description des iUt icombes de l'aris : Paris et sa banlieue, par Ooblet, i mploxé.

Le théAire. (Dédits et riiEMiÊRES.)

Théâtre -Français. — 4 janvier. Rentrée de Mlle Duchesnois. — 4 février. Les Deux Voisines,

I .ule en vers, par Désaugiers et Cu-nlil. — l*"" avril. Heniré- de Mlle Emilie Contât. — JO avril. Racine et (lavois, iJ ncle^ en vers, par i;iienn«- (succès). —

II mai. Début d<> Monrose, dans le rôle de .Masearill.' de l'KtouriIi. — 5 juin. Début de Mlle Mars.

Académie Impériale de musique i royale depuis Ir \t juillet'. — 4 avril. L Epreure Villageoise, l>allet en 2 actes, par Desforges et .Milon, musique de l'crsui» cl (.irélry. — 3u mai. La Prinee.<se de Babylone, 3 actes, par Vigée et .Morel. musique d»' Kreutzer.

— i'5 jiiilUt. L'Heureux Retour, ballet de circonstance, par -Milon et Gardel, musique de l'ersuis. — 16 novembre. Kenlrée de Mlle Bigottini. — 12 dé- < . iiibre. Florr et Zéphire, ballet, par Didelol, llue- Desf<'rges et Venna (grand succès).

Opéra-Comique.— 10 juin. Début de Mlle Salnt- Auhin Solié dans le rôle dAUr de Biaise et Babtt.

— IG septembri'. Les Soc-s de Uamache, 3 actes, par IManard, musique de Bochsa.

Odéon (administré par les acteurs depuis le 20 juillet). — l"" auùl. Unf Soirée des Tuileries ou VÈtè de istô, 1 acte en prose, par Georges Duval (succès). — 26 septembre. Li Petite Rose ou Qui est-ce qui connaît les femuies'f comédie-vaudeville, 1 acte en prose, par Dumersan (succès).

Théâtre-Italien. — Réouverture (salle Kavarl) le i Ovtobre (direction de Mme Catalani).

Vaudeville. — 17 juillet. L'Echarpe Blanche ou le Retour à Paris, i acte en vers, par Dupin. — 30 septembre (ouverture de la direction Désaugiers). L»' Vaudeville en Vendange, \ acte en prose, par Moreau, Gentil et Désaugiers (^uccès».

'Variétés. — 18 avril. Croûton dans son ménage ou Un diner d artiste, par Braiier et Dumersan

Kecelte des théâtres en 1815 : 5,0G5,111,34.

I^eu morts de l*iuuiée.

La princesse deLèondl janvier). — Mlle Raacourt, du TbéAtre-1 ranyais (15 janvier). — Le chevalier de Boufflers (Ih janvier). — André de Mar ville, auteur dramatique (janvier;. — Plancher de Valcour, auteur dramatique (18 février).

— Lourdet de Santerre. auteur dramatique (7 mars). - Le musicien Gabriel Lemolne (i juillet). — Le colonel de Labèdoyère (9 août). — Le minéralogisie Patrin(15 août). — Oberkampf, fondateur de la manufacture de toiles peintes de Jouy (4 octobre). — Le médecin Petit-Radel (30 novembre). — L-j marôchal Ney (7 décembre).

LA FHA.NCK FAIT H F: F L K L U 1 H LKS LVS.

Gravure allégorique de l'époque. — (Bibliothèque de la Ville de Paris.)

t Sire, — dit le président de la Chambre des députés, au roi, le !•" janvier, — vos fidèles sujets vous souhaitent et vous préparent une année heureuse. » Ce devait être Tannée de la Chambre introuvable. L'année 1815 avait été terrible, les passions politiques et religieuses déchaînées avaient fait naître la Terreur blanche; l'année 181t), lutte constante entre la réaction et le roi, allait être presque aussi désastreuse. Les alliés campaient encore à Paris, la place du Carrousel était transformée en abattoir. La Cour était pauvre, le commerce presque nul, le numéraire fort rare, le pain très cher. La querelle entre la Quotidienne et sa rivale occupait, inquiétait la ville. Les premiers mois furent tristes. La duchesse d'Angouléme dominait la Cour de son autorité; elle était mélancolique et grave; le souvenir des années terribles la hantait au milieu des plus grandes fêtes de la Cour et de la ville. Elle partageait avec le roi les honneurs, les acclamations, et au retour des promenades où on lui avait témoigné le plus de sympathie, elle se rappelait amèrement l'inconstance populaire. Si les ultras n'avaient pas profité des le^'ons de Texil, elle se souvenait trop et d'une manière trop apparente. Ses contemporains le consta-

taient avec regret. Kilo ne répondait aux avances des courtisans, de l'armée ni du peuple. On l'avait priée de présider le ban(îuet oiïert par la garde royale à la garde nationale parisienne : elle accepta d'un air las, s'acquitta de cette « corvée » comme à contre-cœur; elle fit avec indifférence le tour des douze tables que personnifiait un écusson original aux noms de Turenne, Condé, Sully, Bayard, itoland, Duguesclin, Renaud, Catinat, Louis XIV, Henri IV, François !•% saint Louis ; quinze cents sujets enthousiastes acclamèrent Louis XVIII et la duchesse d'Angoulême; cinq cents femmes élégantes et jolies donnèrent à la fête un joyeux éclat. On chanta une cantate de Ducis et Chérubini; la duchesse sourit à peine aux ovations. Le Paris royaliste avait besoin d'incarner ses sympathies en une seule personne. Les actes du roi étaient trop discutés pour que l'accord de tous pût se faire sur son nom. lise fit bientôt sur celui de la duchesse de Berry.

La première partie de Tannée fut presque exclusivement consacrée à des cérémonies funèbres, à de tristes évocations du passé ou à de mesquines revanches : célébration de Tanniversaire de la mort de Louis XVI, érection d'un monument expiatoire, procès du géné-

rai Drouot, procès (lil des • Patriotes de 1816», dégradation du liéru^ral Bonnaire plare Vendôme. i)ro('ès contre l<'s complices de l'évasion du comte de la Valette, distribution à chacjue député de quatre exemplaires du fac-similé du totament de I^ouis XVI. On conspirait un peu partout, à Paris et aux environs: niais «*es intrigues politiques, connues sous les noms de complot de » TlCpingle Noire ", d'al tentât di's « Francs régénérés »,

MÉliAlU.E FIIAIIGC A l'oCCASION L»l' liETADLlSSEMENT DES <^UATRE ikCADÉMIES LE 21 MARS 1816.

(Must'e de la Monnaie.)

furent bientôt dévoilées et arrêtées. Paris, très ébranlé encore par l'agitation de Tannée précédente, ne reprendra sa véritable physionomie qu'en avril. Des théâtres nouveaux s'ouvrent alors; les bains Viguier retrouvent leur vogue d'autrefois; on construit des montagnes russ(*5. La Cour recommence à donner le mot d'ordre pour les modes nouvelles. Les cachemires ont les faveurs de toutes l'es femmes avec les mou«thoirs de poche finement brodés. Le chignon à la Sévigné ou la coiffure à la Ninon triomphent de la tète à l'Agrippine et des tresses flottantes à la Vénus;

le chapeau Paméla et la toque Henri IV jouissent d'une grande faveur. Les dentelles aussi sont très recherchées : [>our les hommes comme pour les femmes. cha(pie saison a sa dentelle [)articulière. tantôt la h/onde de fil^ tantôt la va/encinni('.<. tantôt \e joint de Malxnes. l'ne caricature de l'époque nous rapporte cette conversation entre deux courtisans :

— Comment donc, Monsieur, vous voilà avec des manchettes en point au mois de mai ?

— C'est que... c'est que je suis enrhumé.

La rapidité de succession des régimes précédents, l'entêtement des divers partis politi(|ues, n'accordent pas à la mode, cependant, Tuniverselle souveraineté qu'elle avait toujours exercée. Dims les vêtements comme dans les conversations, ultras, royalistes, bonapartistes et constitutionnels affectent de n'être en rien semblables. Chez les royalistes 1 conmie il faut «, (pii es>ay(MU de reprendre les liaditions du grand siècle au point exact où ils les ont laissées vingt ans plus tôt, on <lisrute comme des sujets très actuels la gaieté de Molière ou le génie de Hacine. On y raille les encyclopédistes, on y frappe Voltaire danathèmes mo(pieurs, on y traite Rousseau de républicain aux dangereuses utopies, on y déclare Mme de Staèl « une phrasière «. Dans ces salons, ^ le vétéran voltigeur * regrette les « campagnes à la rose « du siècle de Louis XV; on y retrouve, vieillis mais galants. « les charmants polissons ouaimables roués, le Pomenars ouïe Hirhelieu d'autrefois. >. Ce monde envoie >e> filles en {tension chez une ancienne élève de Sainl-Cyr (jui professe dans le faubourg Saint-Cermain; elles apprennent les belles manières chez le maître de cérémonies de Louis XV. Les mères et les grand'mères se font coiffer chez le < coiffeur de Marie-Antoinette ». qui prend ce titre dans une enseigne promettant des nouveautés en tous genres.

Les rentiers du faubourg partagent ces sentiments de la vieille noblesse et s'assemblent tous les soirs devant les fenêtres des Tuileries, espérant ainsi apercevoir le roi au retour de la promenade quotidienne. Ces vénérables douairières — (pie vient contempler Paris étonné — en sont encore à la hurluberlu de Mme de Sévigné, aux bonnets à papillon pointu des Ceoffrin et des du Deffand et aux /ichus de soufflet des Polignac. Elles corrigent avec l'encombrant éventail qui ne les quitte jamais les j^etits chiens, les Sylphides et les Fidèles, par les(piels elles se font suivre. La devise de cette antique partie de la population est : * Vive le Roy ciuand môme! •

On rencontre plus souvent les royalistes et les constitutionnels sur le boulevard des Ita-

PARIS SOUS LA RESTAURATION

liens (alors de Gand) qu'au jardin des Tuileries. < Cette magnifique avenue si digne d*une grande nation, jadis un désert habité par des brigands et des bandits, est maintenant bordée de superbes hôtels, de jardins et de terrasses garnies de fleurs, le tout entremêlé des plus grotesques constructions et des édifices les plus pittoresques, > a écrit un Anglais qui visita Paris cette année-là. Le Café Turc, les Bains Chinois, les persiennes d'un Pavillon Indien, les minarets d'un Kiosque Oriental coupaient la monotonie des constructions modernes. Les bouquetières offraient leurs violettes et leurs lys aux jolies femmes qui faisaient ad-

mation et de gaieté; quelquefois cependant les gens de goût les quittaient pour aller admirer les étalages d'Engelmann, qui venait d'introduire chez nous la lithographie artistique. Mais partout on était assailli par les mendiants; les pauvres, qui aujourd'hui offrent avec leurs bénédictions des crayons ou des carnets aux promeneurs compatissants, remerciaient alors le charitable Parisien par le don d'un paquet de cure-dents ou d'allumettes.

Le soir, la promenade favorite était les Champs-Elysées. Les enfants s'y amusaient SiU jeu de bague; les grandes personnes dan-

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VIOLENCES DE LA POLICE ENVERS LE COLONEL U l' K E Y .

D'après rorij^iiial de Mahtinet, gravé par Rieville et loriniué par Bovinet. (Collcclion Charles Sinioad.)

mirer leurs chaussures chinoises et que les lions lorgnaient du café Hardy et de chez Tortoni. Les magasins d'articles de Paris encombraient là chaussée de leurs bibelots, de leurs b^oux • à vingt soua au JAisle ». Bobèche et Galimafrée, < grilles > ou bouffons, tenaient baraque et attiraient, l'un par ses boniments, Tantre par son imperturbable gravité, le badaud (i). Les boulevards débordaient d'ani-

(I) Cm deux « oUit > eiMAbrei étaient lef illoitralioof do boulevard du Tamiilo. Bobèche tenait avec dignité le eceptre de la parade. Sa réputation était grande, ses succès pyramidaux. Malin, caustique, loua ta veste rouge, son chapeau gris à coniei arec ua papillon dessus, il disait souvent la vétité en plein air; auMi la police fut-elle plus d'une lois obligea de le rappdler à Tordre. Bobèche jouissait de toas les privilèges accordés aux supériorlléa : Il Jbaalt chai les grands seigneurs, chei les ministres. On avait Bobèche comnaa on a un grand acteur. Galimafrée n'a pas en autant de renommée que Bobèche, il a tenu un rang honorable parmi le« paiUassas. C'était ce qu'on appelle un ni«ii balourd. Bobèche était populaîro, Gilinufrèe populacier. (N. BaAZiKn.)

salent dans les hais orientaujo, [)avillons en forme de rotonde, aux dômes soutenus par des pilastres dorés, aux entre-deux des croisées ornés de glaces immenses.

Par les après-dtners de pluie on allait applaudir, à la Comédie française, Talina (Néron) et Mlle Georges (Agrippine) dans Briiannicus ou siffler le Charlemagne de Lentercier. Quelquefois — il élait de bon ton de c faire » plusieurs théâtres te même soir — on se rendait ensuite aux Variétés, où Brunet et Potier avaient le plus grand succès dans de jolies parodies. A l'Opéra on donnait ia Frle du village voisin de Boîeidieu et h Rossignol de Lebrun ; cette dernière pièce, premier opéra en un acte, devait faciliter rapidement l'introduction du ballet en France, comme spectacle entier. Les sujets tirés de la Bible furent

\ l\ K LK IU)I ni AMi MLMKÎ 'i.ii-j. iliiii' «lu ti-mp-. ("o le. lion lli-niiin.

sion aux iiKiiiicludes du moment, donnèrent à Paris une lin d'année presque heureuse. Les ^ros événements des derniers mois furent — avec la puljiication de la lettre de P.-L. Courier aux deux Chambres — la nomination a un litre nubihaire du marchand de bœuf à la mode qui avait pour ensei^nie : A la Vache hien parêf, la levée des calicots et la création, par les confiseurs du Palais-Royal, d'asperges en sucre comme radeau du nouvel An ; on paya CCS asperges avec la première pièce de vingt francs à relhuio de Louis WllI. qui venait d\Mre frappée.

La Cour, que la diminution de taille (les réticules inquiétait vivement, attendait avec une impatience presque aussi vive la naissance de l'enfant que la très popu-

DKd U.\ DATION l>l

D'après une estampe de 1810.

à la mode, cette année-Kà, à la Porte-Saint- Martin, qui jouait Samson, et à la Gafté, qui attirait un nombreux public avec A* Sacrifice (V Abraham. L'Odéon ne possédait qu'une clientèle assez restreinte, celle des habitants du faubourg Saint-Germain, qui y écoutaient avec calme — je ne dis pas avec plaisir — des pièces aussi médiocres que /c ChevaHer de CanoUe.

Le mois le plus fertile en fêtes et en distractions de tout trenre fut sans contredit juin, époque du mariage à Paris de la duchesse de Berry. Ouinze millions de francs furent votés par la Chambre des députés pour les frais de cette cérémonie et des plaisirs qui devaient l'accompagner.

Ces fêtes, qui avaient fait une utile diver-

G K N K R A L H () N N A IKK.

- (Collection Charles Simoud.)

laire duchesse de Berry devait donner à la France.

Max. -Alex. Fischer.

L'AlinnE DK Ca\CUVIE E.N 1816.

D'après une estampe du temps. — (Musée Caraavalet.)

M'"*" i. \ nrcHK^SK 1) A N«'.(n I, KM i: I'Iiksiuk !, k (:<iNsi:ii. ni: la mati.mniti; Gravure ih> rt'po.iac. — (Col!'.' liun «i. Ilartrn.ina i

LES ÉCHOS DE PARIS

Fête de la Garde nationale.

GKTTK fête a été donnée par la garde nationale de Paris à la garde rovale dans la salle de l'Odéon.

Le théâtre de l'Odéon, que nous devons à la munificence éclairée du Uoi, alors que Sa Majoslé était comte de Provence, est, sans contredit, le jdus beau théâtre de Paris, même après les changements fâcheux qu'ont fait subir à son plan juimitif les architectes chargés de le réparer (J).

Pour la fête dont il s'agit aujourd'hui, on avait élevé le plancher du parquet au niveau du théâtre, en réservant toutefois au fond de ce dernier un espace de 15 à ^8 pieds pour un petit théâtre postiche dont la toile et la figuration davant-scéne figuraient un portique d'architecture. Les murailles du surplus du grand théâtre étaient revêtues de deux toiles de fond, représentant un bociige. L'abondance des lumières corrigeait ce qu'il v a d'un peu sombre dans cette partie de décoration; on remarquait h peine le contraste avec l'éclat merveilleux du reste de la salle.

Là, s'élevait sous un riche baldaquin, au centre

(1) Le plan primitit du théâtre construit de 1770 à 17K2 était dA il Peyre et de Wailly. I/iiicciidic du 15 mars 1709 ne laissa debout que les parties latérales, le foyer et les grands escaliers. ChaJgrin. chargé de la reco: struclion, sous l'empire, surmonta d'un atliquc la colonnade en avant-corps et acheva d'entourer le monument d'un portique continu, en reliant les galeries latérales par une troisième galerie parallèle à la rue de Vaugirard.

de riièinicvcle. sur la profomh'iir oc('ni>èc par le premier rang do loges et par la galerie, restra<le réservée îiu Hoi et à ^^n auguste «our; un j^erron à double rampe établissait la eomtuunieation avec le paripiet de la salle. Otto tribime et toute la balustrade d'aj^pui du surplus de la galerie étaient revêtues de velours cramoisi semé de lleurs de 1\ s d'or. Au second étage de loges, c'était une gaze d'argent, rehaussée de festons en gaze dor et d'éeusson<î de France blasonnés en soie, en or, en argent: au troisième rang, la balustrade était revêtue de gaze d'argent ornée de fleurs de hs flamboyantes et de guirlandes de roses. Le ehifl*re du roi, multiplié en forme d'agrafe, ornait les loges de cintre. L'ne multitude de lampes, au moins (piinze cents, descendant en lustre de la coupole, étaient distribuées en girandoles autour de la salle.

Le<; deux grandes loges de l'avant-scène. dites loges du Hoi et de la Heine, avaient été réservées, lune pour MM. les députés, l'autre i»our .MM. les pairs. Les ministres du Hoi, b» corps diplomatique et d'illustres étrangers occu|)aient les balcons. Au-dessous du perron de la tribune royale, on avait pratiqué une enceinte pour divers fonctionnaires publies, civils et militaires. Ce qu'on appelle le |)arterre était entièrement occupé par les hommes debout. Puis tout le parquet compris sur l'emplacement ordinaire de l'orchestre et du théâtre, toute la galerie, les premières, secondes et troisièmes loges étaient consacrés aux dames exclusivement Otte disposition inusitée, cette

c i: L K in{ A T 1 () N I) r m a h i a (. k d r d r c k t h k l a d r n ii k s s k d k h k h k v . D'apr«'s urio gravure du temps. — (Musée Carnavalet.)

division par ^riiiides nias.ses svinétriijues qu'on étail dispos»' à trouver d'un efTet triste et morne, offrit, au conirairo. un aspeci tout à la fois fort

BRONZE DE RAVniO (1816).

I>'après l'original. — (Garde- .Meuble.)

beau et d'un eliarnie inexprimable. 11 est vrai que c'était dun côté léliie des grâces et des parures de la cour et de la ville, et de l'autre une réunion peu commune de personnages revêtus des plus riches uniformes et des plus illustres décorations

de la chevalerie européenne. A huit heures et demie, toutes les places étant depuis longtemps occupées, et les représentants, en quehiue sorte, (le la garde nationale en faction au poste dhonneur qui leur était confié sur les marches du trône, le Hoi. .M\hAMK. les princes, leur cour très nombreuse, sont arrivés; e( a|)rés une première explo-. sion d'allcijresse publique, de eris : Vire le Hoit d'aiiplaudissemenls etd exclamalions. la toile s'est levée.

On devait attendre beaucoup des talents réunis <le trois de nos plus estimables vaudevillistes, et ils ont rempli les espérances qu'inspiraient leurs succès précédents dans ce genre éminemment, français, et qui le devient doublement lorsqu'il est applitjué à tout ce cjui est cher et respectable à la France Jamais ces auteurs n'ont élé mieux servis par les inspirations du cœur, et la préférence que leur ont donnée les ordonnateurs de la fête est une justice rendue à la fois à leurs talents reconnus et à l'honneur dêtre tous les trois offlciers dans la garde nationale, et à leur lidélité l>our le Koi. fidélité «jui ne s'est pas démentie un seul instant, et qui a trouvé l'occasion de se manifester avec courage pendant les Cent-Jours, ou, pour parler plus juste, pendant le siècle de la dernière usurpation.

Henrielle et Louise, filles de M. Lcfrance, riche propriétaire à Arnouville, doivent épouser, dés le 5 du mois, Eugène, garde du corps, et (îustave, otïicier de la garde royale; mais les deux futurs ont été obligés de reculer la cérémonie de leur

PARIS SOUS LA RESTAURATION

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