DUO U K II E R R Y
D'après une estampe de 1816. — (Collection Ilcnain.)
mariage pour assister au repas donné le mèiiic jour par la garde du roi à la garde nationale: il a été remis au 21. La noce est commandée chez M. et Mme Dufour, aubergistes à Arnouville, et tous les conviés proposent d'y boire à la santé du Roi Un jeune peintre qui arrive en poste à Paris pour y dessiner le croquis de la fête de l'Odéon apprend à nos jeunes gens le motif de son vo,yage Ces braves se déterminent à partir Tivee lui, il faut tout sacrifier au devoir, et le devoir les appelle après du Roi. Grande désolation pour ces demoiselles; Gervais, oflicier à la garde nationale, survient en leur j)romcttant que leur mariage ne sera point retardé. 11 fait entendre à ses deux camarades qu'avant eu le bonheur d'assister à la fètc du 5, leur présence, loin d'être indispensable à celle du 21, priverait deux officiers des mêmes corps de s'y trouver à leur place. Ce motif lève les scrupules; on se met à table, on danse, on chante des rondes; on devine quelles sont les santés qui sont portées, quels sont le nom et le cri qui forment le refrain des couplets. Cette action est renforcée de quelques personnages épisodiques, qui y jettent ou de l'intérêt ou de la gaieté ; presque tous les couplets ont été redemandés, et, l'amour brisant les entraves du respect, ou plutôt la plus tendre vénération empruntant, pour s'exprimer, les démonstrations de l'amour, l'assemblée a prodigué les battements de mains et des acclamations sur l'objet desquels \} était d'ailleurs impossible de se méprendre. Le nom du Roi, celui des Bourbons, n'étaient pas prononcés sans exciter un enthousiasme dont la manifestation était aussi
NArOLEON EN SILHOUETTE.
Ces silhoueUex. irès ré])nncJiirs en 181C, ^ont aujourd'hui
introuvables. — (Co'Ieclion Paul Leroux.)