CAFK I>E LA ROTONDE DU PALAIS-ROYAL
(Collcctiou G. llartiiianu.;
CArt: TiRC.
(Collection G. Harlmanii.)
cieux que cela: quel effet celte rohe va faire! Comme les autres femmes se trouveront mal mises en se comjïanint à moi! — J'ai voulu montrer à madame toute ma considération pour elle, répondit Mlle M .... en lui donnant la préférence sur toutes mes pratijpies: e'est la première rohe de cette façon (pii soit sortie de mes ateliers, t Delphine se hâta de s«î revêtir de ce merveilleux ajustement, riont rien n'avait encore approché jusqu'alors. V\\ grand chapeau d'Iicrhault en paille de riz. orné de six plumes hlanches (et on sait avec ciuelle perfection Ilerhault pose les plumes), des hrodequins en mérinos hianc, avec la laeure sur le côté, et des ganis eouleur chamois conqdétérent la toilette la plus recherchée et la plus élégante A peine elle était achevée que le commandeur Villeneuve entra chez Delphine: il ne i)ut s'empêcher de se récrier sur sa beauté, mais ce fut presque avec le ton de l'humeur ;
PARIS SOUS LA RESTAURATION
LE C I R g II K F R A X C 0 M l I N T É R 1 K l R D K LA S A L L K .
D'après une gravure do l'époque. — (Collection G. Hartmann.)
comme il avait le droit de lui parler avor la franchise d*un vieil ami, il lui dit, moitié en riant, moitié fâché : « Vous ne renoncerez donc jamais à la coquetterie? — Vous savez, répondit Delphine avec gaieté, que la femme cjui y renonce est un roi qui ahdique. »
{Almanach de la Mode parisienne, 1817 )
La Guerre des Calicots
LE 12 juillet 1817, le thédtre des Variétés donna un à-propos-revue, très spirituel et très gai, intitulé le Combat desmontagnes, parMM. Scrihe et Dupin. C'était un divertissement à la mode que ces montagnes, hautes bâtisses en bois surmontées d'une plate-forme, d'où l'on était lancé dans des chai's qui glissaient dans des rainures, espèce de rails anticipés, sur un plan exlréniement incliné. L'excessive rapidité de cette descente, l'émoi, la respiration coupée, voilà ce qui constituait le charme du divertissement. Il n'était pas tout à fait sans péril, car il y eut même un nez royal cassé, le nez du roi do Prusse, qui fit établir des montagnes dans ses jardins, à limitation de celles de Paris. On appelait cet exercice se faire ramasser, et l'on pouvait parfois être ramassé en mauvais état ; mais ces aventures filcheuses n'empéchérent pas la vogue. Elle avait commencé par les Montagnes russes établies à la barrière des Ternes. Leur succès mit en veine tous les entrepreneurs de fêtes et de jardins publics. 11 y eut au jardin Beaujon, dans les Champs-Elysées, les Montagnes françaises; à la Chaumière, dans le quartier du Luxembourg, les Montagnes suisses ;
LE CIROIE FRANCONI.
Les exercices du cerf Coco.
(CoUeclion du Musée Carnavalet.)