I.KS ÏOiiKS EN I81T
Chapeau do ^tos de Nuples. Ilobe de ]ioicale.
(D'après II- Costume jarisiru de IS17.)
gendîU'Fiies s'ofi inèlrronl et firent dos arrestations. Mais ce «}ui valut l»eau(Oup mieux pour caluier les esprits, ce fut quelques srones que les auteurs du Coufhat (les montmjiu's iinjirovis«'*r(;iit en deux jours, sous ce titre : le Café dca yar'uHés. Les auteurs montraient fort spiriluellcnicnt divers persnnna^'es qui s'indignaient, eux aussi, d'avoir été attaqués dans le CombatldinmoutnipieSy entre autres M. (iobin, un i>areil d'Esope, au moins par le dos. à qui le rôle du serrurier bossu semble une insulte pour lui et pour tous ses semblables. C'était Vernetqui avait joué le premier bossu, ce fut égab'mcnt lui qui joua le second, et, mal^'ré la variété du trait saillant, cet excellent comédien, si soigneux et si observateur dans ses créations, sut en faire deux physionomies dilTérentes. In de ces spectateurs ombrafreux travail, en mani»re de critique de mœurs, un rode qui ressemble beaucoup à la liberté de presse définie par, Figaro :
Ne dites rien des procureurs, Kt silence sur les notnircs; Craignez nos niodernes docteurs, Hespcctez les apothiraires.
Ne parlez pas des grands seigneurs.
Des Journaux, des vers ni des belles ; Mais, du reste, peignez nos moeurs, Et surtout qu'elles restent fidèles.
De son côté, un garçon de café déclarait qu'il permettait de censurer toutes les professions, saut
une, (jui, bien entendu, était la sienne. Bref, le plaidoyer était d'autant plus piquant que, tout en tendant la main aux adversaires qu'il s'agissait de désarmer, il ne leur laissait pas de leur décocher encore le couplet malin :
Oui, croyez-moi, déposez sans regrets Ces fers bruyants, cet appareil de guerre, Et des amours, sous vos pas indiscrets N'effrayez plus la cohorte légère.
Si des beautés dont vous causez les pleurs Nulle à vos traits se dérobe.
Contentez-vous, heureux vainqueurs, De déchirer leurs tendres eœurs, Et ne déchirez plus leur robe.
Ce manifeste pacifique, avec son bon sens assaisonné d'un grain de sel, produisit l'elTet désiré. Les comFnis-marcbands «omprirent (pie leur profession n'était nullement mise en cause, que leur roléi-e ne faisait que prêter à rire, et que le mieux était de signer la paix. La (jnerre des caliœti fut donc terminée, mais elle amusa tout Paris et tapissa de caricatures plus ou moins drôles l'étalage de .Martinet ri ceux do ses ciuifrères (d).
Th. MiHKT (L'Histdire par le Théâtre.)
(I) I.;i lioiiliquc (II' Martinet, située dans l'ancienno rue du Coq, près du Louvn-, était parliculièrfinenl » n poss4>K8ion d'al'.in r les ll.'int -ui^i p,ir «•!■> gravuns du juur tl ses gravures des costumes des l'iices nouvelles.