‹ La vie parisienne à travers le XIXe siècle (volume 2)Chapitre 258 sur 455 · LE THEATRE ES · texte numérisé non relu

LE THEATRE ES

la concerter, ce jour-là il n'avait fait aucune disposition préparatoire. Or, le sergent -major Faiseaux qui avait feint de partager les sentiments de Desbans afin de surprendre son secret, prévint son lieutenant qu'il existait un complot dont Desl)ans était l'auteur, et en même temps, il désigna comme ses complices, deux autres sous-officier'^,Xepveu. que iioui> avons déjà iwimmé. et ('h a y aux.

Uiiand les (' o m p a gnies furent sous les armes, ou visita les gibernes, et cel- 1 e s des sous- officiers etdes soldats se trouvèrent également sans cartouches .

Après plusieurs déclarations de la part de F aiseaux. Nep- V e u et Cliayaux furent arrêtés. Desbans était alors à Paris. A la nouvelle qu'on s'était emparé de leurs personnes, il

manifesta la plus vive inquiétude : il courut, tout éperdu, chez un armurier, s'empara de vive force d'un pistolet en disant qu'il voulait tuer la garde nationale des Tuileries pour venger ses camarades. Comme il se portait à des voies de fait, un attroupement se forma; M. de Bouille, aide-de-camp du duc de Reggio, essaya de rappeler Desbans à l'ordre, mais celui-ci tirant son sabre, lui cria : « Allons,

coquin, en garde! » L'officier fut obligé de 'se mettre en défense. A la suite de cette scène on se saisit de Desbans et l'on commença' d'informer contre lui ainsi que contre Nepveu et Chayaux.

Desbans avait vingt-quatre ans; Chayaux vingtdeux ans.

Ils furent tous deux condamnés à la peine de

Rôle

DADAhlE, DE L OPÉRA.

do Telasco dans Fernand Coiiez.

mort et Nepveu à celle de trois ans de prison pour non révélation . L'exécution des deux premiers eut lieu à la plaine de Grenelle. Desbans refusa de rendre la croix de la Légion d'honneur,» qu'il avait reçue sur le champ de bataille des mains de Napoléon: il la détacha, la plia en deux et l'avala. Aussitôt son camarade et lui ôtèrent leurs habits, et après qu'ils se furent embrassés. Desbans ayant donné le signal de faire feu, en posant la main sur son cœur, une grêle de balles les renversa dans la poussière où ils tombèrent en même temps.

DuL.M'RE (La 2' Restauration.)

PARIS PENDANT L'ANNËE 1817

11. — CondamiuliioD à cinq au d'empiitonnemeat éê molMl Rlstaoh portier, rue Rameaa 7, accusé de toataUve d'ataassiiiat sur la fiUe et m femme.

16. — Au Tliéâtr^-Frajiçaif pendant la représenta- Uoo de la BelU Ftrmiirt, Mlohelot est insulté par oa des spectateurs qu'il arait dissuadé quelques jours •iqiaravant d'entrer dans la carrière théâtrale. — Les PêHtêi Affeket annoncent la rente d'une maison du

Cloître Saint-Honoré, par M. Liberté Thermidor Février. THtnoiGiiK di MiRicocnr. -.^; -WlaWissement dans les Ii6|mltiir6. de Femme révolutionnaire telnt-Daiilfl des corps des rois et des reines qui en (1762-1817.)

1793 avaient été réunis dans deux fosses communes, __

au lien dit cimetière des Valois.

26. — Ordonnance confiant la direotion et surreillance des traTaax de Paris à un agent spécial qui portera le nom de directeur des travaux de Paris.

27. — l'ajournée de vente, rue Saint-Dominique, 1 i, de la colleotlon minèralogique du marquis de Dièe (ufte des plus importantes de l'Europe). — Vol dans l'église 8aint-Rooh pendant la nuit.

Février.

Iw. jjf^ daohesse d'Abrantès, veuve de Jnnot, est traduite en police correctionnelle, par le joaillier Poioselet pour avoir engagé on diamant de 10,000 francs qui ne lui avait pas été définitivement Ttsdu. (Poinselel se désista peu après.)

3. — Enragistrement d'un acte de vente par Fouébè, au profit de Mil. Pries et C'« de Vienne en Autriche, d'un hétel à Paris, rue d'Artois 0. et de divers domainee en France pour un miliios cent mille francs.

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