‹ La vie parisienne à travers le XIXe siècle (volume 2)Chapitre 261 sur 455 · Kontedela2« partie de la statue de Henri IV par Lemol · texte numérisé non relu

Kontedela2« partie de la statue de Henri IV par Lemol

12. — Aux Messageries Royales, rue Notre-Damedes-Victoires, création d'an service quotidien de voitures de Paris h Orléans, en douse heures, pour li fr

16. — Célébration de l'anniversaire de la mort de Marie- Antoinette.

IVoTcmbre*

5. Ouverture de la session de 1817 12. — De Serre est élu président de la Chambre

des députés. — Ordonnance autorisant 1 ancien défenseur de Louis Wl, Desèze, à substituer dans ses armoiries au croissant et aux trois tours, un semis de fleurs de lys et une tour figurant celle du Temple, et pour devise ces mots « Le vingt-six décembre mil sept cent quatre-vin;;t-douze. »

17. — Incendie chez le relieur Leloir, rue Saint-Jarques, n" 57. Le libraire IMancher perd la presque totalité des derniers volumes de son édition de Voltaire.

22. — Arrivée à Paris de que^iue* muletiers espagnols. Une foule énorme les escorte dan< toute la longueur du quai Voltaire.

27. — Élection de Boïeldieu à l'Académie des Beaux-Arts, à la place de Méhul «Ses concurrents étaient Persuis, Paer, Nicolo, Spontini, Plantadei.

30. — Une association charitable de jeunes gens distribue COO livres de pain aux 300 ramoneurs de Paris.

Décembre.

6. — Élection de Raoul Rochette à 1 Académie des Inscriptions, k la place de Clavier. — Le duc de Berry fait remettre chez le banquier Perregaux-Laffile 500 francs pour les naufragés de la Méduse.

21. — Concert de charité donné par Mme Cata> lani dans la grande salle des .Menus Plaisirs.

24. — Dans la chapelle militaire du Val-de-Gràce, 10 soldats instruits par l'aumônier de cet établissement, Pabbé DelouUe, font leur première communion.

Monnnients et Fondatlonn*

Restauration du chœur de Notre-Dame, de la éhapelle du château de Versailles. — La chapelle du collège des Prémontrés irue Hautefeuille) isl convertie en maison particulière, et le rond-point du sanctuaire devient le café de la Rotonde. — Construction d'une nouvelle chapelle h Saint-Germain- des- Prés. — Exécution d'une nouvelle niachine à Marly.

— Souscription pour le rétablissement de la statue de Henri IV.

Le buste de Louis XVm est pla< é au-dessus de la principale porte du Musée du Louvre. — Les tombeaux royaux qui avaient été déposés au .Mu<ée des l'etits-Augu>tins. sont rendus à l'église Saint-Denis.

— Les tombeaux d'Héloise et d'Abélard, de Descartes, de Mabillon, de Montfaucon et de Boileau, sont transportés au cimetière du Père Lachaise.

Réorganisation civile de l'École polytechnique. — établissement de soupes économiques rue Bochechouart (fondation du duc de Berry) rue des Gravillicrs (fondation Benjamin Deiessert), rue de la Mortelierie. rue de Kouarre, rue du Rocher, rue du Battoir. — Une maison de Paris fait établir des bateaux- Ttviers pour le transport des crustacés et des poissons de mer dans Teau salée.

Dissolution du Caveau par suite de désaccords astronome et physicien politiques (Presque tous les membres se réunissent à (1749-18:^7.)

la société de .Momus, créée en 1813).

Une ordonnance royale (10 déc.) détermine ainsi les armoiries de la Wlle de Paris : « De gueules au Yaitseau équipé, soutenu d'une mer de même, au chef d'axur semé de Heurs de lys d'or sans nombre, surmonté d'une couronne murale de quatre tours et accompagné de deux tiges de lys formant support. >

Population de Paris (recensement de 1817) : 715,000 habitants (i27,500 ménages — 27,371 maiions).

Ea Tle de la rue. cuvier (j.-l. mc. d.mio.x).

Panorama de Londres. — Salle du Musée, rue Dau- Naturaliste (1769-1832.)

G.vY i.l;-««a(;

r.himistc et physicien (1T7><-185U.)

LAI'LACB (l'.-S. M** DE)

Mathématicien,

phine (fêtes ^t bals). — Spectacle de M. Ùemtnenie, rue de la Paix, 21 (expériences de phyaique, de Yiiriiication, oiseaux savants. — Promenades aériennes du jardin. Deaujeon (montagnes russes). — Soirée musi» cale de F. Kaufmann, rue de la Paix, 21 (os y entend le Bellonéoo, le Cordaulodion, l'Harmonicorde et TAutomate trompette à double son).

Mort de l'éléphant da Jardin dM Plantas.

Le» Beaux-Arts.

Salon de 1817 (Entrée de Henri IV à Paris, par (lérard. — Clytrmnestre, par Guérin. — .4rtit^e, statue de Bosio. — Condif, statue, par David. — Premières lithographies d'Kngelmann).

Portrait de Louis XVni, par Ouérin.

Les livreM de l'année.

Lamennais : Essai sur l'indifférence en matière religieuse. — Xavier de Maistre : Le Lépreux de la citf d'Aostc. — H. Beyle : Histoire de la peinturc en Italie. — Rome, Saples et Florence. — Plgault-Lebrun : Le Garçon sans souci. — H. de Lourdoueix : Les Folies du Siècle, roman pkilosO'

phi(fU€.

TliëAtre (Débuts et Premières).

Théâtre-Français. — 25 janvier. ReprésenUtion de retraite de BUle F. Contât. — 22 mars. Germanicus, tragédie, par Arnault. — 17 avril. Représentation au bénéfice de Vestris. — 7 mai. Mlle Georges est exclue du Théâtre- Français.

Académie rosrale de Musique. — 5 mai. Changement des jours de spectacle (lundi, mercredi, vendredi). — C juin. Début de Mlle Paul, danseuse. — 17 septembre. Les Fiancés de Caser te, ballet de Gardai et .Milon, musique de G. Dugazon. — 7 novembre. Début du ténor Lecomte.

Opéra-Comique. — 27 janvier. Les Uosiéres, par Dérance et Théaulon, musique d'Ilérold. — 18 octobre. La Clochette ou le Page du Diable, par Théaulon, musique d'Ilérold.

Opiéra Séria e Buffa. — !•>' février. L'Italiana^ in Algeri, de Rossini (succès médiocre).

Odéon. — 16 juin. Le Complot domestique on /• Mariage supposé, 3 actes en vers, do N. Lemercier (succèsj. — 3 juillet. Les deux Anglais, 3 actes en prose, par Camus et Merville (succès). — lîS août. Vauglas ou les anciens amis, o actes, par Picard (grand surcè»), — 1*3 septembre. L'Homme gris, 3 actes, par Baudouin, Daubiirny et Poujol père.

Vaudeville. — 31 décembre. Le Calendrier vivant ou Une. année en une heure, revue de 1817, par Dartoii et Ledoux.

Variétés. — l'f juillet. Le Combat des montagnes ou la Folie Deaujon, 1 acte, par Scribe et Dupin.

Salle du Mont Tabor, rouverte le 2 janTier, par Comte autorisé à jouer des pièces à tableaux, à condition qu'un rideau de gaxe séparerait les acteurs du public et que les entr'actcs seraient remplis par des tours de physique (L'entreprise dut être abandonnée au l>out d*un mois).

Théâtres de la banlieue. — PriYilège accordé (10 juin) aux frères Séveste (pour récompenser Séveste père, acteur de Vaudeville, qui par sa déclaration avait facililé la découverte des ossements de Louis XVI et de Marie-Antoinette).

Les moris de Tannée.

Le musicien Monsigny (15 janvier). — Vve Micolet il^ janvier). — Le comte de Vaudreuil, gouverneur du Louvre (17 janvier). — Le restaurateur Beauvilliers (1" février). — Masséna (4 avril). — Le peintre Drolling (16 avril). — L'auteur dramatique Marsollier [ti avril). — Le marquis de Ximenés, auteur dramatique (1"* juin). — Théroigne de Méricourt (9 juin). — Bfme de Staël (14 juillet). — Suard, de l'Académie française (20 juillet). — L'économiste Dupont de Nemours (il août. — Méhul (19 octobre;. — L'érudit Clavier (18 noYembre). — Marie Vincent Torlachon, en religion Père Elysée, médecin (28 novembre).

LE I» 0 N T N K l' F K N 1818 AVEC LA S T A T U E DE HENRI IV H É T A B L I E .

Le Pont Neuf fut construit en vue de joindre à la Cité deux ilôts qui se trouvaient silués à son oxlrémité occidentale; le pont qui traverse les deux bras de la Seine fut commencé par Andhockt nn Cehceai,' sous Tordre de Henri II! qui en posa la première pierre le 31 mai 1578. Les travaux furent suspendus pendant les guerres civiles et repris en 1002 par ordre de Henri IV sous la direction de Charles Marchand. Kn 1007, le nouveau pont fut livré à la circulation . Il a toujours conservé son noui de Pont Neuf. Ce fut pendant longtemps la voie de communication la plus importante de Paris. Les Parisiens et les étrangers s'y portaient incessamment de tous les côtés. La suppression de la foire Saint*Germain, en 1786, chassa la foule joyeuse du Pont Neuf, mais celui-ci n'en continua pas moins d'être le plus passant de Paris. La première statue de Henri IV avait été détruite en 1792. Louis XVIII la lit remplacer par celle que le fondeur Piggiani exécuta sur le modèle de Lkvot.

M. DkCAZES.

tique d'apaisement et de comte Gorvetto rétablissait comptabilité publique et frayait la voie aux miracles d'habileté financière que devait réaliser l'année suivante le baron Louis.

Le maréchal Gouvion Saint-Cyr reconstituait une armée digne de la France, réparait les injustices commises envers de glorieux vétérans que la Restauration avait eu le tort de traiter en suspects

EN i8i8 la France était gouvernée par des hommes de bonne volonté. M.

Decazes, ministre de la Police, mettaitun caractère souple et une intelligence féconde en ressources au service d'une policonciliation. Le l'ordre dans la

et faisait voter une loi dont les principes généraux, complétés par une série d'ordonnances précises et pratiques où l'on reconnaissait à chaque ligne un administrateur prévoyant et un homme de métier, ont longtemps passé pour un modèle de législation militaire ; enfin le duc de Richelieu obtenaitdes Puissances étrangères, dont les soldats occupaient encore un certain nombre de départements, que le territoire français serait libéré quatre années avant la date fixée pour l'évacuation. Ce ministère, qui était animé des intentions les plus irréprochables, perdait du terrain à mesure qu'il rendait des services. Le duc de Richelieu, qui le présidait, avait beau gouverner au dedans avec sagesse et obtenir au dehors d'éclatants succès, ce cabinet n'en était pas inoins condamné par la fatalité de sa situation à mener au jour le jour une existence pénible, précaire et contestée.

Le Roi était moins impopulaire que ses ministres. Les habitants de Paris lui savaient gré de la résistance qu'il avait opposée en 1815 aux brutalités de Blûcher et aussi de la dissolution de la Chambre introuvable dont les revendications chimériques et les violences avaient alarmé le pays. Le jour où, pour célébrer l'anniversaire de sa rentrée en France,

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