LE TEMPLE
D'après une gravure de 1818.
(Colleclion <>. Hartmann.) Le leniple, forteresse des templiers à Paris, fut bAli vers le milieu du XII' siècle. La grosse tour fut construite en 121:2 par le frère HiHi'.n T. Sous l'Empire, elle disparut par ordre du gouvernement. Kn 1816, Louis XVIII donna ce qui restait de bâtiments k une abbesse de la maison de Condé qui s'y renferma avec des religieuses bénédictines. Celles-ci abandonnèrent le Tem])Ie depuis la révolution de 1848.
M. le préfet de police, et de les accoini)agiier.aii delà des rues occupées. M. le (H'éfet de police veut ajouter quelques mots; mais les apjdaudissements rcinpècheiit de parler : et la foule passa les piquets de gendarmerie, disposés sur deux rangs dans rintérieurde la cour et devant l'école, ayant à sa tèle ces deux ma^nstrats, et s'écoula bientôt après en silence. Pendant les cinq heures que dura cette scène. M. Pardessus fit tous ses efforts pour rétablir le bon ordre ; il fut constamment au milieu des élèves au plus fort de l'agitation, et mit tout en œuvre pour calmer les esprits agités.
La police n'était pas restée dans l'inaction : elle avait remarqué quelques jeunes gens: ils furent arrêtés dans des rues détournées, et conduits en prison. Celte nouvelle s'était répandue et avait semé l'alarme parmi les élèves. Le soir, un grand nombre se réunit aux portes de la prison de Montaigu, pour réclamer la mise en liberté de leurs camarades. On ne répondit à leur plainte qu'en renforvant le poste, et les prisonniers furent interrogés pendant une parti^^ de la nuit (1).
{L'Ecole de droit à Paris.)
(1) Le professeur Bavoux et quelques-uns des jeunes g«ns arrêtés furent traduits devant la cour d'assises. Le jury acquitta M. Ba* veux ainsi aue les élèves inculpés; la commission d'instruction publique maintient cependant sa suspension dans le professorat, et priva tous les élèves du cours d'un Irimeslre que ces scènes avaient interrompu. Celait une mesure de rigueur mais le jugement rendu n'en fut pas moins un succès marquant pour le parti libéral.
L'élection de l'abbé Grégoire.
L'ÉVÉNEMENT le plus Considérable de cette année fut la nomination de l'évêque Grégoire à la Cbambre des députés : il était conventionnel ; à l'Assemblée constituante il avait parlé contre le clergé; plus tard, il s'était si bien mêlé avec les jacobins que, quoique, à vrai dire, il ne ftlt pas régicide, la multitude, qui n'y regarde pas de si prés, pouvait croire qu'il l'avait été; évèque constitutionnel et janséniste, il avait écrit en 1814 de manière à gêner le libre exercice de l'autorité royale. Cboisir M. Grégoire pour député, c'était ramener en face de la famille royale tous les assassins de Louis XVI A cette nouvelle, d'aujiustes larmes coulèrent. « Grégoire député! s'écria le roi en frappant sur la table avec violence : (irègoire prêtera serment dans mes mains! »
Louis XVIII oubliait Foucbé. Il parla avec beaucoup d'aigreur à M. Decazes de cette nomination. Celui-ci, qui savait comment les choses s'étaient passées, e( que c'était un complot arrêté contre la loi électorale, n'osa pas cependant le dire au roi, dans la crainte de déplaire à ses nouveaux amis, 11 déplora ce résultat, qu'il rejeta sur la forme des collèges électoraux; et c'est alors qu'il avoua