FONTAINE DE LA PLACE D AT PHI NE
Élevée en 1802 sur les dessins de Percier et Fontaine,
A la mémoire du général Desaix, tué à Mareugo. D'après une gravure du temps. — (Bibliothèque de la ville de Paris.
métier des armes Ce i)oin t essentiel et fondamental, cette solennelle consécration du mérite civil et du mérite militaire, devint, lors de la discussion du projet de loi par le Conseil d'Ktat, l'objet d'assez vives criti(iues. Sait-on qui se cbargea d'v répondre? Ce fut Bonaparte lui-même, Bonaparte que ses victoires avaient élevé à la suprême puissance, et qui passe aux yeux de la foule pour le génie incarné de la guerre. Écoutons-le donc :
PARIS DE 1800 A iÔOO.
* Messieurs, s'écriait-il, dans tous les pa^s du t monde, la force des armes cède aux qualités t civiles; partout les baïonnettes s'abaissent de- » vant le prêtre qui parle au nom du ciel, devant f l'homme qui impose par sa science. Moi le pref mier, ce n'est pas comme f^énéral que je f?ouf verne, mais parce que la nation croit que je f possède les (jualités civiles propres au fjouvert nement. Si elle n'avait pas celle opinion, mon «gouvernement ne se soutiendrait pas Allez, je t savais bien ce que je faisais cjuand, général" « d'armée, je prenais la qualilé de membre tic
« leurs travaux, qu'elle sera la décoration des € braves... Bien des officiers aussi se trouveront € choqués peut-être de voir leur décoration, non € seulement orner la poitrine du fu'étre, du juge, « de l'écrivain et de l'artiste, mais descendre jus- € (pi'à celle du simple soldai. Eh quoi! le courage « n'est-il pas toujours du courage, et le sang, tou- « jours du sang ?... »
Voici, d*a|uès la loi du 11) mai i802, comment la Légion d'honneur était organisée. La Légion se composait de seize cohortes (jui correspondaient à seize divisions des dé])arlcmenls de la France.
SALON DE 180i. — PHÈDRE ET IIIPI'OLYTE.
Tableau de Guérin. — (Musée du Louvre.)
l'Institut, j'étais sur d'être compris même par le dernier tambour... Je n'hésite donc pas à le déclarer : entre l'homme de guerre et l'homme civil, au dernier appartient incontestablement la prééminence. Si on distingue les honneurs en militaires et en civils, on établira deux ordres en France, tandis qu'il n'y a qu'une nation. Si on ne décerne des honneurs qu'aux militaires, ce sera encore pis, car dés lors la nation ne sera plus rien. Si, au contraire, on adopte les bases du projet que nous discutons, les soldats ne sachant ni lire ni écrire seront fiers, pour prix d'avoir donné leur sang à la patrie, de porter la même décoration que les grands talents de l'ordre civil ; et ceux-ci, de leur côté, attacheront d'autant plus de prix à cette récompense de
Outre un grand chancelier de la Légion, lequel résidait à Paris, chef-lieu général, chacune des seize cohortes avait son chancelier et son chef-lieu. Il n'exista d'abord que quatre degrés hiérarchiques : légionnaire, officier, commandant et grand officier. (Chaque cohorte comptait 7 grands officiers, 20 commandants, ',iO officiers et 350 légionnaires. Ainsi, à l'origine, la Légion ne devait avoir que 6,412 membres. Dés la première année de l'Empire, au-dessus des grades déjà existants, il en fut créé un cinquième, celui de grand cordon. Peu de temps après, le nombre «les chevaliers {titre que les légionnaires reçurent) devint illimité; puis celui des titulaires des autres grades augmenta successivement.
Philippe Lebas.
PARIS SOUS LE CONSULAT
Fête du 27 thermidor an X.
(Pro^rarnmo officri*»!.)
LE préfot (lu dôparleiiUMîl de la Soino. vu la (l(*lil)éralioii du roiiscil jr^nôral de co di'parteiuoiit. faisant fonction do ronsoil municipal d«' 1« ville do Paris, rolalivo à la fôlo du 27 Iherniidnr «(u'resjionjlant au ir> a<nU, a anvto pour la oôlôhratinn de cette fclc les <lispositions suivantes :
Des actes de hienfaisance seront exerces dans
métropolitaine «le Notre-Dame au Tf Denm qui sera clianté par monsieur rarchevè(|ue de Paris. Los tribunaux d*ap|)eL criminel, de première instance et de commene. ainsi cpn» les jujjes de paix des d«uize arroinlissements de Paris, seront invités à se réunir au Palais de justice pour se rendre de là à cette cérémonie relifiieuse. Les autorités civiles et judiciaires seront ac<-ompaf:nécs. dans leur marche, jiar un détachement mililaire. A sept heures du soir, uihî étoile brillera au somuH't des tours de Notre-Dame. Au centre de cette t'toile. paraîtra le sii-ne du zodiaque
Kl' ON F N K KT SA HI .N l S.
Prix de Home. Premier «^rand prix do peinture eu 1802. — Tal)lcau d»; Menjaui» (llcole des Beaux-Arts).
chaoïm des douze arron«lissements municipaux. par le ministère des maires, d'après les insi ruelions <|ui leur seront adressées à cet effet. Dos enronra^'ements seront donnés dans les écoles primaires ; les maires seront charriés d'en faire la distribution. D'après la proposition qui en a été faite par les artistes du TliéAtre- Français, il y aura, le iG, spectacle jrratis à ce théâtre.
Le 27, à onze heures du matin, les membres des autorités administratives du département de la Seine et de la ville de Paris se réuniront à la i»rèfeclure du dèjwirtement, j)laco Vendôme, fK>ur se rendre delà au palais «lu^'ouvernemont. Le même jour, W quatre heures après midi, les mêmes autorités se réuniront de nouveau à la préfecture du département pour aller assister dans l'église
sous lequel se lève le iriaoûl, jour do la naissance du Prt'mier (lonsul.
A sept heures et demie, la maison de la firéfeclun' «lu déparlement, la jdace Vendôme, l'ancien hôtel de ^ille ^Xk^ Paris, le chef-lieu Ak^ chaciue commune des «louze nninicipalitès, les halles et autres étahlissemeids communaux, et les huit colonnes d'attente du portail de la Madeleine, seront illuminés.
L'éperon du Pont-Neuf sera décoré d'un soubassement portant un piédestal sur lecpiel sera placée la statue de la Paix, votée jiar le sénatiiaconsuUf du li tUeimidur an X. V\\ feu d'artifice, formé d'une seule guirlande placée derrière celle statue, sera tiré à neuf heures précises. Après le feu, les arches du pont et le soubassement de la statue se trouveront illuminés. Deux autres feux
MOLES DE i 80i.
Chapeau de paille Ijordù d'un tulle.
(D'aprt's le Coshinf parisi'ii de Tan X.)
d'artifice seront tirés à la iiiériie heure que celui du Pont-Neuf: l'un à lapla^e de l'ancieu liùtel de ville, l'autre [à l'esplanade dos Champs-Klvsées.
Quatre orchestres pour la danse seront étahlis sur la jdarc A endônie.ct deux sur celle de l'ancien hôtel do ville, depuis le comnienccuient des illuniinalinns jusipi'à minuit Le citoven Molinos, architecte, inspecteur général de la préfecture du département et de la commune de Paris, est char^T de l'exécution des travaux relatifs à la l'été.
Tout annonce que la l'été sera très hrillante. L'illumination des édifices puhlics, des tours Notre- Dame, des colonnes de i'é^dise de la Madeleine, olTrira un su[>orl)e spectacle. Sur la place Vendôme, un temple magnifique est érigé à la Reconnaissance. Cent colonnes, de la hauteur de seize pieds chacune, en forment le pourtour : elles seront décorées de guirlandes illuminées. Le soir, un grand concert sera exécuté aux Tuileries; le palais et le jardin seront illuminés.
Promenade d'un gourmand au Palais -Royal.
ENTRONS dans le fameux Palais-Royal. Parmi les nondueux marchands de comestibles qui tapissent ses galeries et qui s'y multiplient chaque jour, nous en diîitinguerons seulement trois, M. Hyrment, M. Chevet et M. Corcellet. Le premier, (pii pour être le plus ancien n'est pas celui qui fjiit aujourd'hui le plus d'affaires, a sa JHiulique au coin do la galerie neuve, derriôro le tiiéàtre de la République. Son étalage pyrami«lal est assez séiluisant; les pâtés de toutcî nature y s<uit entn'mélés avec les liqueurvs. les vinaigres et les moutardes de Maille. Los langues fourréi's, les dindes farcies, les truffes cuites et crues, les homards et autres monstres marins forment un ensend)le d'autant plus agréable cpio le local est vaste et bien éclairé. Nous n'en dirons pas autant du petit trou (discur qui sort i\i' boutitpie {\ M. Chevet, au commencement de la galerie vitrée, qui ne l'est point encore à sa i>orte. ce qui fait (pi'il fait chez lui si noir; mais ce fietit trou ne désemplit point d'acheteurs, alléchés par le fumet admirable des marchan<lisos entassées dans cet étroit garde-manger. Des daims tout oïdicrs pendent à sa porte et lui s(irvont d'enseigne C'est là. surtout, que le gros gibier se plait de i)référence, ce qui n'empêche I»as aux su[»erbes homards, aux belles écrevisses, aux harengs d'Hollande, aux sardines fraîches, aux huîtres grassi's et succulentes de Marennes d y montrer le |>etit bout de leur nez, pour y annoncer leur prôsonco. Mais les gourmands entendent à d(Mni-mot. et ce petit bout suiîit pour attirer l'achelour dos quatre coins de la ville. On s'étouffe dans cette petite boutique, le maître ne sait à qui
) aprt-i
Les robes à queue. — Le grincheux.
Supremr Bon Ton. — (liibliolhêque de la ville de Paris.)
ré])ondre; mais il ne se plaint i)oint de tout l'embarras qu'on lui donne.
M. Corcellet peut se llattcr d'avoir la plus belle
LES M ISA RDS liE LA RUE DU COQ.
D'après une estampe du temps. — Bibliulhèfjue nationale. (Collection Hennin.)
Sous le consulal les libraires firent forlunc. Avec !'or<lre cl la s»Viirilé â'élait dt'veIop|»ée iin<- Cm" vre de Icclurc qu'il n"« l'it t:in re été possible de satisfaire pend.inl la Révolution. On dt-vorail le-^ ronmi)S. et la f.condilé des auteurs rivalis,i( avec l'avidité du public. 11 paraissait jusqu'à quatre volumes par jour. Aussi les nioiilres ou devantures des librairies «taient-elb » n>>i(gée3. (J.-H. l'u'Hix, i'«>i.s à la lin du AT///' sûkle,) Paris, 1801-1 80J.
boutique (lo comcstihles qui soil an l^ilais- Uoval. Elle termine la {zalerio (l»'s JU)ns-i]nfans, dont la colonnade sert en (|iiel«nie sorte de périsl^'lc à ce temple de Cornus. Toutes les faces en sont à jour, et c'est à travers de superbes carreaux de verre de Hohéine qu'on aperçoit, rangé avect autant «le goût (jue de s^inétrie, tout ce qui peut émouvoir les désirs de l'homme le plus blasé sur la bonne chère. Chaque morceau, élégamment étiqueté, vous apprend son origine, en sorte qu on peut se donner, à peu de frais, les airs d'un érudit en entrant dans ce magasin; il suJlit d'en étudier un moment les montres. Il faudrait un très gros volume |>our émimérer seulement les genres de comestibles que renferme ce temple, et une encyclopédie tout entière s'il en fallait décrire les espèces Qu'on se contente de savoir que c'est là que les pâtés de foie d'oies de Strasbourg, de foie de canards de Toulouse, de veau de rivière de Rouen, de mauviettes de Pithiviers, de poulardes et de guignards de Chartres, de perdrix de Périgueux, etc., se rendent de préférence en arrivant à Paris. Ils s'v trouvent en pa^s de connaissance avec les terrines de Nérac, les mortadelles de L;y'on, les saucissons d'Arles, les petites langues de Troie et autres succulents compatriotes; et ils ne tarderont pas à la faire avec le bœuf fumé d'Ham-
LE GASTRONOME APRÈS DINtlR.
D'après une caricature de 1802.
BiblioUièque nalionaie. — ((Collection Hennin.)
bourg, si bon et si inodesle; quoique, venant
d'aussi loin, il lui fiU permis de s'en faire accroire.
Ce n'est pas seiiloinent par la partie succulente
et nutritive que brille M. Corcollet; il ne dédaigne
LE F 0 t; T I) E L A ri .S I, F. E.
LES LAITIÈRES IlE LA HAT, LE.
D'après les gravures du Voyage à Paris d'un Hollandais en 1802. Ouvrage néerlandais non traduit en franf;ais. — (IJibliollièque de la ville de Paris.)
point les friandises, pour i)eu qu'elles arrivent de loin. Aussi l'excellent pain d'éjMce, les nonnettes et les rousselets de Reims, les prunes de roi d'Agen, les gelées de [lomme de Rouen, les pâtes d'abricot de Clermont, le cotignac de Màcon et d'Orléans, etc., semblent chez lui servir de petites pièces aux grandes. C'est wne petite farce sans
prétention, qui vient à la suite d'une excellente tragédie; ou, pour parler sans figure, c'est un dessert délectable qui, succédant à un dîner solide, complète cet admirable assortiment.
Les restaurateurs sont aussi multipliés au Palais- Royal que les limonadiers, et peut-être davantage.
M. Robert, l'un des plus anciens, et ci-devant cuisinier de M. l'arcbevêque d'Aix, passe encore pour le meilleur et le plus savant.
On nomme après lui M. Very, M. Naudet et les frères l^rovençaux, si renommés pour les ragoiUs à l'ail et leurs excellentes brandades de merluche.
Dirons-nous un mot du célèbre fabricant de gaufres à la flamande, M. Van Roosmalen, dit la Rose, qui. depuis vingt ans, ne cesse de les faire excellentes, et qui, malgré la hausse successive de tous leurs principes constituants, a eu la délicatesse de ne point les augmenter de prix ni diminuer de volume? Mais nous nous ferions un véritable scrupule de quitter le Palais- Royal, sans entrer dans le magasin de M. Berthellenu)t. C'est la plus belle boutique de confiseur qu'il y ait à Paris, à beaucoup d'égards la meilleure, et très certainement la plus chère.
Mais on ne regrette point chez lui son argent, parce que les yeux y jouissent autantque lepalais. M. Berthellemot excelle non seulement dans son art, mais il est dans celui du dessin sucré et des inventions nouvelles, un homme très habile. Enfin les devises de ses bonbons sont l'ouvrage des poètes les [dus célèbres de la nouvelle France. Que peut-on désirer de plus chez un confiseur?
Grimod de la Reynière.
(^Imanach des Gourmands.)
Janvier (Nivose-Pluviose an X).
3 fS (nivàse). — Mariage de Louis Bonaparte avec Hortense de Bcauharnais.
6 (15 niv.). — Haydn est élu associé étranger de l'Institut.
26 (5 ^UviÔM). — Désordres au thë&tre Lou- ▼ois.
29 {^9^\\kv.). — Lettre de J.-M. Corneille, petite-fille du poète, aux artistes du ThéAtre- Français pour les remercier de la pension qu'ils viennent de lui accorder.
Février (Pluviose-Ventose an X).
3 {iA pluviôse). — Le préfet de police désigne dix marchés, k Paris, pour la vente du pain.
13 {^4 pluv.). — Concert donné à !a salle 1 avart par les acteurs de l'Opéra au bénélice des enfants de Piccini.
Mars (Ventose-Germinal an X).
4 {i3 ventôse). — Arrêté relatif au rapport de l'Institut sur les progrès des lettres, des sciences et des arts.
6 (/5 vent.). — Premier essai sur la place Vendôme d'un nouveau système d'éclairage, par les compagnies Saver et Frailure.
9 {t8 vent.). — Le Sénat conseryaleur nomme vingt tribuns, parmi lesquels Lucien Bonaparte, Daru et Carnot.
16 {iô vent.). — Arrêté autorisant l'acceptation d'un terrain donné à la commune de Paasy par le citoyen Bousseau pour l'établissement d'un cimetière.
18 (2f7 vent.). — Visite de Bonaparte à la Bibliothèque nationale. Les journaux remarquent qu'il a examiné plus particulièrement les médailles d'Alexandre et de César.
19 (28 vent.). — Mariage de Boïeldieu avec Clotilde Malfleuroy» danseuse de l'ûpéra.
22 (/*'' germinal). — Le taux de l'intérêt des prêts du Mont-de-piétè est abaissé d'un demi pour cent.
26 {4 germ.). — Paix d'Amiens.
Avril (Germinal-Floréal an X).
3 (/.? germinal). — A l'Opéra, représentation extraordinaire au bénéfice de Mole.
6 (Ï5 germ.). — Rentrée du Corps législatif.
8 (18 germ.). — J.-B. De Belloy ; est nommé archevêque de Paris. — Un article de la loi du 18 germinal rétablit d'une manière détournée le calendrier grégorien en fixant au dimanche, au lieu du décadi, les publications de mariage. — Le cardinal Caprara est nommé légat a latere.
18 {88 germ.). — Fête en l'honneur de la promulgation de la loi sur les cultes (8 avril). Te Deum chanté à Notre-Dame. Les consuls s'y rendent dans une voiture attelée de huit chevaux.
20 {30 germ.). — Expérience (qui réussit) en présence du préfet de police, du système imaginé par le citoyen Trechard pour sauver les personnes des maisons incendiées (une sorte de corbeille hissée par des cordes est adoptée par les pompiers de Paris).
23 [3 floréal). — Brevet accordé à Louis - François OIIÏTier, pour tes procédés de fabrication de pla(|ues en faïence et en terre vernissée pour les inscriptions des rues et le numérotage des maisons.
26 (5 flor.). — Bénédiction de drapeaux à Notre-Dame. Arrivée de Paesiello à Paris.
26 {6 flor.). — Sénatus-consulte portant amnistie en faveur des émigrés.
Mal (Floréal-Prairial an X).
1 {ii floréal). — Organisation de l'instruction secondaire. Les Lycées remplacent les Écoles centrales.
6 {i5 flor.). — Ouverture du Panorama de la ville de Londres, dans le grand salon du Pavillon
de Hanovre, boulevard d'Antin. Pour la première fois, les panoramas sont éclairés le soir. — Duel au pistolet dans le bois de Boulogne entre le général Régnier et le général Destaing qui est blessé mortellement.
10 {SO (hr.). — Découverte dans une maison de la rue de Nevers du ca<iavre du charpentier Nisard qui avait disparu depuis six mois.
12 {S2 flor.). — Inauguration delà salle de specjosùMMNEDEBEAiHAi.îiAis taclc dc la MalmaiflOQ.
Femme du premier con- *® <-'' /'^'^ )• - -adoption du projet de loi portant sul (23 juin 1763-29 création de la Légion d'honneur, mai 18ii). 20 i30 flor.). — Clôture de la session du Corps légis-
latif.
Juin (Phairial-Messidor an X).
3 (J t prairial). — Deuxième essai sur le pont Neuf et sur div<^rs points de Paris du nouveau système d'éclairage des ciloyens .Miclnels et Iraiture. Ce système qui donne de mauvais résultais est abandonné.
15 (i^fî prair.). — Bonaparte, par une lettre .'i Champajjny, fonde une médaille de 30,000 franc8«pour l'ille de Joséphine l.i meilleure expérience qui sera faite dans le cours de (i/8.{-I}>3//. chaijue année sur le fluide fralvaniquc » et un prix de
soixante mille francs accordé « A celui qui par ses expériences et ses décon vertes fera faire à l'électricité et au galvanisme un pas comparable à celui qu'ont fait faire à ces sciences Franklin et Voila ». Médaille et prix <|ui devaient être décernés par l'Institut.
19 {.W prair.). — Le cons«il du Val-de-Gr&ce transmet aux consuls la pétition des malades demandant l'exercice du culte dans l'église de cet hôpital.