DE LORETTE LE 25 AOUT
(Musée di-s Munnuies.)
aux débuts, aux vrais débuis, de Frederick Lemaître, dans le banal mélodrame ÏAubenje des Adrets ou la Paucre Marie, dont le i^énial acteur fit un chef-d'œuvre. A défaut du duc d'Angoulême, Thonmie du jour, en 4823, c'est Rossini. Ses confrères, ses chers confrères donnent une fêle en son honneur et ils célèbrent, par des discours émus, son génie et sa gloire, en les déplorant tout bas.
Le bruit que font les musiciens empoche les littérateurs d'être entendus ou écoutés.
Victor Hugo publie, discrètement, le i** juillet, le premier numéro de sa revue royaliste et romantique, /a J/m^^ frarnjaise, dans laquelle il attaque les néo-classiques et appelle Napoléon * ce grand aveugle >, Les Discours et Mélanges littéraires de Villemain n'excitent pas une bien vive curiosité. Les yuucelles Méditations de Lamartine provoquent les protestations ou les réserves des critique» du parti ultra. « L'auteur, dit l'un d'entre eux, ne voit le eiel qu'à travers un crêpe et la nature qu'au milieu des ruines. Son génie s'égare dans une mélancolie sombre, dans une métaphysique vaporeuse qui égare la raison sans toucher le cœur. »
Le livre de l'année, ("'«'st Ourikn^ de la duchesse de Duras, petit roman sentimental, imprimé à 50 exemplaires, qu'on ne peut avoir que très diflicilement. et (jue tout le monde, par suite, veut avoir lu.
Le nouveau Paris peu à peu succède à l'ancien. Entre l'avenue des Champs-Elysées, la Seine, les allées des Veuves et d'Antin, s'élève lentement le quartier François 1". Marchoux achève cette année la constructioa du passage auquel il donne son nom, et qui deviendra en 18:25 le passage Vi vienne.
Déjà on s'étonne de la multitude des affiches qui abondent, surtout autour du Louvre et du Pont-Neuf. Le 15 août, on lit dans l'église Saint-Roch, à coté d'un mandement de Tarehevêque, cet avis : * Cent francs de récompense à qui rapportera, au bureau rue de la Jussienne. une petite perruche verte disant parfaitement : < Vive le Roi! •
Pendant que Louis XVllI s'ennuie et que la bourgeoisie conspire, la société élégante essaye de s'amuser et n'y réussit pas toujours. La vogue des t promenades pittoresques • rend indispensables les visites au Diaphanorama et au Salon cosmographique, devenu Cirotte (fAntiparos. W est de bon ton d'aller entendre les V Sérénades à l'Italienne » à la Cialerie de Pompéi, rue des Petits-Champs.
Le départ pour l'Espagne des « jeunes et beaux Dunois » attriste les salons. Pour se consoler, les femmes inaugurent chaque mois ou chaque semaine de nouvelles modes. Elles prodiguent, sur les robes en fourreau, les fleurs artificielles. Elles arborent par patriotisme des rubans Trocadero et. par un discret hommage à la duchesse de Duras, des coiffures (/ rOurika. Pour avoir une de ces toilettes qui s'imposent à l'admiration, il leur suflit de choisir entre les trois couleurs consacrées et inévitables : crapaud amouretix, souris e/l'rajjée ou araignée méditant un crime. Jïenri i»".\lmkras.
JOUTES SLH LEAU DANS LK HASSl.N li E LA VILLETTE.
D*aprùs uue gravure du tcuipb. - (Collection G. Hartmann.)
Legiaud bassin du canal de la Villelle n était autrefois qu une v.>>,to nuppc bordée de promenades très fréquentées pendant l'été et uiéiue pendant Ihiver. Des pluntalions formaient avenue autour du bassin sur lequel on donnait des ioutes nautiques.
LES ÉCHOS DE PARIS