LE MARCHAND DE COCO ET LE MARCHAND D EAU PURIFIÉE
D'après une aquarelle de l'époque. — (Musëe Carnavalet.)
« Je vous en prie, cédez-moi la parole, je me sens on verve.
— Bien volontiers, » répondit le ministre des AlTaires étrangères.
Et il se rassit. Il n'éUiit pas aussi calme qu'il affectait de le paraître. Trois jours étaient écoulés et les choses en restaient au même point. 11 se
défaite. Le roi ne me parlait plus de M. de Chateaubriand, et son silence me semblait de mauvais augure.
Enfin le dimanche arrive : le vicomte de Chateaubriand se présente au château vers le midi. Un ollirier de la maison du roi a l'air de le rencontrer par hasard dans l'escalier : il lui dit
PARIS SOUS LA RESTAURATION
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qu'on vient d'apporter au ministère des Affaires département des Finances, et cliarg-^ par interin du étrangères un paquet de la plus haute im- portefeuille des Affaires ôtraiigiTes, en remplacement portance, et qu'il doit aller le recevoir sur-le- du sieur vicomte de Ghateaubriaud. *
LES AFFICHES PUBLIQLES.
D'après une a<|uarelle de Tôpoque. — (Musjc Carnavalet.)
champ. Il revient au ministère et trouve sous Une lettre de Villèle, ainsi conçue, accompa-
un double pli une ordonnance royale ainsi gnait le message :
conçue : . ,,.,,,.
Monsieur le \icomte,
LOUIS, etc., Jobéis aux ordres du roi, et je vous trans.nets Tor-
donnance ci-jointe.
Le sieur comte de Vdlèle, président de notre conseil des ministres, est ministre secrétaire d'État au Une heure après, M, de Chalea ibriand avait