LA MARCHANDE DE GALETTE
D'après une gravure de l'époque. — (Musée Carnavalet.)
main que le roi n'était pas sorti à cause de la prolongation du conseil.
Quelques jours après, le roi tomba dans un assoupissement qui dura, presque sans intervalle, jusqu'il son dernier moment. Les médecins, appelés sur-le-champ, annoncèrent que d'un instant à l'autre Louis XVI H pouvait mourir.
Il fallait avertir la France du malheur qui la menaçait.
Le 12 septembre, le Moniteur publia les pièces suivantes : la première était une lettre-circulaire du ministère des Affaires ecclésiastiques à tous les évèques du royaume ; elle était ainsi conçue :
Monseigneur,
Je suis dans la douloureuse nécessité de vous informer que l'état de la santé du roi donne de vives inquiétudes. Tous les cœurs chréliens et français doivent se réunir pour appeler sur une tète si précieuse les bénédictions du Ciel. Votre dévouement à la personne sacrée du monarque et le zèle qui vous anime vous dicte-
ront tout ce qu'il est nécessaire de faire dans cette circonstance.
Veuillez agréer, Monseigneur, etc.
Signé t» D- évoque d'HcRMOPOLis.