‹ La vie parisienne à travers le XIXe siècle (volume 2)Chapitre 350 sur 455 · LK MOI · texte numérisé non relu

LK MOI

Deux de MM. les capitaines des

gardes du corps, derrière Sa Majesté.

A la droite, en arrière <lu roi,

M. le premier gentilhonmie de la

chambre, d'année.

A la gauche, M. le premier chambellan, maître de la garde-rohe.

En arriére de M. le premier gentilhomme de la chambre, M. le premier maître de l'hôtel.

Kn arrière de M. le chambellan, maître de la garde-robe, M. le chambellan de l'hôtel. Au centre, prés du roi, immédiatement après MM. les capitaines des gardes du corps, M. le ministre de la (iuerre et

LENAIN.rtt.t!

LE COMMEIICE PAniSlE.N SOUS LA RESTAURATION.

Carte d'adresse. — (Musée Carnavalet.)

LA MUHE EN 182 L

Chapeau de gros de xXapIcs. Hobe de percale L enlre-deu\ do tulle. Kcharpe de harrge.

(D'après le Costume fiirisùn de l'':ii.)

MM. los niart'M,Iiaux d»» rraiin»; d»Mix irard«*s du corps. les pagjvs de Miih? la I)au[)lnin*. M. IV'cuver cavalcadour et M. l'éciiver onlinain».

Le carrosse où élnient Mme In Daupliine, Madame, duchesse de Herrv. Miiu; la duchesse d'Orléans et Mademoiselle d'Orh-ans.

A la |)orliére de droite, le sous-lieulenaiit des gardes du corps du roi. de service auprès de Mme la Daujdiine: roflicier de la garde rovale à la petite roue de droite ; à la portière de fzauche, le sous-lieulenant des mêmes j<ardes. de service auprès de Madamk, duchesse de Hen\v; deux gardes du corps, un escadron tles ganles du corps.

Un carrosse de Mme la Daupliine, pour sa dame d'honneur, sa dame d'atours et deux de ses dames de semaine.

L'ii carrosse de Madamk. duchesse de lierry, pour sa dame d'honneur, sa dame d'atours et deux de ses daines de semaine.

Tn carrosse de Mme la duchesse d'Orléans, pour sa dame d'honneur et ses dames.

!'n carrosse de Mademoiselle d'Orléans, jjour sa dame d'honneur et ses dames.

Un escadron de gendarmerie d'élite, deux escadrons de grosse cavalerie de la ganle rovale, un détachement de la gemlarmi'rie du département de la Seine. Malgré la pluie, «pii tombait depuis

le matin, les Champs-Elvsées étaient remplis d'une foule immense tpii Taisait retentir l'air des plus vives acclamations. A l'enlrèe de l'avenue de Marigny.la pluie a cessé, et n'a recommencé qu'à la sortie du roi de Notre-Dame.

(Cependant, les boulevards, les rues et les quais étaient garnis de monde comme s'il avait fait le plus beau temps. Toutes les maisons étaient tlécorées de drapeaux blancs lleurdelisés. Le roi marchait au pas, l'enthousiasme (pie sa présence inspirait ne saurait se décrire. De toutes parts on n'entendait que les cris : Vive le roi! vive Charles .\!

(l'esl ainsi cpieSa Majesté n parcouru la plus belle partie de la <apitale, l'avenue des (Ihamps-Klysées, 1(1 rue Hnyale, les boulevards, la rue Saint-Denis, jusqu'à .Notre-Dame, où des députatit)ns de toutes les autorités s'étaient déjà rendues pour entendre le 7V Ih'um. Ariivée au porlnil tie l'église métropolitaine. Sa Majesté a été reçue par Mgr l'archevêque de Paris, à la tète de- son clergé, avec le cérémonial <ru<age : le Dftmine snlrum (ne rvijem a été entonné et répété [»ar l'immense réunion qui remjilissait la nef. les bas-côtés et les tribunes de c<*lle vaste basilique. Le Te Dcum a ensuite été chanté et exécuté par un corps nombreux <le musiciens.

Après la iérémonie religieuse, le roi est sorti

Chapeau de buis blanc. Robe de iiiousseliiic brodée.

Fichu d'organdi.

(D*a|»rès le Costume yarisivn de l^ii.)

PARIS SOUS LA RESTAURATION

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LA MODE EN 18i4.

Chapeau de paille d'Italie. Sponcor de gros de Naples. Robe d organdi brodée en colon.

(D*apri'8 le Costume larisieu de 1mJ4.)

de Noire-Dame, et son rorlèf^e s'est remis en marche dans le même ordre que précédemment. Sa Majesté est rentrée aux Tuileries h i heures, au bruit de nombreuses salves d'artillerie et des mêmes acclamations «jui s'étalent fait entendre partout sur son passage.

Le soir, tous les édifices publics et une grande partie des maisons particulières ont été illuminés.

(Annuaire historifjiie de Lesur.)

Paris au mois d'octobre 1824.

LA démolition des montagnes Heaujon va commencer. En attendant, M. Hordier Macet .y continue ses importantes expériences d'éclairage maritime, et prouve de plus en plus (pie l'on peut donner aux feux colorés un éclat suffisant pour qu'ils deviennent utiles à la reconnaissance des phares.

Une nouveauté qui attire surtout Tattcntion dans les constructions de la nouvelle église de la Madeleine, c'est un ôchafaud volant, remarquable à la fois par sa simplicité et sa solidité. Sur ce point d'appui, qui se ploie et se déploie k v(donté, se pose, sans l'affaisser, une machine mobile haute d'environ 80 pieds, servant à monter des pierres, dont quelques-unes pèsent, dit-on, jusqu'à onze

milliers. Ces pierres sont celles qui servent h la formation des chapiteaux; la ma<hine mobile, ([ui a déjà parcouru un des entés du monument et sa principale façade sur le boulevard, est maintenant arrivée vis-à-vis la rue de Suresne; c'est un second objet de curiosité, qui excite une surprise toujours nouvelle. On pense (jue les échafauds volants seront employés dans les travaux de l'arc de l'Ltoiled).

Nous parlions deruicrement de la nécessité de rendre les abords des Halles moins dangereux. Si nous ne pouvons pas annoncer préciscment les cliaiigenients que nous indiquions dans le quartier Saint-.Iacques-ia-nouclierie, au moins devons-nous dire qu'on s'occupe dans le même Lut d'un plan (pli consiste à ouvrir un débouclié par la rue des Lavandières: on rendrait celh' rue praticable depuis le marché des Innocents jusqu'au quai de la .Mégisserie en abattant dans la rue Saint-IIonoré , vis-à-vis les arcades de la Halle, deux

Ml Kn l*»Mr>, un dénel inijtcii.il nrdonua l;t con-^truclion de l'arc de lriom|>lio d<- KKinilo en l'honn« ur des arnit es fr;in<. aises. b.i première pierre fui posée le 16 août de la m<"ine année. (Uialgrin dirigea les lravau\ jusqu'au dessus de la «orniche du piédestal; i sa mort, arrJNée eu l*»!!, <>ou.sl siiivil lexéculion du projet jusqu'à la hauteur «le l'iinposle du gr.md arc. Ces tiav.iux furent repri* en l'»2.{, et l'on \<>ulul .dors ctmsacrer ce nionumciil à la mémoire de l'expédition d'Kspugne.

Clijqieau de erépe orné de ileurs de batiste. Robe de gros de Naples garni de volants découpé Kcliarpe de barège.

(D'aprè& le Coitume iiariiien de it(24.)

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PARIS ni!: «800 A iOOO.

LLS EXTHI^MES SE H)l CIIKM.

CaricMliire de IV|)0<|iie faisant allusion aux lialailles enire ultras et jacobins sous le ivgne de Louis XVI II.

(Musée Carnavalel.)

vieilles maisons qui ont été hnlh'os el qui son! inhabitées, en même lemps (pi'on en démolirait une autre à l'extrémité de cette rue sur le quai.

Nous ne devons pas non plus omettre de parler de cette salle, dite Saint-Jean, qu'on avait provisoirement construite derrière riIotel-de-Ville pour les létes (|ui ont succédé à la iruerre d'Kspa'^nîe, et qui s'est changée en un hûtinïcut durable, dont la favade, (pji longe la rue du Marlrov. s'élève déj{\ î^ la hauteur du bâtiment principal Celte façade a neuf croisées cintrées de griindo dimension .

Telle est la situation physique de Paris : disons un mot de son aspect moral. On ne s'y entrelient en ce moment (lue des meurtres épouvantables cpii se succèdent dans son sein ou dans ses environs. Là. c'est la veuve du traducleur des Métamorphoses d'Ovide, assassinée le soir chez un parent rpi'elle a visité; là. deux époux qui s'entre-tuent de désespoir; là, deux enfants dont la beauté égale l'innocence, qu'un monstre ose attendre en méditant de les égorger, (|u'il contemple de sang-l'rt)id venir, en folâtrant, se jeter au-devant de leur assassin ; qu'il aborde en les caressant, qu'il embrasse et poignarde aux yeux de leur mère:

ainsi tous les sentiments humains sont donc impuissants contre la férocité dont le cœur de l'homme est susceptible ! Cependant ce bourreau s'est enfui, et à l'aspect d'un soldat qui remarque avec étonncmenl son air égaré, il s'écrie :

Ou'avcz-vous à me regarder ? A i-je du sang sur la ligure?... C'est le

mot, c'est la terreur de Macbeth, c'est Thommcen délire ne voyant plus^ que son crime, et semblant n'être point né pour être le fléau de son semblable! Que de méditations profondes offertes A la philosophie et à la religion !

Offrons pour contraste à ces horribles scènes un règne paisible, un roi bienfaisant, dont chaque parole annonce l'amour des hommes ! qui défend aux soldats d'écarter la foule, qui veut que son peuple se presse librement vers lui ! » Laissez avancer, point de hallebarde, » disait Charles X, lors de la grande revue, aux lanciers qui cherchaient à écarter le peuple avec le bois de leurs lances. Ce mot populaire semble être du Béarnais: il sera cité d'Age en âge, Henri ne sera plus

Le seul roi dont le peuple ait gardé la mémoire.

Les paroles suivantes, adressées â un fonctionnaire public, sont partout répétées : t Je ne veux point de délation, ni de guerre aux opinions. Si mon autorité était méconnue, les tribunaux ont assez de pouvoir pour la faire respecter... Faites observer les lois, et n'allez pas au delà. »

J.-B. (lOUHENT.

{Panorama des Xoineanlés parisiennes.)

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