‹ La vie parisienne à travers le XIXe siècle (volume 2)Chapitre 384 sur 455 · Ouverture de la session législative · texte numérisé non relu

Ouverture de la session législative

14. — A l'Académie française, élection de Fourier, & la place de Lemonley, et de Feletz, à la place de Villars.

24. — A partir de ce jour, toutes les horloges de Paris sont réglées d'après le^emps moyen.

30. — Exposition des produits de manufactures royales. (Les Gobelins exposent huit pièces pour la salle du trône, représentant des sujets de l'histoire de France, exécutés d'après les dessins de Rouget.)

Monuments et fondations.

Ordonnance {21 avril) portant qu'il sera élevé un monument à la mémoire de Louis XVI sur la place Louis XV qui prendra le nom déplace Louis XVl.

Achèvement de la Bourse ; —De la chapelle expiatoire de la rue d'Anjou. — Construction de la prison de Clichy ou de la Dette (ISifi-lSi'S). — Transfert du Tribunal de Commerce, de la rue du Cloître Saint-.Merry, dans une des dtpendan. es du palais de la Bourse.

Ouverture des rues d'Amsterdam ; — de Berlin; — de Bruxelles; — de Vienne ; — de Londres; — de Madrid; — de Plaisance; — de Strasbourg; — de Sèze; — Dalayrac; — Corbeau; — Godefroy. Ouverture dis passages du Bon Charles X et du Ponceau. — Formation du passage Tivoli de la rue Saint-Lazare à la rue de Londres (sur l'emplacement dol'ancien jardin de Tivoli). — Construction de la galerie Véro-Dodat (aux frais de MM. Véroet Dodal).

Achat par la ville du collège Sainte-Barbe.

Population.

890,000 habitants (nombre des naissances : i>9,970).

La vie de la rue.

Panorama de Rome. — Emoporama, passage de l'Opéra. — Cosmorama (les principales vue» de la Grèce).

Vue du Cimetière du Père Lachaise en relief, galerie Vivienne, n" 52. Salon de Mars, rue du Bac, n" 75 (ancienne salle du ThéAtre des Victoires).

Beaux- Arts.

ExpositioD des antiquités rapportées d'Kgypte par le voyageur Passalacqua.

Les livres de Tannée.

Gulzot : Uistoire de la Révolution d'Angleterre.

VICIOU COL'SI.N.

Philosophe (I7'.»i-1><6 7.)

Compositeur

Duc de Rovigo, général el homme politique (177i.lH33.)

Compositeur allemand .

l'i.rvKi..

Pianiste (1757-1^31.)

LA DOL'HiHiN.NAIS.

Député.

— Chateaubriand : Les Aventures du dernier Abencérage. — Essai historique, politique et moral, sur Us révolutions anciennes et modernes, considérées dans leurs rapports avec la révolution française. — Brillât- Savarin : Physiologie du Goût. — Vitet : Les Bai-rieades, scènes historiques. — Mme Amable Tastu : Poésies. — A. de Vigny : Poèmes antiques et modernes. — Cinq Mars ou une conjuration sous Louis XIII. — Casimir Delavigne : Sept Messéniennes nouvelles. — Méry et Barthèlemy : La Villéliade ou la Prise du Château-Rivoli, poème héroï-comique. —Victor Hugo : Bug-Jargal.

— Alexandre Dumas : Canaris, dithyrambe, au profil des Grecs. — Souvelles Contemporaines.

Lamennais : De la Religion dans ses rapports avec l'ordre politique et civil. — De Montlosier : Mémoire à consulter sur un système religieux et politique tendant à renverser la religion, la société et le trône.

innombrables recueils de « petites biographies » (d'hommes politiques, de littérateurs, acteurs, chansonniers, de , etc.).

Fondation de la librairie Hachette.

Le théAtre (Débuts et premières).

Théâtre -Français. — 18 janvier. Début de Joanny. — 3 avril. Le Siège de Paris, drame historique par le vicomte d'ilarlincourt (chute). — 25 juillet. L'Agiotage, comédie, 5 actes en prose, par Picard et Empis (succès). — 12 octobre. L'Argent ou les Mœurs du jour, comédie, T» actes en vers, par Casimir Bonjour (succès médiocre).

Opéra. — 29 mai. Mars et Vénus ou les Filets de Vulcain, ballet de Blache, musique de SchneitztHTer (succès). — 9 octobre. Le Siège de Corinthe, tragédie lyrique en 3 actes, paroles de Balocchi et Soumet, musique de Rossini (succès immense. Après la représentation l'orchestre de l'Opéra va donner une sérénade sous les fenêtres de Rossini).

Opèra-Comique. — 12 août. Marie, opéra-comique en 3 actes, paroles de l'ianard, musique d'Hérold (grand succès). — 2 décembre. Fiorella, opéra-comique en 3 actes, paroles de Scribe, musique d'Auber (succès).

Théâtre Italien. — 17 juin. Début de Mlle Sontag.

Odéon. — 9 avril. Début de Bocage, dans le rôle de Tartufe. — 27 mai. Début de Jenneval. — 9 auîit. Baudouin empereur, tragédie en 3 actes, par Népomucène Lemercier (succès d'estime), — 29 août. Le Duel ou Dix ans de trop, 1 acte en prose, par Léon llalévy.

Théâtre Madame. — 26 mai. Dél»ut de Lëontine Fay. — 10 juillet. L'Ambassadeur, vaudeville en 1 acte, par .Scribe et Mélesville (succès).

Variétés. — 29 août. Les Petites Biographies, vaudeville en 1 a' te. par Brazier, Dumersan et (iabriel.

Ambigu. — iî» juin. Le Prisonnier amateur, vaudeville en 1 acte, par Frederick Lemaitre.

Théâtre Comte. — Transféré cette année au passage Choiseul.

Les morts de Tannée.

Le maréchal Suchet (3 janvier). — Henri de Fresne d'Aguesseau, membre de l'Académie fran- «;aiî.e (.'2 janvier). — Pierre Huet, mort à riiôlel des Invalides, à l'Age de H9 ans (26 janvier). — Brlllat- Savarin, conseiller à la Cour de cassation l" février). - De Marchangy, avocat général à la Cour de cassation (2 février). — Le peintre Landon (•> mars).

— Le duc Mathieu de Montmorency (24 mars».

— Jean - Baptiste Erard, facteur d'instruments (10 avril). — Madame Manson (4 juin). — Le médecin Moreau de la Sarthe (13 juin). — Le littérateur Lemontey (20 juin). — Bellart, procureur général près la C^ur royale de Taris (7 juillet . — Le médecin Laënnec (13 août). — L'ancien conventionnel Villars (29 août). — Talma (19 octobre). — Le médecin Pinel (26 octobre). — Michot, du TiiéAtre- Français (23 novembre). — Le géographe Malte Conrad Brun dit Malte-Brun (14 décembre). — L'architecte F. Mazo'is (31 décembre).

REMISE D ÉPAl'LETTES PAU LE DUC DE BORDEAUX.

D'après une gravure de l'époque. — (Musée Carnavalet.)

J ANNÉE commence au frrondement d'un orage qu'un projet de loi atteignant la presse déchaîne sur Paris. « Peyronnet — Tiens bien ton bonnet! « Ces rimes faciles courent les rues, insultant le ministre le plus compromis en ces tentatives réactionnaires. A la Chambre des députés affluent les pétitions inquiètes et indignées; et ceux-là qui les présentent s'appellent Benjamin Constant, Bertin de Vaux, Casimir Périer. Leur élo(iuence tonne et fait rage; le grave Hoyer- Collard ne témoigne pas d'une moindre ardeur dans la défense des libertés publiques. A l'Académie française où l'appelle un vote unanime, il recueille les mêmes pensées.

i.r. coMTi: nKi;<.>OT.

Député de la Scino-Inférieure

L'Académie, en effet, très respectueuse du pouvoir, s'est émue, elle aussi; elle a rédigé une protestation. Villemain, Lacretelle, Michaud, ont mission de la porter au Roi. Charles X refuse de les recevoir; Lacretelle est censeur : il est révoqué ; Villemain professe élo(iuemment : son cours est suspendu; Michaud est lecteur du Roi; il ne lira plus rien au Roi, ayant voulu lui lire cette supplique déplaisante ; il reçoit son congé. La Chambre accepte le projet et la presse serait étroitement muselée, s'il ne surgissait une oppo- ^ sition inattendue. Les pairs regimbent; et la commission nommée par eux est telle cla.ski. de coushebcue». que le ministère re- Dépuié de rAveyront

LK .MAHr.HK DU T K M l» L K EN iS27.

D'iiiMos une f^'iavure de l'époque. — (Collcrlion (î. Hartmann.)

cule. C'est une graiid<' victoire libérale. FentHres et baloon^^ llainboienl, tout à coup illuminés; traînée dejoie, de lumière. d<' poudre. Les pétards éclatent dans les rues ; et la mesquine rancune des gouvernants se veniie sur les épiciers détenteurs et vendeurs non autorisés de C(*s (Migins de guerr»'.

Vn pair vient à mourir, le dur d<* Lar^cbefoucaud-Lianeouil. bnmnK* de bi(m. Les élèves d(» réeole de (ibàlons. par lui soutenus et cond)lés. veulent lui faire bonneur. en portant sur leurs épaules amies ce qui reste de leur bienfaiteur. La famille consent, la police refuse: au seuil d<^ré'i;lise de rAss(an|)tion. le cercueil disputé tombe et se brise à demi sur le pavé. Les amis se substituant aux porteurs de métier, cela devient un rite. Ainsi un député libéral, Stanislas de Girardin, obtient cet honneur postbume: ainsi Manuel, «'xpulsé de la Chambre par la main des gendarmes et que les électeurs n'y ont point renvoyé, rentre à Paris et fait son dernier voyage de Maisons, où il est mort, au cimetière du Père-Lachaise :

(' Do la tribune ou l'arrarbe. il en tombe Kniro les brns d'un peuple tout entier «.

a dit Déranger.

La garde nationale de Paris, passée en revue par le Roi au Champ de Mars, le dimanche, 29 avril, a crié : Vive le Koi! mais aussi : A

bas Ui< ministres î et le Koi a dit : « Je suis venu iei |)Our recevoir (b^s bnmmages, non des le^'ons. >. La garde nationale est dissoute.

I)(;ux théâtres nouveaux ouvrent leurs portes, le tbé.Ure des Nouveautés, plus tard le Vaudeville de la place de la Bourse. Là, pour la |)remière bus. un rideau de toile mélalli(|ue limiteia peut-être les ravages d'un incendie toujours possible. Mme la duchesse de Herry assist(î à la soirée d'inauguration.

Le tln^Ure Comte, passage Cboiseul, confie à une troupe d"(mfant^ l'interprétation du ré'peitoire de IJerquin ou de Mme de Genlis: les exercices d'escamotage et de prestidfgitation, où excidle Comte, varient les programmes.

Le tbé.Ure est un organe essentiel en la vie de Paris; 18:27 le gloriiie en quelques succès retentissants. Vietor Hugo lance S(m Cromtroll et sa préface fameuse; c'est moins un drame qu'un manifeste : et le poète ne raconte pas le e»'dèl)re Protecteur ainsi que le grave (îuizot le raconte, à la même heure, en son Histoire de la révolntiini d'Anjjleterre. Scribe inlassable donne le Diplomate au théâtre de Madame, le Maràuie ilan/ent à la Comédie- Fran^'aise. A ce même thé.Ure IMcard fait applaudir les Trois Quartiers. Lue tragédie de Julien dans les Gaules, parde Jouy, a cédé bien vite la place au Louis XI à Pêronne, par Mély- Janin, une comédie historique où Michelot

PARIS SOUS LA RESTAURATION

Fl'NEHA I LLES 1)1 I) T <: DE LA

D'après une gravure de r«3po(iuc.

évoque adroitement le renard cruel et rusé que fut le fils de Charles Ml.

Le î2() mars, llossini apparaît sur la scène, dans la triomphale apothéose de son Moisc: Levasseur, (linti l'ont puissamment assisté, bien que le décorateur Cicéri ait piteusement raté le passage de la mer Uouge.

Duprez, presque inconnu, chanle à TUdéon ; Mlle Garcia, qui sera la Malihran, revient d'Amérique et reparaît aux « Italiens » où Talto formidable de Pisaroni fait oublier l'horreur d'un visage dévasté de petite vérole. Le comité du théAtre Feydeau reçoit à l'unanimité un opéra-comique en trois actes de Scribe, (îermain Delavigne et Meyer-Berr : et i)ei'dant son comique pour mériter plus cb» gloire, Hobrrl le Diable sortira de cette ébauche première.

Ce même Feydeau applaudit la jeune Mlle Berlin, dans le LoujM/arou; et VArtisan où paraît Cholet, commence la collaboration féconde de Saint-Georges et d'IIalévy. Enfin, aux derniers jours de l'année, (Parafa donne un Maaaniello dont le succès sera compromis, dès l'année suivante, par l'avènement de la Muette de Port ici.

Une troupe anglaise vient à Paris; une Juliette s'y révèle qui doit trouver chez nous son Roméo. Mlle Smithsson sera Mme Berlioz. L'Ambigu-comique brûle; la Porte Saint-Martin, plus favorisée, déchaîne les épouvantes de Trente ans ou la vie d'un joueur par Ducange et Guibaux. Les larmes de Dorval appellent les larmes de la salle entière, c'est une cascade du paradis au parterre; et les rages de Frédéric Lemaître affolent un spectateur au point

— (Collection llliarles Simoiid. )

qu'il le faut em|)Oi'tcr sans connaissance. Larive meurt: trislt'ment meurt aussi le joyeux Désaugiers.

Le grand nom de Chateaubriand nous ramène à la politique : journaliste redoutable, il est embusqué au Jourmd des Débats; c il se débat, » ainsi que disent ses ennemis.

Le monument de ses oeuvres complètes s'élève progressivement; les pages admirables du Dernier Abencérage. publié en 1826, font la fortune des éditeurs autant que de l'auteur, et voilà (|ui réjouit le I^aris liseur plus encore (|ue les Non relies Messéniennes de Delavigne, (|ue la Corbiêrêide, satire politique de Barthélémy et Méry, que* les pages éloquentes où Cuvier célèbre Corvisart.

Mais bientôt (Cuvier, Geoffroy Saint-llilaire, tout le Muséum sont en un grand émoi. L'arrivée est annoncée d'un animal étrange, présent du pacha d'Lgypte. Sur ces longues jambes, la girafe a fait le voyage de Marseille au Jardin des Plantes. Les badauds s'entassent aux grilles pour la voir passer, le théâtre s'en empare pour la chansonner, la politique pour lui faire commettre bien innocemment le crime de lèse-majesté; la caricature dénonce, en efTet, une i^arenté fîicheuse entre le long et maigre Charles X, un peu bèta d'expression, et la placide bêtise du (piadrupède venu de si loin.

Une exi)osition des produits de l'industrie, hospitalisée bien à Taise en quelques salles du Louvre, a fait admirer des bronzes de Thomirc et Denières, des orfèvreries d'Odiot et des nouveaux pianos de Pleyel dont les gammes montent jusqu'à la grande médaille d'of.

PARIS DE 1800 A iOoO.

I, i: <:n i: \ r. t iie n o r it K-i» \ m k. I)'.-j|»rrs iiii»' ;^i".i\ iiir (le l'i'potjuo. — (Miisi'o (iarnavaU't..)

Le i novciiibiN» rainèin* la ftMe du Hoi el inaugure le sainu où h* Marinn Fnliero de Delacroix fait pciulanl au Sarn* de Céharlcs \ par (îérard, 1»' peinlre d«'S i<.us et le roi des peintres, où Hra<eas^at eoiidoie nunuin.i^tnn. où Delaroche dit froidruM'ul les exploit^ du Dauphin en la IraiicluM» du Trn«*ad«'Mn, où, plu< élocpieinnu'iit Ingre^ «lit riuMMMsnu* de Miint Si/mjiliorn'ii , marchant au martyre, où l)cv«'iiîi raconte la i^alaide jivcntiiic de Philippe le lion trouvant, en la ehcvclur»' nnuchalamment épandue •riinc hclle lu m ru» ni «-r di' r>ru.i:<*s, II* premier collier de la Toison dur. Le< -tatuain.'s a])plaudi'- >ont Lemaire avec un Lnhonrmr trouvnnf h*s armt'.< irtrnl issaiilrs de st's an'ur ; l*ra<lier avec >nn /'nnnrl/n'i' rnr/iuinr. bien vulgaire ]>our in<"riter la «'olère cT-leste. Rude avec M»n admirable Mcrcun^ David d'Angers avec le tivaud (Inndè jetant son bnton, Foyatier avec un Sparlarns brisant srs fns, un marbre où Ton verra connue un appel aux émeutes prochaines, dépendant l'attrait tout nouveau du Salon en «-ett^î année \H-21 e^t linauiiuration |)ar le Hoi du Musée .nlorilié de son nom. Les |dafnnds célèbrent (Ibarles X, mais au^>i ,luh> 11, Ki-aneoi^ l '. lantitpu* Égypti'. la (irèce en ces villes «jue le\é'>uvea dévort'es. erdin llumèie. Ain>i le>nom-(r.\be| de l*ujol, de Deim, de l^icot , d'Horace Vernet, de (îros, de .Meyuier. d'Ingres sont fraternellement associés. Mais chez ce dernier, il a fallu user «le violence pour emiiorter cetb*

A/int/ii'-osr qu'un tident dinne des plus hautes tAche-, mais loujouo incpjiet du mieux, voulait rel«'nir enctire. Ingres n'est pas seul applaudi :

«« .le vou^ fai- «'omplimenl, M<u)sieur le bîiron. » Le Uni a dit cette i>arole à (iros, làhaut en la coupole de Sainte-(i«uieviève, lors- «piil a daign»' vi>iter les jM'intures à peine teiniiné(»>; et (inx est ainsi redescendu sur teii'e. baron,

Le^ envoie lie Umne >nnt sigm's «les archile<l«'- Du»' et Duban. «'«'lui-ci év«»cateur du r«Mnp|e de \ «'sta en ^es ébîgances premières, >igné'v du peinlr»' Court «[ui. dans son Antoinv Sf'coudnt (I lu frihnnt' lu toqe sanglante di» Ct'sar, éeiit une b«.'lle pa;;e (rhi>t«ure. l'ne espérance qui sera ph'imunent réali.sée. le jeune Théo- «lor«' Labr«Misle, <djti«'nt b* grand prix d'architecture.

(le mois de novembr«' ramène cependant les orales du |»rint«*ni])S. Les élections nouvelles favorisent b's lib«''raux. Hruyamment Paris exult».'. Mais é'«;lat«* un cri joyeux : " Navarin ! » l'ne b.ilaill»' naval«* a été gagnée en otttobrc : «•t Vic(ui-llui:(i <!bant«' :

Kuliii, c'e^\ N.n.iriu. bi ville aux maisnus peintes, h.i ville ,nix dniinvs d'or, la blanche Navarin. Sur la enlliiir jissi>^«'. «'utiM' li's léivbintlies, nui pivla son Ixîau i-olle aux ardenl«'S étreintes D«* «leu\ llolii'N Ihîiiriant leurs carènes d'airain!

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