‹ La vie parisienne à travers le XIXe siècle (volume 2)Chapitre 388 sur 455 · CORIOLAN RÉFUGIÉ CHEZ LES V0LSQUE · texte numérisé non relu

CORIOLAN RÉFUGIÉ CHEZ LES V0LSQUE

Prix de Rome en 1827. — Premier grand prix de peinture. — (Tableau de Dupré).

(hcole des Beaux-Arts.)

milieu de ce tumulte, riant de différentes scènes qui se produisaient à chaque pas. Je m'approchai alors de l'homme au bâton que je reconnus avec surprise pour être un ancien forçat attaché comme auxiliaire à la brigade de sûreté commandée par Coco Lacour ; un autre de la bande était un forçat en rupture de ban, que j'avais moi-môme arrêté quelque temps auparavant en flagrant délit de vol au Temple. Cette troupe n'était formée que d'individus on ne peut plus mal famés, tenant sur la voie publique, et sous la protection de la brigade de sûreté, des jeux de hasard.

Pendant que tout ceci se passait, j'avais rencontré plusieurs commissaires de police, entre autres MM. Roche, Boniface, Galton et Foubert;

le commandant n'en crut pas moins devoir ordonner à ses soldats de faire feu; plusieurs des fuyards ou des imprudents furent tués ou blessés.

Plus loin, des charges de cavalerie furent exécutées le sabre k la main par la gendarmerie : l'infanterie de la même arme s'avança également en faisant le coup de feu.

Je fis à M. Barré, mon officier de paix, un rapport détaillé de ce que j'avais vu et des individus que j'avais remarqués; je le lui remis pour qu'il en rendît compte à qui de droit.

Dans la soirée du 20, les mêmes scènes recommencèrent et, cette fois, le feu, commandé par le colonel F..., fut non seulement dirigé sur les bai'ricades, mais encore sur les fenêtres des maisoDs

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