VHe du roi. — Ouverture du Salon
12. — Réception de Royer-Collard à l'Académie franraise. Considérée comme une victoire du parti libéral, elle attire une pramlo afiluence.
17. Joseph. .K leur et sous-ré^'isseur de la (iallt'. se tue d'un rnup de pistolet p.irce (pi'il ne peut pis payer un billet de 160 francs. — Réunion des collèges électoraux d'arrondissement. Klus à Paris : Pupont de l*Eure, I. affilie, Ca.siniir Périer, Renjfimin C/onstant, de Schonen, Ternaux, Ht>\er(lollard, le baron Louis.
19 et 20. — Troubles à Paris â l'occasion des élections, surtout dans les quartiers Saint- .Martin et .Snint-Penis. Des liarricades sont élevées. '■■ Brutalités «le la police (qui avait peni-élrt.- pr<)Vo<|ué cette énieule) et de la gendarmerie.
24. — Réunion des grands collèges Klus à Paris ; Alexandre de Lahorde et les banquiers Odier, Vassal et Lefèvre.
Décembre.
5. — La cour royale (chambre des appels correctionnels) déch.^rge le Figaro des condamnations portées contre lui pour avoir publié un article interdit par la censure.
8. — Ouverture de la galerie Lebrun, rue de Gros Chenet (exposition de tableaux qui n'avaient pu trouver place au Louvre).
MonumenUi ei Fondailons.
Le gouvernement achète le Palais Bourbon au prince de Condé pour 5,500.000 francs. (Le prince de Condé en garde une partie qui sera achetée après 183u au duc d'Aumale 5,0i7,475 francs )
Restauration de la Conciergerie par larchitecte Peyrc. - Construction du Pont de l'Archevèchë, — de la place de la barrière Montmartre. — Formation du Boulevard Latour- ICaubourg, — du Boulevard du Nord.
Ouverture de la cour Bony, — des rues d'Allemagne, Fénelon, de la barrière Saint-Denis, de l'Entrepôt, Fontaine, du Gtazomètre (plus tard d'Abbeville) ainsi nommée parce qu'elle aboutissait vis-À-vis l'usine k gaz de la rue du faubourg Poissonnière. — Des passages Colbert, Crussol, de l'Industrie.
Fondation de la Société centrale d'Horticulture.
La Tle de la me.
Néorama. rue Salnt«Fiacre (vue de la basilique Saint-Pierre de Rome). Plan en relief de Saint Pi'tersbourg, rue Rivoli, n" 18. —Exposition anatomique, rue du Coq Saint -Honoré, n" 9. — Exposition d'un objet mécanique fait pour ientràe d'Henri l\' dans Paris et des cuirasses exécutées pour Napoléon et son fils. Galerie Vivîenne, n® 9.
Alloz vend le Café des Aveugles (Palais-Royal) pour prendre le café de Mme Muthon qui deviendra plus tard le café Vachette.
Beaux-Arts.
Salon de 1827 (Plafonds de Gros. — L'Apothéose d7/am*'re, par Ingres. — La Mort de la reine Elisabeth, par Paul Delaroche. — La Naissance de Henri IV, par Eugène Devéria. — La Mort d'Harold, par Horace Vernet. — Le Retour de la Madone de l'Arc, par Léopold Robert. — Le Spartacus de Foyatier).
Vente, quai de Voltaire, n<* 3 de la oollectlon de curiosités artistiques ds M. Sage, membre de l'Académie des sciences.
K1IK>NK gl AIHKMI^KK.
Orien taliste
A r c h é o I o ^Mi e
(i:r)5-i!si'.».)
VU.LEMAIK.
Littérateur (1700-1870.)
PRAIiIKR.
Sculpteur (1790-1^32.)
1>ADL DBI.AROCHK.
Peintre (i7y7-lH5<).)
BAROK WALCKBNAER.
Géographe (1771-1852.)
Industrie.
Exposition des produits de l'Industrie française, au Louvre (48 médailles d'or, 148 médailles d'argent, SiO médailles de bronze. — Parmi les mé> dailles : la comtesse du Cayla, Érard. Plejel, Bréguet. Vicat, Appert. Firmin-Didof, Lepagc- Renette, Bellaogé, ChristoHe, Crapelet).
Le système des annonces anglaises payantes est inauguré dans le journal l'Aristarque d'Alexandre Baudoin.
La vie littéraire.
Nombre des ouvrages publiés en iSÏT : 8,198.
De Bausset, ancien préfet du palais. Mémoires,
— Mémoires d'une Contemporaine. — Aug.
Thierry : Lettres sur l Histoire de France. — A. Monteil : Histoire des Franrais dis divers états,
— Casimir Delavigne : Huit nouvelles Mesténinines. — Viennet : Èpitre aux Chiffonniin sur les crimes df la presse. — Victor Hugo : Ode à ta colonne de la place Vendomr.
La Gazette de France, V École et le Journal de France, se fondent en an seul journal qui prend le nom du premier
Fondation des librairies Didier. CharlesFums, Paulin et Sautelet. Teohener.
Le ihéAtrc (Débuts et pnEMiÊREs).
ThéAtre-Françals. — 28 avril. Virginie, tragédie, par A. Guiraud (succès). — 31 mai. Les Trois Quartiers, comédie, 3 actes en prose, par Picard et .Mazères (grand succès). — 3 décembre Le Mariags d'argent, comédie en 5 actes, par Scribe (succès).
Opéra. — 26 février. Mo'i^e en Egypte, 0|>éra en 4 actes, paroles de Balocchi et Jouy, musique de Rossini (succès). — 27 juin. Macbeth, tragédie lyrique ea 3 actes, paroles de Rouget de l'isle et A. Hiz, musique de Chélard. - 23 juillet. Début de Marie Taglionl, danseuse de ballet, dans le Sicilien.
Opéra-Comique. — 2 mars. Début de Mlle Charlotte Bordes, Agée de 9 ans. — 2.5 juillet. Début de Mlle Verteull — 27 décembre. Masaniello, opéracomique en 4 actes, paroles de Moreau et Lafortelle, musique de Capafa (succès).
Odéon. - 27 avril. Début de M. Firmin. — il octobre. Début de M. Lockroy. — 25 octobre. L'Homme du monde, drame en 5 actes, par Ancelol et Saintine (grand succès).
Vaudeville. — 17 avril. Début d'Arnal. — " juillet. La iiirafe ou une Journée au Jardin du roi, i acte, par Théaulon, Théodore, Anne et Gondelier (succès j. — MM. de Guerchy et Bernard Léon, remplacent Désaugiers à la direction du Vaudeville.
Nouveautés. — 5 mai. M. Jovial ou l'Huissier chansonnier, 1 acte, par Théaulon et Choquart (grand succès).
Porte Saint-Martin. — 19 juin. Trente ans ou la Vie d'un Joueur, mélodrame en 3 journées, par Victor Ducange et Goubaux, musique d' A. Piccini (grand succès). — Frederick Lemaltre joue dans cette pièce le rôle de Georges par lequel il débute à la Porte Saint-.Martin.
Théâtre Anglais. — Ouverture à FOdéon le 9 septembre avec Hamlet de Shakespeare. — 15 septembn-. lioméo et Juliette. — 18 septembre. Othello,
— 19 septembre. L'Ecole du Scandale, de Sheridan.
— 5 novembre. Venise sauvée, d'Otway.
Le» morUi de Tannée.
L'ancien conventionnel Lanjuinais (13 Janvier).
— Le dessinateur Desenne (30 janvier). — Le journaliste Mehée de Latouche (13 février). — Le général Caulalncourt (19 février). — Le géomètre Laplace (5 mars). — Le duo de la Rochefoacauld-Llanoourt (;.'7 mars) . — Le sculpteur Ijemot (9 mai). — Le peintre Bosio (6 juillet). — Le physicien Fresnel (14 juillet). — Madame Ouiaot d" août). — Désaugiers (9 août). — L'ancien député Manuel (20 août). — Le journaliste Beaulieu (25 septembre). — Mely-Janin, auteur dramatique (14 déieembrei.
MAISON d'iSABEY RUE DES TROIS FRÈRES, N** 7.
D'après une gravure du temps. — (Bibliothèque de la Ville de Paris.)
Le peintre Isabcy, né en 1767, mort en ISoiJ, occupa cette maison sous la Restauration. C'est là que se réunirent dans son salon les hommes marquants de l'époque, .Mme de Bassanville, dans ses Salons d'autrefois, et .Sophie Gay, dans ses Salons célèbres, ont décrit ces réunions. La rue des Trois frères avait alors pour aboutissants la rue Chantereine et la rue Saint-Lazare, dans le II* arrondissement.
L'année i828 commence par la nomination du ministère iMartignac. Le département de l'instruction publique, séparé des affaires ecclésiastiques, a pour premier titulaire M. de Vatimesnil. Le Dauphin est chargé des nominations pour le personnel de la guerre. On supprime la direction générale de la police du ministère de l'intérieur, et, quelques mois plus tard, le Conseil d'État est réorganisé. Le nouveau préfet de police, Debelleyme, choisit pour chef de la brigade de sûreté Coco-Latour, élève du célèbre Vidocq ; il organise définitivement le service des mœurs.
Quoique composé de modérés, désireux de revenir à une politique plus libérale, le nouveau cabinet est froidement accueiUi par l'opinion parisienne. Nul parti ne désarme : les députés de la gauche prennent l'habitude de se réunir rue Grange-Batelière dans un cercle bientôt surnommé club des Jacobins. Les
discours des ultras s'élaborent dans le salon d'Ogier ou de La Bourdonnaye. Les actes de Charles X, qui subit à regret les partisans de la Charte, ne sont pas faits pour dissiper les inquiétudes. Béranger, soupçonné d'égarer l'opinion par la virulence de ses couplets, est condamné à neuf mois de prison et à iO,000 francs d'amende; Fontan à cinq années de réclusion, ayant osé comparer la monarchie aux morsures d'un mouton enragé.
Pendant les premiers mois de la nouvelle administration, la Congrégation reste aussi puissante que sous Villèle. Le discours de Feutrier, évoque de Beauvais,àlatribune, en donne la preuve, Le 3i janvier, à l'occasion de l'ouverture des Chambres, l'archevêque de Paris, Mgr de Quélen publie un mandement en faveur de la Compagnie.
Toutefois Martignac entre dans la voie des réformes libérales : en avril, une loi sur la presse abroge en partie la loi de justice et
KNTKKE DU l'AHC DE LA MVLMAISn.N EN 1828.
n'aprrs une gravure du temps. — (Colleclinii (î. Hartmann.)
d'amour; le ministère s'honore en obtenant (lu roi la suppression du cabinet noir, descendu sous la Keslauralion à un bas moyen d'espionnage polili<jue. (iuizot rej»rend son cours à la Kacult('' des lettres. Mais ees mesures semblent insullisanles au public, l'aligué de la longue tyrannie des ultras. Dans sun adresse au roi, la (Ibambr*' flélril le •■ >yslème déplorable >• de gouvernement (pii a rendu si longtemjis toute réforme illusoire, et dont Casimir Delavigne vient de faire dans la /^■«mv'.s-.sr Aun'h'r une satire si plaisante.
Malgré ses préocupations j)ropres, Paris n'oublie pas les efforts héroïques du petit peuple grec: les sentiments philhellènes s'aflirment dans les brochures et les journaux. La lithographie et l'estampe popularisent les exploits des Palikares. Des comités s'établissent pour recueillir les subsides: les femmes et les jeunes filles des classes aisées tiennent à honneur de faire des collectes jusque dans les (juartiers pauvres.
Le roi. qui ne j)eut se mettre en travers d'un aussi fort courant de sympathie, se félicite, dans le discours du Trône, de la gloire qu'ont remportée nos armes au combat imprévu de Navarin.
Par un bizarre contre-sens, le passage ijui commémorece nom de Navarin dans le quartier Saint-Lazare devient le passage Tivoli, après
avoir été (juelque temps, par allusion àlafaillite des entrepreneurs, le passage Malandrin. Les j)assages de Saint-Avoie, Hourg-l'Abbésont livrés à la circulation ainsi qu(î les rues Las-Cases et Casimir-Périer. Dans le quartier Saint- Marcel on bâtit le marché couvert dit des Patriarches: sur les plans dressés dès 1803 j)ar ringénieur Plouard, on commence le pont de rArchevéché.
Lt voici que le boulevard lui-même se transforme: les fossés se comblent, des maisons d'aspect moderne s'édifient rapidement; on garantit les boutiijues par des grilles et les auvents s'adaptent à l'entrée des théiUres. Franconi, brûlé (m 182(i, se reconstruit gnlce aux n^cettes des représentations à bénéfice (jue ne ménage pas aux fameux écuyers la générosité j)ublique. Boulevard Saint-Martin, la salle de l'Ambigu-Comique, incendiée l'année précédente, est prête au printemps de 18:28. Tn treillis mobile, séparant la scène de la salle, j)rémunit les spectateurs contre le retour de semblables Cîitaslrophcs et bientôt l'usage du rideau de fer s'introduit dans les théAtres royaux.
CrAce à la rr<'»ation des omnibus, qui commencent à rouler le 'M) janvier, Paris est doté d'un moyen de transport à portée de toutes les bourses. Ces lourds véhicules à quatorze places, en forme de gondoles, fermés à l'ai*-
PARIS SOUS LA RESTAURATION