‹ La vie parisienne à travers le XIXe siècle (volume 2)Chapitre 41 sur 455 · PAU 18 DEMOLI · texte numérisé non relu

PAU 18 DEMOLI

Le couvent des Feuillants déuiuli en 1804. D'tprès aoe gravure du temps. — (Collection Destailleun».)

^ Le couvent des t'euillanls était bàli dans la rue .Saint-lioïKiré.bur remplacement où a été ouverte la ruo Casliglionc. U datait de la lin du XVl" siècle sous Henri 111 ; le iK)rtail qui regardait la place Vendôme avait été construit tu 1676 par François Mansard. l/encloB des Feuillaiils s'étendait jusqu'au manège des Tuileries et à U terrasse qu'on appelle encore de leur nuiu. bous la Révolution ce couvent devint un dépôt d'armes. U était encore alTecté à cet usage lorsqu'il fut détruit. C'est dans ce même couvent que siégea le club dit des Feuillants, oppost^ au club des Jacobins. (Th. Lavallkk, llisloirc de Paris.)

dormi, quand il fut rcveillé, en 8Ui*saut par deux fidèles serviteurs qui lui dirent que le château était entouré. Il sauta à bas de son lit, s'arma d'un fusil de chasse à deux coups et ouvrit la fenêtre Sa demeure, en effet, était cernée par un détacheiuenl de dragons, des piquets de gendarmerie, lormant un total de près de trois cents hommes, conduits par deux généraux, un colonel de dragons et un colonel de gendarmerie. Une demi-heure après, les portes de l'habitation furent enfoncées. Le prince se préparait & une vigoureuse défense, déjà il avait couché en joue le colonel de gendarmerie Chariot, qui, le premier, était entré dans la cour; mais le baron de Griinstein, son ami, releva son fusil en lui faisant observer que toute résistance était inutile, vu les forces considérables qui enveloppaient la maison. Le prince fut violemment enlevé de chez lui, emmené dans un moulin situé & peu de distance d*Ëttenheim, embarqué pour Rheinau, débarqué, conduit à pied jusqu'à Pfofsheim, mené ensuite en voiture, escorté par le colonel de gendarmerie Chariot, un maréchal-des-logis de cette arme et un gendarme. Le prince arriva à Strasbourg vers cinq heures et demie du soir. Transféré une demi-heure après, dans un fiacre, à la citadelle, il fut séparé de ses compagnons d'infortune. Le 18, dimanche, à ime heure et demie du matin, on enleva le jeune duc pour le conduire à Paris où il arriva le 20 à quatre heures et demie du soir, et à cinq & Vincennes. Le prince, exténué de besoin, de fatigue, prit un léger repas et se jeta sur un mauvais lit, sur lequel il s'endormit profondément. On l'éveilla vers les onze heures pour le faire comparaître devant im conseil de guen'e, présidé par le général Hulin. On lui demanda quel grade il occupait dans l'armée de Condé. Il répondit : « Commandant de l'avant^garde en 1796. — Et depuis? — Toujours b, l'avant-^rde. »

« AraBl de signer le procèsverbal, dit le prince, je fais avec instance Im demande d'avoir une audience particulière du premier Consul. Mon nom, mon rang, ma façon de penser et l'horreur de ma situation me font espérer qu'il ne se refusera pas & ma demande. »

(ViLhKUKh, Mgr le duc de Bourbon, Paris, 1854, in-8*).

Après sa comparution devant le conseil, le duc d'Enghicn causait tranquillement avec le lieutenant Noirot de la gendarmerie d'élite. Il lui demandait depuis quand il était dans l'armée, s'il était entré au service connue simple soldat et s'il aimait son métier. Tout i\ coup, Harcl, commandant du château, entre, une lanterne k la main, suivi du brigadier Aufort, et invite le prince • à le suivre. Celui-ci descend dans la cour accompagné par Noirot et par plusieurs gendarmes. Il la traverse et aiTive à l'escalier de la petite porte ogivale de la tour du Diable, qui conduH aux fossés. 11 était deux heures et demie du matin.

Il faisait froid : la pluie fine qui toiiihait pénétrait les vêtements. A la vue de cet escalier étroit, tristement éclairé par une lanterne fumeuse, le prince étonné recule... H s'écrie :

• Où me conduisez-vous?

Dites-le-moi! » Point de réponse, c Est-ce aux cachots ?continue-t-ii. Autant vaudrait mourir! » Alors, un des hommes de l'escorte laisse échapper ces mots significatifs : c Aux cachois? Non, malheureusement, t Et Harel ajoute :

c Monsieur, veuillez me suivre et rappeler tout votre courage. »

Cette fois, le prince a compris le sort qui l'attend.

11 descend avec calme les quarante marches de l'escalier en spirale, franchit le petit pont-levis qui sépare la tour du Diable des fossés, descend encore sept marches, longe la tour des

ni

LE VIlUX FA1I8.

L'arbre de Jessé.

(Qurtiar des Hillei.) Gel ememble de ûgurt», que Ton cfoil reprètentor un arbre de Jeeiei, orne U mai- 100 qui fkik l*aagle de U ruo dee Prècheure.

PARIS 80UB £B CONSOLAT.

Salves, arrive & la tour du Gouverneur, puis, au tournant, près du pavillon de la Reine, se trouve face à face avec le peloton d'exécution. L'adjudant général Pelé tient à la main une lanterne à demi ouverte, dont il dirige la lumière sur le duc d'Enghien. On fait arrêter le prince à cinq pas des gendarmes, le dos au mur du pavillon de la Heine.

L'adjudant eutr'ouvre son manteau et lit au prince la sentence de mort.

La lecture terminée, le duc se tourne vers le

une voii répond ironiquement du haut dés glacis qui faisaient face au pavillon : « Veut-il donc mourir en capucin? >

Le duc d'Enghicn tombe à genoux et, dans une prière silencieuse, invoque le Dieu qui fait les forts et qui consat-re les martyrs. Puis il se relève et s'écrie : c Qu'il est affreux de périr ainsi de la main des Français ! . . . t

A ces mots, l'ajudaiit Pelé porte la main à son chapeau, et, comme s'il eût craint d'autres pai'oles, il se découvre rapidement. C'était le signal

LA PEAU OK l'OUAS OU JOHN BULL DÉPECÉ AVANT d'ÉTAK PRIS.

Caricature anglaise du temps. — (Bibliothèque de la ville de Paris.) Le mot anglais BuU signifie UuresQ. Lo proverlM anglais Cutling up the buU btforc ke ù kiUei (dépecer le taurtau avant de laToir tué) correspond an proverbe français : « Vendre la peau de Poors avant de l'avoir mis jiar terre ». Bonaparte, 'l'alleyrand et les antres font déjàles parts dn baUn. L'an dit: «Noos prendrons tout oe que noos pourrons ». L'autre: < J'aurai le ventre ». Bonaparte : « moi, le milieu parce qu'U conUenl le cœur. Toi« Talleyrand, ta auras la tète, parce que tu t'entends à saisir le taureau par les cornes. » Mais Albion répond «Quand ces messieurs auront réglé leur plan, je sonnerai la docbe pour que le taureau se rélève et nous verrons qui aura la peau trouée le premier. »

lieutenant Noirot et lui demande de lui rendre un service. Sa pensée s^est reportée tout à coup vers la princesse Charlotte. Il ne voit en face de lui que des visages cruels ou impassibles, et dans cette nuit qui s'achève, ses regards ont paru chercher la rive du Rhin, où gémit la femme adorée dont il croit entendre les sanglots et les soupirs. 11 réclame des ciseaux, coupe une mèche de ses cheveux, la place avec son anneau d'or dans un billet qu'il avait écrit furtivement de Strasbourg à Paris, et prie Noirot de remettre le tout à la princesse de Rohan-Rochefort. L'offlder le lui promet...

Le prince tourne son esprit vers Dieu. < Ne me donnerez-vous pas un prêtre? » demande-t-il. Alors

convenu. Les gendarmes font feu, et le duc d'£n« ghien tombe raide mort.

HkMBI WKLSGUIffUER.

{Le duc d'Enghien, Librairie Pion.)

Suicide de Pichegru.

(6 avril 1804).

CHARLES Pichegru ei-génèral, s'est étranglé dans sa prison; voici les détails de ce suicide :

Aux demandes réitérées qu'il en avait faites, et sur sa parole d'honneur de ne point attenter à ses

PARIS DE iSOO A 1900.

l'AKlS HEMULI.

Le couvent dos Feuillants démoli eu 1804. l)'après une graNure du tein]is. — ((iolleclion Uphlaillcurîs.)

^ Le couveut des leuillanls ul.iil bâti dans Ki rue Saiiil-ilonurc, Mir remplacement où a clé uuverle la rue < asligliono. Il datait de la lin du XVI** siècle sous Henri III : le portail (pii regardait la place Vendôme avait été construit «n l<)7i> par Franrois M.msard. l/enclos des Feuillanls s'étendait jusqu'au inan»pe des Tuilerie:» pl à la terrasse qu'on appelle encore de leur nom. Sous la dévolution ce couvent devint un dépôt d'armes. Il était encore all'ecté à cet usage lorsqu'il fut détruit. Cesl dans ce même couvent que siégea le club dit des Kcuillanls, oppost- au club des Jacobins. (Tli. Lanailiv. Ilidoin' dr l'aris.)

dormi, tjuand il fut icvcillé, eu suisaut par deux fidèles serviteurs qui lui dirent que le di.Ueuu était entouré. Il sauta à bas de son lit, s'arma d'un fusil de l'hasse à dcu\ coups et ouv lit la fenêtre Sa demeure, en efl'el, était cernée jiar un détachement de dragons, des piquets de ^gendarmerie, formant \\n total de [irès de trois cents hommes, conduits par deux généraux, un colonel de dragons et un colonel de gendarmerie. Udo demi-heure après, les portes do l'habitatiou furent enfoncées. Le prince se préparait à une vigoureuse défense, déjà il avait couché en jotie le colonel de gendarmerie Giiarlot, qui. le premier, était entré dans la cour; mais le baron de Grunstein, son ami. releva son fusil en lui faisant observer que toute résistance était inutile, vu les forces considérables qui enveloppaient la maison. Le prince fut violemment enlevé do chez lui, emmené dans un moulin situé ù peu de distance d'Ettenheim, embarqué pour Kheinau, débarqué, conduit u pied Jusqu'à Pfofsheim, mené ensuite en voiture, escorté par le colonel de gendarmerie Chariot, un niaréchal-des-logis de cette arme et un gendarme. Le prince arriva à Strasbourg vers cinq heures et demie du soir. Transféré une deuji-heure après, dans un liacre, à la citadelle, il fut séparé de ses compagnons d'infortune. Le 18, dimanche, à une heure et demie du matin, on enleva le jeune duc pour le conduire à Paris où il arriva le 20 à quatre heures et demie du soir, et à cinq à Vincennes, Le prince, exténué de besoin, de fatigue, prit un léger repas et se jeta sur un mauvais lit, sur lequel il s'endormit profondément. On l'éveilla vers les onze heures pour le faire comparaître devant un conseil de guerre, présidé par le général Hulin. On lui demanda quel grade il occupait dans l'armée de Gondé. 11 répondit : « Commandant de l'avant-garde en 1796. — Et depuis? — Toujours à l'avant-garde. »

« Avant de signer le procèsverbal, dit le prince, je fais avec instance la demande d'avoir une audience pai'ticuliôre du premier Consul. Mon nom, mon rang, ma façon de penser et l'horreur de ma situation me font espérer qu'il ne se refusera pas à ma demande. »

(ViLLfcMEH,lfy»' le duc de Bourboti, Paris, 1854, in-8«).

Après sa comparution devant le conseil, le duc d'Enghicn causait tranquillement ave<' le lieuteniint Noirot de la gendarmerie délite. Il lui demandait depuis quand il était dans rarniée, s'il était entré iiii service comme simple soldat et s'il aimait sou métier. Tout à coup. Ilarel.

commandant du cliûteaii, entre, une lanterne k la main, suivi du brigadier AuTort, et invile le prince à le suivre. Celui-ci descend dans la cour accompagné f»Hr Noirot et par plusieurs gendarmes. Il la traverse et arrive à l'escalier de la I>etite i»orte ogivale de la tour du Diable, qui conduèt .uix fossés 11 était deu.\ heures et deiuie du matin.

Il faisait froid : la pluie line (jui tombait pénétrait les vêtements. A la vue de cet escalier étroit, tristement éclairé par une lanterne fumeuse, le prince étonné recule... H s'écrie :

• Où me conduisez-vous?

l)ites-le-nH)i! » Point de r«''ponsc. « Est-ce aux cachots ?coiitinue-t-ll. Autant vaudrait mourir! » Alors, un des hommes de l'escorte laisse échapper ces mots significatifs : « Aux cachots? Non, malheureusement. » Et Ilarel ajoute :

« Monsieur, veuillez me suivre etrappeler tout votre courage. »

Cette fois, le prince a compris le sort qui l'attend.

11 descend avec calme les quarante marches de l'escalier en spirale, franchit le petit pont-levis qui sépare la tour du Diable des fossés, descend encore sept marches, longe la tour des

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LE VIEUX PARIS

L'arbre de Jessé.

(Quartier des Hailles.) Cet ensemble de figures, que l'on croit représenter un arbre de Jessé, orne la maison qai fait Tangle de la rue des Préclieurs.

PARIS SOUS LE CONSULAT

Salves, arrive à la tour du (iouverneur, puis, au tournant, près du pavillon de la Keinc, se trouve face à face avec le peloton d'exécution. L'adjudant général Pelé tient à la nuiin une lanterne à demi ouverte, dont il dinV'e la lumière sur le duc d'I-lnghien. On fait arrêter le prince à cinq pas des gendarmes, le dos au mur du pavillon de la Heine.

1/adjudant enlr'ouvre son manteau et lit au prince la sentence de mnrt

La lecture terminée, le duc se tourne vers le

une voix répond ironiquement du haut des glacis qui faisaient face au pavillon : « Veut-il donc mourir en capucin ? »

Le duc d'Kngliicn tombe à genoux et, dans une prière silencieuse, invoque le I>ieu qui fait les forts et qui consarce les martvrs. Puis il se relève et s'écrie : « Quil est affreux de périr ainsi de la main des Français !.. »

A CCS mots, Tajudaiit Pelé porte la main à son chapeau, et. comme s'il eiU craint d'autres paroles, il se découvre rapidement. C'était le signal

LA 1»EAU DE L OURS OU JOHN BULL DÉl'KCÉ AVANT D KTUK PUIS.

Caricature anglaise du temps. — (Bibliothèque de la ville de Paris.) Le mot anglais Bull signilie taureau. Le proverbe anglais Cutling up thc bull heforc he is hHUd (dépecer le taureau avaut de l'avoir (ué) correspond au prorerbe français : < Vendre la peau de l'ours avant de l'avoir mis par terre ». Bonaparte, Talleyrand et les autres font déjà les parts du bulin. L'un dit: < Nous prendrons tout ce que nous pourrons ». L'autre: < J'aurai le ventre ». Bonaparte : < moi, le milieu parce qu'il contient le cœur. Toi, Talleyrand, tu auras la tète, parce que tu t'entends à saisir le taureau par les cornes. » Mais Albion répond < Quand ces messieurs auront réglé leur plan, je sonnerai la cloche pour que le taureau se relève et nous verrous qui aura la peau trouée le premier. »

lieutenant Noirot et lui demande de lui rendre un service. Sa pensée s'est reportée tout à coup vers la princesse Charlotte. H ne voit en face de lui que des visages cruels ou impassibles, et dans cette nuit qui s'achève, ses regards ont paru chercher la rive du Khin, où gémit la femme adorée dont il croit entendre les sanglots et les soupirs. 11 réclame des ciseaux, coupe une mèche de ses cheveux, la place avec son anneau d'or dans un billet qu'il avait écrit furtivement de Strasbourg à Paris, et prie Noirot de remettre le tout à la princesse de Uohan-Rochefort. L'officier le lui promet...

Le prince tourne son esprit vers Dieu. « Ne me donnerez-vous pas un prêtre? » demande-t-il Alors

convenu. Les gendarmes font feu, et le duc d'Enghien tombe raide mort.

HeNKI VVELSCHINtiEH.

(Le duc d'EnijhieUf Librairie Plon.j

Suicide de Pichegru.

(6 avril 1804).

CHARLES Pichegru ex-général, s'est étranglé dans sa prison ; voici les détails de ce suicide :

Aux demandes réitérées qu'il en avait faites, et sur sa parole d'honneur de ne point attentera ses

jours, Pichegru avait obtenu l'éloigneraent de ses gardiens pendant la nuit. Tous les matins, un garçon de chambre venait allumer son feu, avec un lagot. Pichegru. dans une des matinées précédentes, avait détourné une hranrhe de fagot, aver, laquelle il médita dés lors de se donner la mort. Effectivement, le 15 de ce mois, Pichegru ayant pris un fort re[>as, à onze heures du soir, se cmirha

bâton derrière son oreille, et se couche sur cette même oreille pour fixer le bâton et l'empêcher de se relâcher. Pichegru, naturellement replet, sanguin, suffoqué par les aliments qu'il vient de prendre, et par la forte pression qu'il éprouve, expire pendant la nuit.

I.e leudemain matin, le garçon de chambre vient allumer le feu, jette un coup d'ceil sur le lit de

TALMA (théâtre FRANÇAIS).

Rôle de Néron dans Britannicui.

I)'a)irè8 une gravure du temps. — (Bibliothèque de la ville de l'aris.)

vers minuit; le garçon de chambre qui le servait étant retiré, Pichegru tire de dessous son chevet, où il l'avait placée, une cravate de soie noire dont il s'enlace le col; la branche de fagot, qu'il avait mise en réserve, lui aida alors à exécuter son projet de suicide; il introduit ce bâton dans les deux bouts de la cravate assujettis par un nœud ; il tourne ce petit bâton prés des parties glandulaires du cou autant de fois (juil sent qu'il est nécessaire de le faire pour clore les vaisseaux aériens; prés de perdre la respiration, il arrête le

Pichegru, le voit dans un état de calme qui suppose un profond sommeil, et se retire pour vaquer à d'autres devoirs. Vers sept heures et demie, le garçon remonte, voit de nouveau la tète de JMchegru tranquillement appuvée sur l'oreiller, et sort encore, craignant de troubler son repos. A neuf heures, il se présente une troisième fois, ne remarque aucun changement dans la position du prisonnier, qui a coutume de lui adresser la parole dés qu'il est réveillé. Le garçon s'étonne d'un sommeil aussi longtemps prolongé; il approche du

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