‹ La vie parisienne à travers le XIXe siècle (volume 2)Chapitre 40 sur 455 · I.A HTT.TK MONTMAKTHF. F.N i · texte numérisé non relu

I.A HTT.TK MONTMAKTHF. F.N i

D'après un«^ estampe du temps. — (Bihiiotlièque de la ville de Paris.)

En ISOJ on fit combler es carrières qui Iroiiaient enr..re l.i Lutte Monlmarlre et qu'on (Xi.loitail jusqu'alors. La commune coniprenall IS 000 habitants, tous plâtriers, vigneron-; et surtout âniers et raharetiers. Au <orumel de la hutU-, l ét'Iise "^.linf-Pierre dont U vieille tour était surmontée du téléprnphe de rh.ippe lAi i fit «'.^ i ft.»

réserve ses acclamations. p| l(^ gouvernement ne néi'lige rien pour siirexcitrM* Tenthoiisiasme populaire. Après l'éblouissante (-('Vi^-

MÉDAU.I.E FRAPPEE POUR L IXAFGURATION DU MUSEE DES MEDAILLES, (Musée des médailles de la Monnaie.)

monie du sacre et Jes splendeurs du cortège impérial, des drapeaux sont distribués aux soldats et des victuailles au peuple, des flots de vin coulent toute la journée aux quatre fontaines élevées sur la place des Innocents ; des feux d'artifice, des mâts de cocagne, des danses en plein air, des groupes de grotesques,

en un mot tout le réi)ertoire des réjouissances piil)li<|iics est épuisé pour Tapothéose du nouvrMu (lbarlema,i<ne.

Aucun accident sérieux

ne vient assombrir Téclat de ces fêtes. La population parisienne, si turbulente pendant la Révolution, s'est assouplie sous la main de fer de la police impériale et observe uue rigoureuse discipline jusque dans ses divertissements.

D'ailleurs, l'admiration sans limites que le peuple de Paris manifeste alors pour le vainqueur de Marengo et des Pyramides, est absolument sincère.

L'opposition s'est réfugiée au Théâtre-Français où le public des premières, qui est resté fidèle à la cause libérale, manifeste contre le nouveau régime en sifflant à outrance dans le Pierrp-le-Grand de Carrion-Nisas, les allusions louangeuses à Napoléon.

(î. Labadie-Lagrave.

PARIS SOUS LE CONSULAT

l'KKSEiN TATION DE LA COIHUNNE A BONAl'AUTE.

D'après une gravure du tcuj|)s. — (Collection du prince Roland Bonaparte.)

LES ÉCHOS DE PARIS

THÔ.NE PONTlf-ICAL A NOTilE-DAME.

La Mort du Duc d'Enghien

(il y\dv>).

1-w AH suite des dispositions du traité de Luuevillc en -^ 1801, le corps de Condé ayant été licencié, le duc dEnghien alla se fixer à Ettenheim, petite ville de deux mille six cents âmes, du grand duché de Bade, sur l'Eltenbach, près des frontières de France. Là, forcement rendu au repos, rarrière-pelit-lils du grand Condé avait doncdéposé les armes, qu'il croyait désormais inutiles à la plus noble des causes. Il partageait hon temps entre les plaisirs de la chasse, auxquels il se livrait avec cette passion innée chez tous les princes de sa maison, la culture des Heurs et les épanchements de l'amitié qu'il avait vouée à Mme la princesse Charlotte de Rohan-Rochefort. Il laissait souvent ses regards errer sur les côtes de France, mais sans ressentiment, sans arrière-pensée, sans aucun projet hostile : depuis qu'il avait vu tous les souverains de l'Europe abandonner sa cause, il l'avait, en quelque sorte, abandonnée lui-même, en attendant des temps meilleurs, et il avait renoncé à la guerre et à l'ambition.

Bonaparte, premier Consul, ne pouvait croire à tant de résignation. Quand il apprit que les principaux réfugiés en Angleterre songeaient à revenir en France, il ne douta pas que le duc d'Enghien, celui de tous dont il redoutait le plus le caractère entreprenant, ne fût à leur tète, et il résolut de s'emparer de sa personne, à quelque prix que ce fût.

Le 14 mars 1804, M. le duc d'Enghien, qui avait passé la journée à la chasse, était couché et en-

PARIS DE iSOO A 1900.

l'A lus UKMULI.

Le couNUJit dos Feuillants diinuli eu 18(i4. Daprès uue gravure du teiii])S. — (Collection lJ('slailI<iir>.)

^ Le cou veut des leuillanls eliiil hàli dans i.i nu- Sainl-lli'ii».ié,Mir reni]ild(Oiiient on a été ouverte la rue (.asliglione. Il dalail de la lin du XVl»' siècle bOus Henri III ; Ir j>orloil qui regardait la place Vendôme avait «Hé construit «ii IbTt» par Franrois Maiisard. l'enclos des leuillaiils s "étendait jusqu'au inam g^e des I iiileries et à la terrasse qu'on appelle encore de leur nom. >oui» la Itévolulion ce couvent devint un dépùt d'urnies. Il «^lait encore allccté à cet us;ige lorsqu'il fut détruit. Cesl dan^ ce même couvent que siégea le club dit des leuillants. opposé au clul» des Jacobins. (Th. LA\^IL^^, lltaloin d<' l'dris.}

dormi, tiuantl il fut réveillé, en sursaut par deux fidèles serviteurs t|ui lui dirent que le eli;Ueau était entouré. Il sauta à bas de son lit, s'arma d'un fusil de ehasse à doux coups et ouvrit la fenêtre Sa demeure, en ellet, était cernée j»ar un détachement de draj^ons, des piquets de ^gendarmerie, lormant un total de près de trois cents hommes, conduits par deux généraux, un colonel de dra^'ons et un colonel th; ;,'endarmeric. Lue demi-heure ajuès, les portes de l'habitation furent enfoncées. I^c prince se préparait à une vigoureuse défense, (léjà il avait couché en joue le colonel de gendarmerie Cliarlot, qui. le |)remier, était entré dans la cour: mais le baron de Grimstein, son ami, releva son fusil en lui faisant observer cjue toute résistance était inutile, vu les forces considérables (jui enveloppaient la maison. Le prince fut violemment enlevé de chez lui, emmené dans un moulin situé à peu de distance d'Kttenheim, embarqué pour Hheinau, débarqué, conduit à pied jusqu'à Pfofsheim, mené ensuite en voiture, escorté par le colonel de gendarmerie Chariot, un maréchal-des-logis de cette arme et un gendarme. Le prince arriva à Strasbourg vers cinq heures et demie du soir. Transféré une demi-heure après, dans un fiacre, à la citadelle, il fut séparé de ses compagnons d'infortune. Le 18, dimanche, à une heure et demie du matin, on enleva le jeune duc pour le conduire à Paris où il arriva le 20 à quatre heures et demie du soir, et à cinq à Vincennes, Le prince, exténué de besoin, de fatigue, prit un léger repas et se jeta sur un mauvais lit, sur lequel il s'endormit profondément. On l'éveilla vers les onze heures pour le faire comparaître devant un conseil de guerre, présidé par le général llulin. On lui demanda quel grade il occupait dans l'armée de Gondé. Il répondit: « Commandant de Tavant-garde en 1796. — Et depuis? — Toujours à l'avant-garde. »

« Avant de signer le procèsverbal, dit le prince, je fais avec instance la demande d'avoir une audience pai*ti(-ulière du premier Consul. Mon nom, mon rang, ma façon de penser et l'horreur de ma situation me font espérer qu'il ne se refusera pas à ma demande. »

(V'iLLEMKR,Afyr le duc de Bourbon, Paris, 1854, in 8»).

Après sa comparution devant le conseil, le due d'Enghien causait tranquillement avec le lieutenant Noirol de la gendarmerie délite. Il lui demandait depuis quand il était dans

I armée, s'il était entré au service comme simple soldat et s'il aimait son métier. Tout à coup. Ilarel.

commandant du château, entre, une lanterne à la main, suivi du brigadier .Nulort, et in vile le prince à le suivre Celui-ci descend dans la cour aecduipagné I»ar .Noirot et par plusieurs ^^endarmes. Il la traverse et arrive à Icscalicr de la I»etite porte ogivale de la tour du Diable, qui cunduèt aux fossés 11 était deux heures et demie du malin.

II faisitit froid : la pluie fine cjui tombait pénétrait les vêtements. A la vue de cet escalier étroit, tristement éclairé par une lanterne fumeuse, le prince étonné recule... Il s'écrie :

« Oii nie conduisez-vous? I)iles-le-mni! » Point de réponse. « Est-ce aux cachots ?continue-t-il. Autant vaudrait mourir! » Alors, un des hommes de l'escorte laisse échapper ces mots signilicatifs : « Aux cachots? Non, malheureusement. » Et Uarel ajoute :

t Monsieur, veuillez me suivre etrappeler tout votre courage. »

Cette fois, le prince a compris le sort qui l'attend, 11 descend avec calme les (luarante marches de l'escalier en spirale, franchit le petit pont-levis qui sépare la tour du Diable des fossés, descend encore sept marches, longe la tour des

LE VIEUX PARIS

L'arbre de Jessé.

(Quartier des Halles.) Cet ensemble de ligures, que l'on croit représenter un arbre de Jessé, crue lu maison qui fait l'angle de la rue des Prêclieurg.

PARIS SOUS LE CONSULAT

SalTes, arrive & la tour du Gouverneur, puis, au tournant, près du pavillon de la Reine, se trouve face à face avec le peloton d'exécution. L'adjudant général Pelé tient à la main une lanterne à demi ouverte, dont il dirige la lumière sur le duc d'Enghien. On fait arrêter le prince à cinq pas des gendarmes, le dos au mur du pavillon de la Reine.

I/udjudant entr 'ouvre son manteau et lit au prince la sentence de mort.

La lecture terminée, le duc se tourne vers le

une voii répond ironiquement du haut des glacis qui faisaient face au pavillon : « Veut-il donc mourir en capucin? »

Le duc d'Enghicn tombe à genoux et, dans une prière siltMuieuse, invoque le Dieu qui fait les forts et qui consarre les martyrs. Puis il se relève et s'écrie : c Qu'il est affreux de périr ainsi de la main des Français ! . . . t

A ces mois, Tajudaiit Pelé porte la main à son chapeau, et, comme s'il eût craint d'autres paroles, il se découvre rapidement. C'était le signal

LA P£AU UK L*OUfiS OU JOHN BULL DÉ1*£CË AVANT d'ÉTRK PRIS.

Caricature anglaise du temps. — (Bibliothèque de la ville de Paris.) Le mol angUit BuU lignifie laureM. U proverbe anglais Cutting uf the buU before kc is killed (dépecer le taiir«au avant de lavoir tué) corrtepond an proverbe français : « Vendre la peau de rourt avant de Tavoir mit par terre ». Bonaparte, Talleyrand et lea antres font déljàles parts dn balin. L'nn dit: « Noos prendrons tout ce que nous pourrons ». L'autre: < J'aurai le ventre ». Bonaparte : « moi, le milieu parce quV contient leccsur. Toi^ Talleyrand, ta auras la tête, parce que tu t'entends à saisir le taureau par les cornes. » Mais Albion répond « Osand cet messienrs auront réglé leur plan, je sonnerai la clocbe pour que le taureau se relève et nous verrons qui aura la peau trouée Itpfemier. »

convenu. Les gendarmes font feu, et le duc d'£n« ghien tombe raide mort.

Henri Welscuinukr.

{Le duc d'Enghien, Librairie Pion.)

lieutenant Noirot et lui demande de lui rendre un service. Sa pensée s'est reportée tout à coup vers la princesse Charlotte. Il ne voit en face de lui que des visages cruels ou impassibles, et dans cette nuit qui s'achève, ses regards ont paru chercher la rive du Rhin, où gémit la femme adorée dont il croit entendre les sanglots et les soupirs. Il réclame des ciseaux, coupe une mèche de ses cheveux, la place avec son anneau d'or dans un billet qu'il avait écrit furtivement de Strasbourg à Paris, et prie Noirot de remettre le tout à la princesse de Rohan-Rochefort. L'officier le lui promet...

Le prince tourne son esprit vers Dieu. • Ne me donner«B-T0us pas un prêtre? > demande-t-il. Alors

Suicide de Pichegru.

(6 avril 1801).

CHARLES Pichegru ex-général, s'est étranglé dans sa prison ; voici les détails de ce suicide :

Aux demandes réitérées qu'il en avait faites, et sur sa parole d'honneur de ne point attentera set

PARIS DB 1800 A iOOO.

PAHIS DUMULI.

Le COU veut des Feuillants déuioli en 1804. D'après une gravure du teiups. — (Collection Deslailleurb.)

^ Le coOTeot des Feuillants éUit bâti dans la rue Saint*lioiinré,!>ur remplacement où a été ouverte la rue ('.asUglione. 11 datait de la fin du XVI** siècle sous Henri III : le {K>rtail qui regardait la place Vendôme avait été construit in 1676 par François Mansard. l/enclos des Feuillants s'étendait jusqu'au manège des Tuileries et à la terrasse qu'on appelle encore de leur nom. ^ous la Hévolution ce couvent devint un dépôt d'armes. 11 était encore alfecté à cet usage lorsqu'il fut détruit. C'est dans ce même couvent que siégea le club dit des Feuillants, opposé au club des Jacobins. (Th. Lavallkk, llistoifc de Paris.)

dormi, quand il fut réveillé, en sui'saut par deux fidèles serviteurs qui lui dirent que le château était entouré. Il sauta à bas de son lit, s'arma d'un fusil de chasse à deux coups et ouvrit la fenctre Sa demeure, en eiïet, était cernée par un détachement de dragons, des piquets de gendarmerie, lormant un total do près de trois cents hommes, conduits pur deux généraux, un colonel de dragons et un colonel de gendarmerie. Une demi-heure après, les portes de l'habitation furent enfoncées. Le prince se préparait à une vigoureuse défense, déjà il avait couché en joue le colonel de gendarmerie Giiarlot, qui, le premier, était entré dans la cour ; mais le baron de Gr jmstein, son ami, releva son fusil en lui faisant observer que toute résistance était inutile, vu les forces considérables qui enveloppaient la maison. Le prince fut violemment enlevé de chez lui, emmené dans un moulin situé à peu de distance d*Ëltenheim, embarqué pour Rheinau, débarqué, conduit à pied jusqu'à Pfofslieim, mené ensuite en voiture, escorté par le colonel de gendarmerie Chariot, un maréchal-des-logis de cette arme et un gendarme. Le prince arriva à Strasbourg vers cinq heures et demie du soir. Transféré une demi-heure après, dans un fiacre, à la citadelle, 11 fut séparé de ses compagnons d'infortune. Le 18, dimanche, à ime heure et demie du matin, on enleva le jeune duc pour le conduire & Paris où il arriva le 20 & quatre heures el demie du soir, et à cinq & Vincennes. Le prince, eiiènuè de besoin, de fatigue, prit un léger repas et se Jeta sur un mauvais lit, sur lequel il s'endormit profondément. Ou l'éveilla vers les onze heures pour le faire comparaître devant un conseil de guerre, présidé par le général Hulin. On lui demanda quel grade il occupait dans l'armée de Coudé. Il lépondit: « Commandant de l'avant-garde en 1796. — Et depuis ? — Toujours à l'avant-^rde. »

« AraBl de signer le procèsverbal, dit la prince, je fais avec instance Im demande d'avoir une audience particulière du premier ConsuL Mon nom, mon rang, ma façon de penser el l'horreur de ma situation me font espérer qu'il ne se refusera pas à ma demande. »

(VU.LEMKR, ifyr le duc de Bourbon, Paris, 1854. in-8»).

Âpres sa comparution devant le conseil, le duc d'Enghien causait tranquillement avec le lieutenant Noirot de la gendarmerie d'élite. Il lui demandait depuis quand il était dans l'armée, s'il était entré nu service comme simple soldat et s'il aimait son métier. Tout à coup, Harel, commandant du château, entre, une lanterne à la main, suivi du brigadier Au fort, et in vile le princ/î à le suivre. Celui-ci descend dans la cour accompagné piir Noirot et par plusieurs gendarmes. Il la traverse et arrive à l'escalier de la petite porte ogivale de la tour du Diable, qui conduit aux fossés. 11 était deux heures et demie du malin.

11 faisait froid : la pluie fine qui tombait pénétrait les vêtements. A la vue de cet escalier étroit, tristement éclairé par une lanterne fumeuse, le prince étonne recule... 11 s'écrie :

• Où me conduisez-vous?

Dites-le-moi! t Point de réponse, c Est-ce aux cachots ?continue-t-il. Autant vaudrait mourir! » Alors, un des hommes de l'escorte laisse échapper ces mots significatifs : c Aux cachots? Non, malheureusement. 1 Et Harel ajoute :

c Monsieur, veuillez me suivre et rappeler tout votre courage. »

Cette fois, le prince a compris le sort qui l'attend.

11 descend avec calme les quarante marches de Tescalier en spirale, franchit le petit pont-levis qui sépare la tour du Diable des fossés, descend encore sept marches, longe la tour des

WW.U

LE VIlUX FAIIS.

L'arbre de Jessé.

(Qoartiar des Hallei.) Cet aaieiuble d« figures, quo Ton cfoit reorésenter un arbre de Jessé, orne U insi - 800 <ioi fait l*aagie de U rue des Prédieurs.

PARIS SOUS LB CONSULAT

Salves, arrive k la tour du Gouverneur, puis, au tournant, près du pavillon de la Reine, se trouve face à face avec le peloton d'exécution. L'adjudant général Pelé tient à la main une lanterne à demi ouverte, dont il dirige la lumière sur le duc d'Ënghicn. On fait arrêter le prince à cinq pas des gendarmes, le dos au mur du pavillon de la Reine.

L'adjudant eutr'ouvre son manteau el lit au prince la senlence de mort.

La lecture terminée, le duc se tourne vers le

une voii répond ironiquement du haut des glacis qui faisaient face au pavillon : « Veut-il donc mourir en capucin? >

Le duc d'Englilen tombe à genoux et, dans une prière silencieuse, invoque le Dieu qui fait les forts et qui consacre les martyrs. Puis il se relève et s'écrie : c Qu'il est affreux de périr ainsi de la main des Français ! . . . t

A ces mots, l'ajudaiit Pelé porte la main à son chapeau, et, comme s'il eût craint d'autres paroles, il se découvre rapidement. C'était le signal

LA P£AU OK L'OUAS OU JOHN BULL DÉPECÉ AVANT d'ÉTAË PAIS.

Caricature anglaise du temps. — (Bibliothèque de la ville de Paris.) Le mot anglab BuU lignifie UureM. La proverbe MigUit Cutling kjp ihe buU btforc ke U killei (dépecer le taurtau av«nt de i'atoir tué) correspond au proverbe franvais : « Vendre la peau de l'ourt avant de ravoir mit par terre >. Bonaparte, Talleyrand et lea antres font déjàles parts du balin. L'nn dit: « Nous prendrons tout ce que nous pourrons ». L'autre: « J'aurai le ventre ». Bonaparte : € moi, le milieu parce qu'a contient le cœur. ToL TaUeyrand, ta auras la tête, parce que tu t'entends à saisir le taureau par les cornes. » Mais Albion répond < Quand ces messieurs auront réglé leur plan, je tonnerai la doclie pour que le taureau se relève et nous verrons qui aura la peau trouée le premier. »

lieutenant Noirot et lui demande de lui rendre un service. Sa pensée s'est reportée tout à coup vers la princesse Charlotte. Il ne voit en face de lui que des visages cruels ou impassibles, et dans cette nuit qui s'achève, ses regards ont paru chercher la rive du Rhin, où gémit la femme adorée dont il croit entendre les sanglots et les soupirs. Il réclame des ciseaux, coupe une mèche de ses cheveux, la place avec son anneau d'or dans un billet qu'il avait écrit furtivement de Strasbourg à Paris, et prie Noirot de remettre le tout à la princesse de Hohan-Rochefort. L'offlcier le lui promet...

Le prince tourne son esprit vers Dieu. • Ne me donnerez-vous pas un prêtre? » demande-t-il. Alors

convenu. Les gendarmes font feu, et le duc d'£n« ghien tombe raide mort.

HkNAI WELSCUIffUEB.

(Le due d'Enyhien, Librairie Pion.)

Suicide de Pichegru.

(6 avril 1804).

GHAALKS Pichegru ex>général, s*est étranglé dans sa prison ; voici les détails de ce suicide :

Aux demandes réitérées qu'il en avait faites, et sur sa parole d'honneur de ne point attenter à ses

PARIS DB ISOO A 1900.

Page 1