‹ La vie parisienne à travers le XIXe siècle (volume 2)Chapitre 413 sur 455 · DILIGENCE A UNE ROUE AVEC CABINETS PARTICULIERS · texte numérisé non relu

DILIGENCE A UNE ROUE AVEC CABINETS PARTICULIERS

D'après une gravure du lemps. — (Collection Henri d'Alméras.)

il faut consommer, se tenir debout et parler, ou bien la police qui ne dort jamais, enlève les dormeurs et leur fournit un lit au violon du poste de

Ch. Appert toujours empressé de rendre service, ou, pour mieux dire, de coopérer au soulagement de la classe peu aisée, vient de conclure avec l'inventeur des voitures connues sous le nom chinois de Tcho-Thching (voitures- cuisines) un traité qui lui en assure exclusivement la livraison et l'usage.

PARIS SOUS LA RESTAURATION

M. Appert a bien voulu se charger de la direction de ces nouvelles voitures, afin de porter et de distribuer dans Paris des aliments abondants, sains et toujours chauds, à des prix très modiques, apprêtés avec soin et propreté, pour la classe nombreuse et intéressante des habitants de la capitale, qui n'ont ni le tenijjs ni les moveris de préparer euxmêmes leur nourriture.

Ces voitures, éizalenient éléi^antes. commodes et solides, sont à quatre roues et à deux chevaux; elles contiennent chacune d»Mix fourneaux et huit chaudières renfermant les ccuneslibles.

Le bouillon sera fourni à raison de neuf sous la pinte, et Irnis sous la mesure; «haqu»' plat sera livré au prix tle cinq sous pour les viauiles, et quatre sous pour les léfîumes II v aura, par arron<lis-

VIE \>V l'AMHKOX EN 18l*9.

le i^'r.iMirc du temps. — (Musie ('arni

..lot.)

le

la

sèment, une voiture qui parcourra lonics rues, halles et marchés, et distribuera les ments.

Les vivres seront entretenus chau<ls toutt journée et prêts à être consommés lors de la livraison. Chaque voiture pourra distribuer 2.000 rations par jour. Les administrations de bienfaisance trouveront une grande économie dans ce mode de service.

S. A. IL Mgr le duc d'Orléans, et M. de Belle^yme, ont daigné se faire rendre compte de cet établissement vraiment philanthropique Un brevet d'invention et «le perfection a été accordé pour l'établissement desdites voitures.

DllJUE.NCK A r.NK SEILK HOIE.

M Lange, sellier carrossier, rue Chantereine, n" 19, vient de terminer une diligence à une seule roue et inversable, qui doit éclipser, tant par la hardiesse de sa construction que par sa solidité, toutes celles qui ont paru jusqu'alors. Nous crovons devoir, conjointement avec tous les habiles ingénieurs, témoigner, non seulement à cet artiste, mais aussi à l'auteur de cette précieuse découverte, tous les éloges qui leur sont dus, et chacun doit avoir sa part d'encouragements.

Cette voiture qui contient vingt-huit personnes, se compose d'une berline A chaque extrémité et de dix cabriolets placés sur l'impériale; elle est mue par une seule roue placée au milieu, ajant

sept |»icds de hauteur et dix-huit pouces de lari^M'ur; de chaque cùté de la roue sont placés les matrasins. Chaque vovageur a sa place particulière, tlisposée de manière qu'il peut écrire, sans difficulté, quelle que soit la vitesse de la voiture.

La longueur de cette diligence est de dix-sept

Ii\TÉRIEl'Rj)E LA HALLF AU DLÉ.

Daprès une gravure du temps. — {Colirclion G. liarlni.inn.

pieds sur sept de large, et neuf pieds trois pouces de hauteur. Cinq chevaux, conduits par un postillon, sont attelés à une flèche tournant sur une roue brisée; une roulette est adaptée à chaque coin afin d'éviter le versement. L'économie du tir est d'un tiers, et celle du personnel, de moitié.

L'auteur de cette voiture est un Marseillais qui a obtenu un brevet du gouvernement : M. Lange est le même à qui nous devons la construction des Carolines et des Diligentes.

PARIS DE 4800 A i900.

ÏATRE DES VARIETES SUR LK BOULE VARI> MONTMARTRE. D'après \ine gravure du temps. - fCoUeciion (î. Hartmann.)

Omnibus-colosse.

Cette voiture, qui laisse bien loin derrière elle toutes celles que l'on a vues jusqu'à présent, contient plus de cent personnes.

Ce colose immense est mu par quatre chevaux marchant dans l'intérieur, sur un plan incliné, force motrice en usage, qui remplace les machines à vapeur; il est soutenu par sept roues, à peine apparentes, deux par devant, deux au milieu, et trois derrière ; sa forme est celle d'un petit navire, il a deux étages; un pilote, le gouvernail en main, peut à son gré le faire tourner de toutes façons, l'arrêter ou ralentir ou accélérer la marche.Sadimensionestde douze pieds de hauteur

CHATEAU de M"* DU CATLA A SAINT-OUEN. D'après une grarure du temps. — (Munée CarnaTalet.)

Louis XVIII avait fait construire sur les débris du vieux château un vaste et élégant paril* Ion dont il donna la propriété à la comtesse du Cayla. Celle demeure historique devait être merveilleusement embellie et dans ce but Louis XVIII y fit transporter des meubles princiers et des tableaux de grands mailres.

sur douze de large, et vingt-six de long.

L'intérieur de cette ingénieuse voiture est composé d'un élégant salon, richement décoré, dans lequel sont pratiqués (juatre escaliers, commun quant à une galerie spacieuse formant le deuxième étage, et où l'on peut se promener et s'asseoir.

Les entrepreneurs de ce vaisseau terrestre n'ajant rien négligé pour réunir l'utile à l'agréahle, on v trouve tous les rafraîchissements que l'on peut désirer.

Il est destiné à parcourir la chaussée de ]'incennes à Xenilly, par le fauhourg Saint- Antoine, les boulevards, la place

Louis XVI et les Champs-Éljsées.

11 a été exposé un modèle de cette sorte de

phénomène ambulant au bureau des voitures du

boulevard de la Madeleine, n» 17.

(Anonyme.)

Les papiers de Barras.

BARRAS, qui reprit Toulon, vendu aux Anglais par la trahison; qui, dans la journée du 9 thermidor, sauva une multitude de victimes réservées au supplice; qui, le 13 vendémiaire, garantit la France des désastres dont elle était menacée; qui, le 18 fructidor, sut faire de nouveaux sacrifices pour conserver et consolider la liberté; Barras, ex-directeur de la République française, est mort le 29 janvier 1829, à onze heures du soir, dans son hôtel, rue de Chaillot, n** 70.

Le lendemain, 30 janvier, M. Pinart,Jjuge de paix du premier arrondissement de Paris, assisté de son greffier, se présenta pour apposer les scellés sur les papiers de l'exdirecteur Barras, et montra au soussigné et à son frère, amis du défunt, une lettre de M Jacquinot-Pampelune, procureur du Roi. Cette lettre, en date du 15 juillet 1825, mentionnait que le ministre de la justice (alors M. Pe^ronnet), ayant appris que M. Barras était très malade, et sachant qu'il avait entre les mains des papiers du gouvernement, et notamment des lettres autographes émanées de Louis X F/7/, avait donné pour

PARIS SOUS LA RESTAURATION

instruction à M. le procureur du Roi de faire apposer les scellés quand le moment serait venu, sur tous les papiers de Barras qui pourraient intéresser le gouvernement.

Ainsi, c'était en vertu des instructions du garde des sceaux transmises par M. le procureur du Roi, que M. Pinart se présentait pour apposer les scellés Lo soussigné demanda à Pinart s'il se croyait lié par un ordre qui datait de quatre années, «'t qui émanait du dernier ministère, tombé vsous le poids de la réprobation générale

M. le jug»' (le paix, loiil en montrant les formes

sait, comme légataire universelle, à ce que les scellés fussent apposés sur les meubles et effets de la succession.

Pierre Grand.

(Tentative d'enlèvement des papiers politiques de Vex-divecieur Paul Barras.)

Le mouton enragé.

(20 juin.)

Fij.Mirez-vous un joli mouton blanc, frisé, peigné lavé clia(jue matin: les veux à fleur de tète, les

miAGE D'ArSTERUTZ

U SAIPÉTKÏÈRE

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