ATTAQUE DU LOUVRE PAR LE QUAI DE L ÉCOLE
(Juinet 1830.) D'après une gravure du temps. — (Musëe Carnavalet.)
au théâtre en chaussons, pour ne pas se casser les jambes en traversant les ponts et dirigeait le travail une chaufl*erette sous les pieds, pendant que ses interprètes grelottaient à l'avantscène. Ce fut une ruée frénétique vers les billets. Dès le 42 février. Benjamin Constant, impuissant à trouver une place au bureau de location, sollicitait de Victor Hugo deux places dans une loge. M. Thiers, plus exigeant, voulait « une loge de six places et des moins élevées ».Tous les amis de l'auteur étaient venus offrir leur concours et s'étaient constitués en tribus qui comprenaient toute la jeune élite intellectuelle. Théophile Gautier, dont le gilet
style : « Si tu ne retires pas ta sale pièce dans les vingt-quatre heures, nous te ferons passer le goût du pain! » Un jeune homme, nommé Batlom, avait un duel pour Hernani et y était tué; un brigadier de dragons mourait, laissant ce testament : « Je désire qu'on mette sur ina tombe : Ci-gît qui crut à Victor Hugo! » A la fin de mars le propriétaire de la maison de la rue Notre-Dame-des-Champs signifia congé à son locataire. Ce même jour (23 mars), le Vaudeville donnait la première représentation d'une parodie — fort spirituelle, d'ailleurs — de Duvert et Lausanne, sous ce titre : Arnali, ou la contrainte par