‹ La vie parisienne à travers le XIXe siècle (volume 2)Chapitre 98 sur 455 · L IM1»K RAT RICK RENTRANT AUX TIILKRIES · texte numérisé non relu

L IM1»K RAT RICK RENTRANT AUX TIILKRIES

(D'après une gravure anglaise de l'époque.)

)es bureaux se trouvent rue des Petits-Champs (là où débouche la rue Méhul), presque vis-àvis la maison que J.-J. Rousseau habita avec sa Thérèse.

Au milieu de tout cela, la restauration de )a Saint-Charlemagne, cette fête des « Forts en thème », disparaît, noyée; mais il y a foule, au moment de Carnaval, rue de la Feuillade, n° G, chez Léon, le seul costumier où puissent aller décemment les habitués de Frascati, des salons des Etrangers, les assidus de « Coblentz ».

Cohlentz est depuis douze ans la promenade la plus suivie de la belle saison. Après le Carnaval, après la Promenade de Longchamp, il faut au moins y faire une apparition, sous peine de déchéance, sous peine de n'être plus compté parmi la * Fine lleur des pois » . On

pagner le tonnerre et dans le ventre duquel une famille pourrait loger à l'aise > ; de la Tontine Laf argue, dont les actions sont des brevets de longévité; des nouveaux réverbères de Vivien et de Bordier de Verpoix, et de l'orang-outang, qui vient d'arriver à Paris, et du zèbre femelle, t un des principaux ornements du jardin des Plantes »,qui s'est laissé mourir, et..., mais de quoi ne parle-t-on pas, à Coblentz, le • Club des Pannes » de l'Empire ?

Tivoli a d'ailleurs quitté ses quartiers d'hiver, la Cité, pour établir ses t jeux folâtres et donner ses fêtes brillantes dans le jardin délicieux de la rue Saint-Lazare »; la foule se presse à la salle Montansier {Théâtre du Palais-Royal) aux exercices « incomparables » d'une troupe de chiens savants, ou

PARIS SOUS LE PREMIER EMPIRE

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au Cirque Olympique de Franconi, ou, encore, au Panorama de Tiisit, installé sur les terrains de Tancien couvent des Capucines.

Tandis que le Bal de Sceaux, que contera Balzac, et le Ranelagh, dont une de nos rues rappelle le souvenir, appellent à leur réouverture la « haute société », les boutiquiers, pendant ces jours d'été, s'arrêtent aux carrefours pour écouter le :

Souvenez-vout-en^ Sonvenez-oout-en!

de Monsieur et Madame Denis ^ troublés dans leur quiétude et dans leur dilettantisme par les sonneurs de quartiers qui les convient, souspeine d'amende, à arroser et à balayer deux fuis par jour, au droit des lieux qu'ils occupent. A vrai dire, la plupart ont remis ce soin,

La chanson do M. et Mme Dmis, qui est restée populaire, a pour auteur Di^sAiT.iF.ns. Celui-ci lui dut le commenceuienl de sa réputation, ainsi qu'à sa parodie de la Vestale qui est de la même époque.

moyennant finance, bien entendu, à un sieur Destor, dont les bureaux se trouvent Cour Saint-Martin, rue Royale, n» 20 {actuellement partie de la rue Réaumur^ entre les rues de Turhirjo et Saint' Martin).

S'il en était autrement, comment feraientils, ces pauvres boutiquiers, pour aller dîner sur l'herbe des Prés Saint-Gervai^, sous Tombrage du petit bois de Romainville, sous les tonnelles de Montrouge et de Port-à-r Anglais; pour aller manger une friture à la Râpée, des pieds de mouton au « Veau qui tette », place du Châtelet; pour assister aux courses de chevaux du Champ de Mars et pour prendre, au pont de la Concorde, la Galiote qui les conduira à la fête de Saint-Cloud?

Combien cependant, en dépit de tracasseries sans nombre, ils aimaient Paris, nos ancêtres î

N'est-ce point vers cette époque que l'aspect des rues marchandes se transforme et tend à s'embellir? — Le magasin a supprimé la

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