MEDAILLE FRAPPEE A L OCCASION DIT TRANSFERT DE LA BANQUE DE FRANCK
(Musée des médailles de la Monnaie. )
vieille boutique, et, alors, commence une curieuse lutte de façades, d'étalages et d'enseignes, trop souvent ignorée. Chacun veut avoir son tableau, son enseignepcinte à l'huile, sur toile, que l'on paye, ma foi î jusqu'à mille écus : luxe inouï, incroyable, qui pendant des années donna l'aspect curieusement pittoresque, aussi le plus fantastique, aux rues Saint-Honoré, Saint-Denis, des Lombards, Neuve-des-Petits-Champs, les beaux quartiers du temps, et commença • la pompe merveilleuse des boulevards de Paris ».
Pauvre Paris d'alors dont nous regrettons
les vestiges, encore qu'il nous serait très désagréable tPhabiter ses rues étroites, privées de soleil, et ses maisons incommodes où s'entassaient nos pères.
Voyez-vous, à la moindre averse, les rues changées en rivières et charriant les détritus innomables oubliés dej)uis plusieurs jours : voyez-vous les rues sans trottoirs et les piétons n'ayant (jue l'abri des bornes pour se garer des voitures; voyez-vous, en cas d'incendies, les porteurs d'eau et les liaquets mobilisés au son du tocsin: voyez- vous, dans chaque rue. le sang s'écoulant dosbouchcrie^. des tueries, vers le ruisseau où se souille le passant qui assiste, pour ainsi dire, à rai^uiiie
quables. Boilly, seul, donne vraiment la note patriotique, exempte de platitude, et vibrante,
MADAME 1>K STAKL.
(D'après le portrait gravé par Taveriiier.)
Anne-L<>(iise-(i(Tin(iine Ncckcp, baronne «If Siat'l-Hulsl'in, naquit à l'ariï» h- 2:1 avril I76G fl mourut dans celle ville le 1 i juill. i IS17. Son silon exerça un véritable règne et eut trois épO(|ucs : eelles de la Révolutiim, du Consulat et de la Hestauratioii. Le premier fut le plus influent. C'est là que se réunissaient tous les personnages marquants du Directoire. Le second fut l'asile des éniigiés rentrés et des démocrates frondeurs. Tour Honaparte c'était un club; il le ferma et c.vila Mm«* de Staél. tlle le rouvrit en i6l*, au retour des Bourbons, et alors Wellington s'y rencontra avec Lftfuyelte, Fouché avec Henjamin Constant.
du bœuf que Ton abat à grands coups de merlin !
Et voyez-vous encore, pour se rendre à la fête artistique par excellence, au « salon », notre « Tout-Paris » traversant les ruelles étroites, tortues et fangeuses qui occupaient non-seulement remplacement où est aujourd'hui ie square Gambetta, mais encore la place du Carrousel, au moins en grande partie!
Cependant on s'empresse au « Salon » de i808, qui s'ouvre le i4 octobre, jour anniversaire de la bataille d'iéna. David, Gérard, Gros, Guérin y montrent des œuvres remar-
MAlJAMK HKCAMUiR.
J(anne-Fran»;oise B«rnard. née le i <lécembre Mil, à Lyon, épousa en iT<i3 le banquier Jules Kéranii<r. Son salon devint le centre de la vie intellectuelle à Paris sous l'Empire, File fut e.xilée par .Napoléon. Mme Récamier mourut le 11 mai 1840.
et généreuse, dans cette toile admirable, aujourd'hui au 3Iusée Carnavalet : le Départ des Coiiscrih de 1807 .
Edmond Be.mrepaire.
FAÇADE DE L ECOLE DE CHinUHGIE.
Gravure de Janinet. — (Collect. de M. Jean Dutilleul.)
I^ pnmiëre pierre d<' l'Fcole de chirurgie fut placée le 14 décembre 1774 par Louis XVI. L'édilice fut élevé d'après le dessin de Gondouin et sur ren5plac(>ment de l'ancien collège de Bourgogne. Dans le fronton qui couronne le jtéristyle est un bas>relief exécuté par Berrdf.r représentant Us ligures allégoriques de la Théorie et de la Pratique se donnant la main (Dulaure, Hi$l. ie Paris).
s. E. MGR J.-B. DE BELLOY, CA Kl» IN AL AKCHEVÈnlE I) K !• A H 1 S , SIH SON LIT MOHTIAIRK
D'après une gravure de l'époque. — (Musée Carnavalet.)
JeaD-Baptistc de Helloy,né en 17m0, descendait d'une fumille d'épée. Knlré jeune dans les ordres, il fut évoque sous Louis XV et Louis XVL Après avoir succédé à Marseille au cardinal de Belzuncc, il dut, pendant la Terreur, se réfugier dans son pays natal. Le Concordat l'appela à rarchevéché de Paris. Il devint cardinal, conile, sénateur. C'était un homme pieux, vertueux, plein do zèle religieux. .Napoléon lappréciail beaucoup. Il mourut presque centenaire (10 juin ISOSj.
LES ÉCHOS DE PARIS
L'aspect de Paris en 1808.
ON est fort étonné, en arrivant à Paris, par quelques-uns de ses lauhour^'s, de traverser des rues sales, étroites, bordées par de vilaines petites maisons; cenest (juc dans les beaux