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ASSEMIII.EE NATIONALE. - M LK PRESIDENT M A II T E I. l' Il OC I. I M A X T I. ELECTION I) ! M liRËVY COMME E> REMUENT UK LA II i: I- ! Il L loi K
Photographie d'après une gravure «ur Imis. — (Clii-ho Roi >iet.)
Le 3U janvier, en dépliau! fours journaux iln matin, les Parisiens apprennent que des difficultés se sont élevées entre le président de la République et le ministère Dulaurc : une crise youvcrncinciitalc est ou-
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verte ; le maréchal de Mac Malion a donné sa démission; l'Assemblée nationale est appelée ù lui choisir un successeur. Dans la soirée, la foule, massée sur les boulevards, reçoit avec dc> an lamations la nouvelle de l'élection de M Jules (îrévy. par '.UY-i voix sur 1170 votants.
I.c nouveau président s'inslalfo immédiatementi l' Elysée, bien que la Constitution do 18T.*ï ail fixé le siège du gouvernement à Versailles. Paris reconquiert ainsi son rang de capitale. Les Chambres n'y reviendront qu'en novembre.
Le cahincl Waddington inaugure la nouvelle présidence de la République parle dépôt ■ l'un projet de loi d'amnistie partielle en faveur Je- condamnés de la Commune. La Chambre l'adopte le i\ lévrier, le Sénat le •2H. Aussitôt des comités de secours s'organisent dans tous les arrondissements ; les journaux républicains ouvrent des souscriptions au prolit des amnistiés qui vont rentrer en France, l ue matinée littéraire, présidée par Victor llugn et Louis Itlanc, est donnée au Tbédlre-llistorique. le -JN mai. Ou y entend les deux Coqueliu, Monnet -Sully. Lufontainc, Mme* Favait et Marie Laurent.
l'A m s ni: isoo a iboo.
CHAH (LK COMTE AWKI'KK |.»: NOHJ
Caricaturiste, décédé le 6 sepu-uibn- 1879.
(D'ipiv»uii' phnlo^raphir de M. <i, Muimiu.
Le premier eonvoi des amnistiés, que le transport f** lor u débarqués ;'i Port-Vcndres, arrive à Paris le SI septembre, h quatre heures il h matin. Trois mi Ile personnes, pour la plupart des parents ou «1rs amis, les attendent ù la gare d'Orléans. Aucune manifestation politique : on a oublié le passé; résout des Français qui reviennent et à qui l'on rend la patrie.
Les convois se succèdent à des intervalle* rapprochés. Le plu* grand nombre des rapatriés est dans h' dénuement le plus complet. On s'empresse de leur fournir des aliments, de l'argent, un logis. Le total des sommes recueillies, y compris les 1(10,000 fr. volés par le Conseil municipal de Paris, se monte a234,6(ii francs, et l'élan ne se ralentit point. Paris se montre généreux sans réserve D'ailleurs, ceux que l'on a assisté- n'ont que des vêtements en lambeaux, pas de pain et pas d'abri.
Truis mois avant l'arrivée du premier convoi d'amnistiés, Paris avait reçu la nouvelle de la mort de l'cx-princc impérial, lué au Zoulouland. I n service funèbre <'st célébré |)our le lil> de Napoléon III, à l'église S.iint- Augnslin, le SI» juin, et a l'aspect d'une revue du parti de l'Empire. On y voit M. Itouher. le maréchal Çunrobcrl, le baron llausMiiaun, M. Elenedellii l'avocat Lachaud, plusieurs douzaines d'anciens fonctionnaires du régime impérial. Quelques centaines de curieux assistent à ce détilé.
La préfecture de la Seine et le conseil municipal de Paris, qui avaient trouvé un refuge au palais du Luxembourg, après l'incendie de rilôtel-de-Ville, doivent céder la place au Sénat lorsque le retour des Chambres ù Paris a élé décidé. L'Ktat met à leur disposition la partie des Tuileries connue sous le nom de pavillon de Flore. Mais avant d'y entrer, l'administration préfectorale est dans l'obligation de faire déguerpir une foule de ménages qui habitaient sans droit l'immeuble national, et toute une cavalerie que, sans droit aussi, d'influents personnages avaient installée dans les anciennes écuries impériales, destinées à devenir les locaux de la caisse municipale.
Avant de quitter le Luxembourg, le conseil muni'-ipal adopte, sur le rapport d'un «le ses membres les plus éuiinents, Viollel-le-Doe, le plan de décoration artistique de l'Ilôtel-dc- Villc, l'érection de la statue d'EUen ne Marcel, près de la maison commune, et celle de la statue de la République, coiffée lu bonnet phrygien, 6ur la place du Chaleau-d'Kau. D'accord avec le préfet de la Seine. M. Ilerold, il donne à des avenues, boulevards et rues de Paris le nom de Diderot et les noms républicains de Hoche, Kléber, Ledru-Hollin.
Le nom de Lukanal n'est pa> oublié. La veuve du conventionnel vit encore à celle époque. Le conseil municipal lui envoie copie de sa délibération, et elle répond par une touchante lettre de remerciements.
Notons, rapidement cl sans ordre, les faits divers de l'année. Deux réceptions à l'Aca-
ù. us viLLsasmar Directeur du Figura, décédé le lt avril 1879.
(I)'iprrs MM Jiliotoguphie de Km.»». :
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(Dessin do Luigl Nom, d'après son lableau. Gravure de A. Lepéie.)
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