A ONZE II ETRES DIT MATIN
D'après un dessin original ilo Scott. — (Bil>liutliè<|ue nationale.)
artiste river, la maison de Molière pcrsisle jusqu'à son départ pour l'Amérique.
Au Snlon de peinlurc.au Palais de l'Indu»-
KOCTECn MROCA N* à SâiBlr-rox-U-liramleni i*ti, mort |c s juillet 18*0. ( |i'apr*< uno pbukyrkphiF.)
trie, un fait imprévu (rouille un instant les opérations du jury : des sursis ont élé accordés à des artistes pour le dépôt de leurs œuvres par le sous-secrélarial des heauxnrts. M. Douguereau considère celle mesure comme une violation de ses prérogatives de président du jury, et donne sa démission. Beaucoup de bruit pour peu de chose, car tout s'arrange bientôt.
La mort de tîustave Flaubert, à Croisse!, près Rouen, attriste les lettres. Elle précède de quelques jours l'élection do M* Housse à l'Académie française.
La composition du cabinet a subi des modifications. M.Constansa remplacé M. Lepère A l'intérieur.
Le 10 juin parait un décret d'amnistie pour tous crimes et délits se rattachant aux insurrections de 1870 et 1871. ainsi que pour lous crimes et délits politiques commis jusqu'au 19 juin issu par antithèse, le 30 juin a lieu l'expulsion des jésuites, à Paris et en province.
Juillet enregistre deux morts : le chirurgien Paul Uroca, à qui la France doit d'occuper le premier rang dans la science anthropologique; et le financier Isaac Pereire. qui fut, jadis, de l'état-major des Saint-Simoniens
ARRIVEE J'E MUI-I MICHEL A LA GAItt. «AINT-LAZARK
Elle est reçue par Louis Blanc, Rochefort et Clemenceau
l> »prti un dttiin de VniGi. — ( Bibliothèque ndlon&le.)
CXrVLMUN HE» UOMIMCAINS VK LA RUE JBAN-IIE-DEAIIVAIS
Dessin d'aprùs un croquis de M. Du k lRil>liolhc<|ur ntlionale.)
SÉANCE l>E LACIIAMUIIE Hf.t IiKl'UTKS M H NOVEMBRE 1880
Expullion de M de Itaudry d'Asfion.
I>'eprti un dessin de M. Il»t.\iv — (Itibliolhèque D*tii>n«lc.)
et introduisit le premier dans la presse le compte rendu de la Bourse.
En septembre, on inaugure h Saint-Gcrmain-en-Laye la statue de M. Thiers, œuvre du sculpteur Mercié. et le cabinet Kerry succède au cabinet Freycinet.
L'opinion salue avec gratitude la fondation delOrphelinat des arts, rue de Vanves, création de Mme Marie Laurent. On apprend la mort d Oflenbach , dont la musique , disent les malicieux qui aiment les jeux de mots, lit sauter l'Kmpire.
Le 21 octobre, la Comédie-Française célèbre le deuxième centenaire de sa fondation, et ce jubilé de la maison de Molière est précédé, la veille, d'une représentelion de gala qui datera «laits les annales du théâtre. Le Tout- Paris des grandes premières se trouve réuni dans la salle. Chaque spectateur a un nom illustre. Chaque personne qui paraît, incarne, comme le dit avec raison Claretie, un talent ou une renommée : Victor Hugo, Alexandre Dumas fils, Victorien Sardou, le duc d'Aumale. Jules Sandcau, Kmile de Girardin ; il faudrait citer toute la littérature contemporaine. M. Étoile Perrin, l'administrateur de la Comédie, n'a d'ailleurs oublié dans ses invitations aucun des noms qui ajoutent brillamment à la gloire parisienne. Toute la troupe, sociétaires et pensionnaires, se fait applaudir lorsque M.Got, le doyen, récite la poésie de circonstance écrite par M. François Coppée. Chacun des interprètes de /7mf/romptu de Versailles est l'objet d'ovations flatteuses : Coquclin, Delaunay, Maubant . Worms, Truffier, Laroche, Mlles Samary, Croiielle, Madeleine Brohan, Favart, Dinah Félix. Broisat, Dudluy.
Les soirées littéraires de Mme Adam font événement. Le high-life intellectuel n'en manque aucune. Aussi bien toute la vie de Paris, mondaine et môme parlementaire, se concentie en ce foyer de la causerie. M. Paul Déroulède y lit, pour la seconde fois, sa Mwbile, qui fait pressentir le champion politique.
Le retour de Louise Michel de la Nouvelle- Calédonie, les procès de la baronne de Kaula et la réouverture des Chambres ouvrent In saison d'hiver.
Les députés discutent l'inamovibilité de la magistrature, les sénateurs la loi sur renseignement des jeunes filles. Mme Thiers meurt, et, pendant que la presse rivalise de lyrisme à glorifier M. de Lesseps, Panama et Christophe Colomb, Eugène Labiche est reçu à l'Académie française. C'est la dernière occasion de Tannée fournie à Paris de rire de bon cœur. L. Sbvin-Dksplacbs.
l'A H I S SOUS LA TKOISIKMK R BP U B 1. 1 Q V K . 20B
LK Q l' A I JEMUAPES. — KOI.ISK ET l'OXT S U H II. CANAL SAIXT-M ARTI3I
D'aprèl un dessin de Lucien Gautier. — (Collection de l'Ai t.)
LES fcCIIOS DE PARIS
Ce spectacle était vraiment curieux et imposant (ont u I» fois.
Toutes ces banquises on miniature se sont mises a descendre le deuve en se heurtant aux piles des ponts et en tournoyant avec rapidité.
Un grand nombre de curieux suivaient attentivement sur les quais les péripéties de la mise en marche de ces glaçons, dont quelques-uns ont encore une grande superficie.
Ailleurs, la Seine, qui monte à vue «l'oeil, est un fleuve a double fond. La couche de glace est en partie submergée, mais elle résiste énergique* ment à l'action de l'eau et a la température Le courant supérieur qui roule sur cet le surface solide amènera pourtant la débâcle complote ces jours-ci.
Sur certains points, au contraire, notamment entre le pont llovnl et le pont des Sainls-Pércs. la glace s'est détachée des rives, et elle flotte comme un radeau. C'est assez dire que la débâcle, provoquée par des moyens nrtiliciols, est loin d'être terminée.
Le fleuve est libre aujourd'hui, jusqu'au pont Solférino, sauf le dessous du pont delà Concorde, dont trois arches sont encore obstruées Cet endroit n'a pas pu êt re débarrassé aussi vite que tout le Côté d'aval, à rnuse de l'impossibilité où l'on a été de faire usage do In dynamite.
La crue de la Seine, voilà lo danger du moment Los prévisions du bureau de la navigation ont clé pleinement réalisées hansl'espace de vingt-quatre heures, il s'est produit une hausse de plus d'un métré.
Hier malin, à dix heures, le fleuve débordait
La débâcle de la Seine.
La débâcle des glaces a commence hier malin, :t janvier, a neuf heures, au pont Picard. La cloche d'alarme de Ilercv s'est fnit entendre aussitôt, prévenant les riverains.
LE VIEUX i aris.