I .théâtre et conr.rt
l'if fHI fttl - La
Beaux- Arts.
8alon: Job, par Hoouat — Hrlour dt chisie. par Harplpniea. - l'ra l'atrta Udut, pir l'uvi. de C.uavannet. — i. j\it t. par (mainte Marc au. - Jtannt , é Art. par lia. tien Lepage. — Cam, par Cunnoa. — /.<■ lion SêwmriM*, par V|,,rot — Lt .v<ir. par Juin Hreloo. — La Urtttdtt mut, un. par Keil, — /, Arri- >tt*t. par Dagnau-Bouvercl - Dont ta Cemj <■•)>«•. pir Lerollc - l.r Hrtaur du Irtuftau, par Vuillelrov.
Lt limir èr l faj mgrtutxU, par Chapu. — Utrnaré l'ait,,*, p.r BsrriSt, - IhHt, chaMf<- <n ,our,,, par *uchei*l. - La Outrrt, par tubé. - Ir/rjuin. ur ï*»inl Marccaux
Exposition des oeuvres de Couture au Palai. de Dadas] rie,
Réorganisation du Conasll des beaux arts
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PaiAIlBMgllI» .1 dé- ■ eml.re IStO.,
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, : LAn* — Religions tt Rtliyion. — t Zola : .Ymm. - Ê. Zola. Ouy de Ma u passant. Cèard, Hennlque. Paul Alexis : La
-Seir-ei «V Mrian . — Ludovic Halèvy : Lu Prtitrt Cardinal. - Huysmans : Ci oauii l'aritittu — Loti : Lt Slariay de Loti. - J. Clarotle : La Vit a l'arit (première aérie).
I ondation du 011 Dlat, par Auguste DumonI (premier numéro : 10 novembre) — de / iniriiniiVanf. par Itocheforl (premier numéro : H juillet) — du Aï l>u u, ni Ma.trt, par Blanqui - de la Lant.rnt du TViWrl.
TheAtre (Débits et Phehiébk».)
Théâtre-Français. — 10 lévrier. Itattitl Rachat, comédie en i acte», |>ar Vidorien >ardou Début de Mlle Bartet. — Î9 novembre Représentation de retraite de M. Talbot.
Opéra. — H mars -lu/a, npéra en é aiiet, parole* de Du Li>cle et Nui lier, musique de Verdi. — I" dérembre. La Korrigant. ballet en ! ac:es, par t«ppée: i-horégTaphie de Mérante. musique de Widor.
Opéra-Comique. - 1 » mari. Début de Mlle Van Zandt dans le n'.!c de Mignon. — ïû décembre I. Amour nséi/ertn. opéra-omiqut en 3 a. tes. paroles de Ch. Wonselet. musique de l'oise.
Odéon. — SJ mars. Lrt \octs d'Attila, drame rn 4 actes, en ver», pir II. de Itornier
Vaudeville. — 30 janvier. La Satab, comédie en ô acier, par A. Iiaudel et Pierre Eliéar. - 19 mai .V«, lUfut-t rn robe dt tbambrt, comédie en i acier, par l'aul Kerrier.
Gymnase. — l« j,ovier. Lt$ llonnêtn Ftmmti, comédieen I acte, par Henry Uecque. - IC janvier. L, FOI dt Coralir, romedie en * scier, par Albert Delpit.
Palais-Royal. - 3 mai. Lu Dtux Ckambrts. vaudeville en I acte, par Maurice Ordonnera - 6 déci mbre IHi erteni. comédie en 3 aelcs, par Victorien Sardou et de Najas (suecés).
Porte-Salnt Martln. - 17 mari, l.n Etran- $lrttr, dt l'artt, drame rn 11 actes, par \. Ilelul.
Théâtre des Nations. - ît août Le* Suiti du •Mlrnars', drante en ô acier, par Pierre /acruoe, tk Henry et M .ry Uiqoel — ÏS décembre. Galat<-t, piére en 1 atles, traduite de Ilasiliadis, par Mme Kdntond Adam.
Bouffes Parisiens - 10 mars Ut J/ouiuscloirei un etawafa r.p-ra biuffe en 3 acier, par P. Kerrier et J. Pré tel, murique de Varney. — ï9 dé-embre La Slattattt, opéra . tunique en J actrr, parole* de t.bivol et liuru, musi>|ue d'Audran .grand tuccèa).
Renaissance. — 30 œiubre. Btllt Lurtttr. opérabouffe en 3 actes, paroles de Blum, Blau et loché, musique d'OlTenbaeh
Folies-Dramatiques. — i octobre. Lt A'ieofa», opéra comique en J aeler, parob a c et l-eterrier, murique de l.acome.
Lest morta de l'nnnùc.
Le jouroriiale de Blévllle î janvier,. - Jules Favre. ancien membre du gouverne m nt de la Défeno' nationale {15 j.tnvi. r — U journaliste Oranlcr de Cossagnao 30 jassien - Bersot. directeur de l'rVoir normale eupérirure i février). - Crémleux. snrien membre du gouvernement dr la Défense national ! 1 1 février . - Lemoine Montlgny. directeur du ..tmnase 10 mars) - Claude, ancien rhef de la poJ>" >ûr*té 12 avril . - l.r romancier Élouard Duranty 16 avril - l e p. iotre Oudin 11 avril). - L général Vlnoy i» avril . Le liuérat-ur Êdouard Fournier là mai . - Oastambida. président de la Cour de cassation (16 mai). — Le ■ «marieur Paul de Musset U msi . — Hippolyte Passy. membre de PlnatilUl * juin) — Le général Aymard. COaUnaadaaJ de l'armée de Parla 1 1 juini. - Broca. membre de l'Académie de mêde- <ine (NjiiilM) — Le musicien Ollenbacb lu octobre . Larclf u' «ur de Saulcy (7 novembre) — Le littérateur Xavier Aubryet 11 novembre). — Le peintre Léon Cogniet (.'j nosembre). — Mme Thiers(io d^embre...
LA FÈTK US VICTOR Ht GO. — LA Fol LK ACCLAMANT LF. l'OK.TF. II F. V A N T SA HAUOK D'après un dessin de Gki»ai»i.iv. — (Hil.liulhè|ue nationale )
MIL! LITTME
Né & Paris en 1801, décidé lo 3 juin 1881.
D tpei-t ua Je>MH Je Baslicn-l.cp«^o
I"Vauin ■ 'éveille, le \" janvier, avec sa parure d'hiver : la neige encapuchonné les toits; les squares el les* promenades deviennent inaccessibles, les traîneaux à col de cygne glissent sur les allées du Hois. Tandis que les escouades de balayeurs s'activent pour rétablir la circulation, les curieux su massent le long du fleuve dont la crue vient battre les murs de soutènement des quais. Là Cité et l'ile Saint-Louis disparaissent, submergées.
Par celle température maussade, il faut vraiment l'espoir de manifestations révolu* Uonnaires dirigées surtout contre (îambetta pour qu'une foule compacte assiste aux obsèques civiles de Hlanqiii, l'Apre journaliste de Ni Dieu, ni Maître, presque oublié depuis 1818. Quelques bagarres au Pèrc-Luchaisc, quelques clameurs en faveur d'Henri Hochefort ne troublent point l'ordre dans la rue; le vieux socialiste, au visage énigmatique. n'a pas le don d'émouvoir le peuple par delà la mort.
lo
PARIS DE 1S00 A l<J(MJ.
La manifestation inoubliable de l'année, c'est lu fête du 27 février que Paris et la France célèbrent avec enthousiasme, en l'honneur des quatre-vingts ans de Victor Hugo. Tout un peuple, confondu dans un même élan d'admiration et de gratitude, défile, avenue d'Lylau, devant la demeure du poète. Les estrades disparaissent sous les fleurs: les drapeaux claquent à toutes les fenêtres. On acclame le discours que le robuste aïeul prononce de son balcon. Kl, toute la journée, ce ne sont que compl nienls de délégations, ulluculionsémues des corps conslitués ou sonnets dithyrambiques f,\ des disciples.
Afin de comm é more r celle solennité, leconseil munici pal décide que lu place d 'L y lu h s'appelle ra désormais place Victor- llu po. Pourquoi faut il que de semblables minutes n'aientpadans la vie nationale une répercus sion plus durable
qu'au lendemain on
liuue de s'entre-déchircr Les affiches multicolores qui, deux mois plus lard, constellent le> mur- de- édifices, l'expliquent assez. La fièvre politique batson plein ; elle recommence à détraquer le cerveau de très pacifiques électeurs ; partout, l'on pronostique sur les chances de succès des candidat-: < t l'on oublierait facilement, parmi ce tumulte, que nos soldats soutiennent oulre mer une lutl«' héroïque contre les Kroumirs si les fêtes de bienfaisance des Tuileries et le> couplets sur l'unis, dont les chanteurs ambulants lassent les habitués du parc Monceau, n'avertissaient de- progrès de la conquête. Les Numa MounK'btun pullulent et jamais truxve de Paudet ne parut venir à meilleure heure. Pour échapper à celte contagion, il faul ou la sérénité d'un I tenon, qui au milieu de l'enlantement du ■ Grand Ministère ». des duel- à
■KDAILLI i:S«mB<KI*TIVS ■K l'kuvi-i rlo* i>*»:t. i:ct mi ■ l rt:
Gravés par Ru ri
lUu*4t du I ulruil- urf •
l'cpée et des duels de paroles, jette un regard aimant sur la fin du monde antique et donne sa belle étude sur MarcAurèle — ou le seeplicismed'Analole France \lt Crhte de Syftrsirr Ifannnrd) qui, dès son premier roman, lait pressentir l'agilité d'un esprit essentiellement philosophique. Le goût fâcheux des révélations littéraires se propage : le Temps ayant publié quelques lettres de George Sand et d'Alfred de Musset, les écholiers el lesérudils, flairant le document sensationnel, scrutent, fouillent, épiloguent, livrent au public friand de curiosités malsaine- un lambeau de cette passion douloureuse. Pur ricochet, les lettres de Mérimée obtiennent une vogue inattendue.
Il semble, d'ailleurs, que le g oui des lectu tes entre intimes ait pénétré dans les mo'urs du high-life parisien. Un unie de plus ru plus . entre deux gorgées de ibé, el . dans un cerc le rolreinl, à savourel le plaisir des beaux vers ou dus proses subtiles.
Le chic cosmopolite (« chic • est alors le mot a la mode) s'introduit par les matinées dansantes et les fite oc/ocl.
Mais pour quelques maisons de gens de lettres où la finesse de- propos ennoblit le prétexte de la réunion iti'ls les bals villageois et les soirées de Mme K. Adam, où Jean Aicard lit sa transcription d'IHliello, tels aussi b s « cinq heures • de M. Legoutré chez qui afflue l'élite pensante de Paris), que de pauvre* el lourdes contrefaçons, que de • monde- .m l'on s'ennuie • ou les Itellac et le- Saint- Itéuult dissertent péd&nle*queraeat, auprès des dames, sur les concepts doubles et -ur les imièiili ' Et comme l'on conçoit que la spirituelle comédie de Pailb ron fa-se faire la grimace ù plus d'une spectatrice du Théâtre-Français qui -e reconnaît parmi ces femmes savantes de tHNl ! Les potins bourdon-
l'AHIS SOL.s (.A TltOISIK.MK K K I» U H L I <J U E.
nent; on s'amuse au petit jeu suranné des clefs; on insinue les noms modernes des professeurs el des philosophes qui ont posé pour Vadius ou pour Tiïssotin. Mais le succès répond aux critiques des envieux; la voix d'or cl le sourire de Madeleine Brohan, la chevelure embroussaillée de Got et la perfection de jeu des autres acteurs assurent un peu de répit à M. Pcrrin que des polémiques passionnées autour de ladémission de Mlle Favarl ou la guerre de coups d'épingle de Francisque Sareey avaient mis fort mal en point.
Précédant te Mon ilroii Von s'enunif, la Comédie a donné /*( Pri»
cestxi' de lia;/dnd. de Dumas fils, œuvre mêlée que ni l'admirable création de Worms ( Nouwady mi l'habileté et le prestige de Mlle Croisa te i comtes de Hun)
vent à transformer en un franc succès.
Il en va à<- même à l'Odéon. où l'avenlureéiuouvuute du Jack de Daudet et le drame peu attachant de Coppéc sur Mme de Maintenon remplis- UK sent péniblement la saison.
Heureux les théâtres sans histoire! Trois cents soirées, aux Bouffes, n'épuisent point le triomphe de tu Mascotte, et le public, inlassable, revient toujours applaudir le duo des Dindons!
I/Opéra monte If Tribut tir Zamora: malgré la vulgarité du livret et les défaillances d'inspiration de tîounod, on convient de la beauté tragique. . de Mme Krauss.A l'Opéra-Comiquc, lesCiititcstï Hi>f[tHtiHH, par) iffenbacli : lamorlrécente du compositeur, dont les amis projettent d'ériger le buste au cimetière Montmartre, assure une brillante carrière à celte œuvre endiablée.
Timidement, les grands concerts habituent
à la symphonie des maîtres allemands : PorchestreColonne acclimate quelques fragments de Wagner. Lamoureux inaugure ses auditions au Cirque d'Hiver par une magistrale exécution de \a Symphonie en /a, de Beethoven.
i ne bibliothèque et un musée s'installent a l'Opéra, dans la galerie attenant au foyer du public. Les amateurs pourront y consulter des autographes, des estampes et la maquette des décors.
Non seulement l'engouement pour k théâtre crée des centres d'études, mais il nivelle es conditions : l'actrice est mêlée à toutes les mon- I mités; dans les galas ou les ventes de charité, elle prend décidément le pas sur la femme du monde.
Elle est de tous les plaisirs « sélects • , du Concours tippique comm e du Crandl'rix où elle lance les ombrelles grosses comme le bâton noueux d'un muscadin.
Après le Grand -Prix, c'est l'exode accoutumée, Paris désolé par une épouvantable sécheresse et menacé du manque d'eau. 1,'apparilion de la comète réjouit les flâneurs el alimente les vaudevilles d'été.
Comme loules les années se ressentant de l'Exposition de 1878, les expositions artistiques particulières abondent : les aquarellistes, rue Lal'fitte,où l'on distingue les fleurs, de Madeleine Leinaire, les chats de Lambert cl le papillotage d'Eugène Lami; — les indépendants, boulevard des Capucines, où il faut mettre hors de pair llall'nclli, le peintre des mélancoliques banlieues ; — le Noir el le lllanc. avenue de l'Opéra, où des dessins de I, hermine et de Hegamey côtoient les banalités outrancières. A l'hôtel Drouot, on met en
msvmm m la mei'aili.e
commémor ative l'e*po->itiox b'élkctmciTB Gravée par Rotv.
Musi-o du l.meml-ourj.l
Al (.LISTE DLANiJl'l
Ni à l'ugel-Tht-niors en 1805.
mort A Paris le 30 dé^oml.ro i vii
(l'ln>l.ffr.v|.l.ii' de I.ope/.l
vente les Courbet et les Philippe Rousseau; chez le baron Double, ses collections de vieux Sèvres et ses bibelots.
Messieurs les critiques d'art ont beau rebattre le public de leurs impressions douloureuses et réitérer, à chaque Salon, leurs doléances, on s'accoutume à admirer sans eux quelques-unes des toiles ou des groupes de marbre logés au l'aluis de l'Industrie.
Les envois de Bastien-Lcpagc i Mendiani^de donnât (Portrait de Léon Cognet), de Luc-olivier MersoniN'/ùi/ Frtttu'Buif Assise prtvkuiU ans foissons), de llenncr (Suint Jérôme), valent par les qualités habituelles de ces maîtres. Le jury décerne les médailles d'honneur à la Glorification de la Loi, du peintre Paul Daudry, et à la Mort d'Attesté, du statuaire Allar, morceau convenable, correct, mais sans originalité ni llammc. Détaille achève sa Distribution tir* drapeaux, que 1 Etal lui a commandée.
L'année se clôl par la triple élection à l'Aeadémic de SuMy-l'rudhommc, de Pasteur et de Cherbuliez; par l'émoi causé à Paris.au lendemain de l'effroyable incendie du Ring- TheaterdeViennevcatastrophc dont le retentissement amène le Conseil municipal à prendre quelques mesures de sécurité;, et aussi par une quantité extraordinaire de pièces fausses-
et de pick-poekels dévalisant, à l'approche des étreintes, les clients des bazars et des grands magasins.
La dernière heure, celle <>ù l'année devrait, assurent les moroses, faire son examen de conscience et battre sa cnulpe, appartient aux jouets, suivant l'usage traditionnel. Les voici donc aux étalages splendidoscl inondés de lumière des grands boulevards, ou bien derrière les vitrines des petits magasins timidement ouverts dans les rues où ne passe que le pauvre. La mode est, celle année, aux él rennes scientifiques ou plutôt électriques : COSl l'utililé qui domine: mais — signe du temps assurément — » côté du jouet utile, il y a le jouet qui apprend comment fonctionne le mécanisme de la Bourse — et cela s'appelle le Stock' Ejrckaufffi — ou comment on devient quelqu'un — et cela se nomme ta Titubait — vendue avec l'art de la décrocher. On s'aperçoit que l'on entre en fin de siècle : les camelots deviennent professeurs de l'enfance; il n'y a plus qu'à éditer un Ralzacà l'usage de la jeunesse.
F. Evrard.
KMILK UK UMAHU1N
(tSOIMHl)
ll'afVùs un Initt* de "» ii» ii BcfcMMMOr. — <i^>lk<.ti«n Je tArlu
1KM>ITAI. I.ARIII0IS1KHK.
Hue VioUoise -l'are, n" ï, «Onlienl MIS Itei fui foixk; etl Isi5el trrmin* «n tttl. H doil ion nom a U comtesia de laril-.iM.re
qui Ugu; ta HW, louv «a fnrlune a l'A»»i»tanei publique.
LES ÉCHOS DE PARIS
LES IVI'O HE I- A H I S . — LU MIILI H liK l'IKHRE-
Fac-similé d'un dessin de l'aul Rcvv.*iii>.
(l'ij||ct|iuo île l'Art;.
La Féte de Victor Hugo.
Dks dix heures, la foule est grande autour de l'avenue d'\'.\ lau oh M Alphand fnil dresser deux estrades de fleurs. Il arrive des couronnes de laurier de Marseille, de Toulon, de tout le Midi. On les déhalle, on dresse des palmes et des lauriers devant la maison.
A l'intérieur, toute la maison du poète est fleurie.
Dans la serre, une couronne immense, envoyée par la Comédie française, faile de roses blanches et roses avec ces titres sur les drapeaux de soie rouge : thrnuni, Hmj Ulns. /r* Burgrmet, Mario» Dehrme. lies fleurs partout,
Le »asc de Sèvres, apporté par M. Ferry, disparait dans un amas de lilas et de violettes.
La foule grossit dans l'avenue pavoiséc, ou l'on a improvisé des estrades.
La dépulalion des enfants, qui devait être introduite à dix heures, arrive à onze heures dans le salon de Victor Hugo, avec une bannière bleue et rose, portée par une petite fille en blanc.
Ah! qu'ils sont charmants! dit Victor
Hugo en embrassant la plus petite et en disant aux autres : C'est vous lous que j'embrasse Mes enfants, vous êtes charmants! Sont-ils gentils! VOToni ta bannière (et l'embrassant) • H f»«»t q»'" j'embrasse la porte-hanniére.
YX la petite, embrassée, récite ;
PARIS DK 1800 A 1900.
V m - m h m m''- les |m lit - pinsons. Les fauvettes au vol ['spièj I" .
Oui viennent chanter <i-< chansons A l'aiglo.
Il est terrible! mais 1res doux.
I l sans que son courroux s'allume On p«-ut fourrer sa (.'•!.• sous Sa plume.
Nous sommes en bouton encor.
Les fleur* do t'aurons prochaine Oui parfument les mousses d'or Du rbéno.
Nous sommes les petits enfants (jut viennent gais, vifs, heureux d'être, IV te: de rires triomphants L'ancêtre.
Si Jeanne et Georges sont jaloux, Tant pis pour eux t C'est leur affaire .. Kl maintenant, embrassez-nous.
Grand-père.
On sourit. Victor Hugo répète :
■ (/est charmuut. »
Lui, penché, regarde en souriant toujours. On applaudit.
La bannière rose |iorle : tArt «f Hfe ijrandpère
— .Mesdames, dil Victor Hugo aux mères, j'accepte ces fleurs pour vous les offrir.
Tout le monde est ému On a des larmes dans les veux
Victor Illico embrasse Georges et Jeanne, cl remercie M Mendés, l'auteur du compliment.
M. Ilcrold amené ses cillants apportant un bouquet.
LK» "ii i ..i i . Dr in v n i
Les discours au l'cn-Lachaise.
1 <•' n «la M. ■ •■ Il «(mx, 'I if le i | l t — i|r l>«. k )
INCENDIE DES MAGASINS HP PRINTEMPS, S mars 1881 |i npr.'n unr rdi"l«ijiriiphic. — iHil-li-ili- >|ue nalional*. i
l'nr la porte ouverte, au moment où sortent les enfants, apparaît un immense laurier d'or.
.Maintenant la porte est close poin t mil le monde Victor Hugo offre a Mme l.mKrov le houipiel de M Herold
Les curants des petites écoles demandent ù voir M Victor Hugo, llssont massés sur l'avenue Le poète se met ri la fenêtre l'nc immense clameur retentit : • Vive Victor Hugo! • Toutes les tètes sont nues :• Vive Victor Hugo! Vive la Kèpuhliquc ! • l'uis le disparaît et tout se calme.
M Léon Hommarlin. au nom de la presse belge, apporte a Victor Hugo l'adresse suivante, éloquente et simple à la fois:
Maître.
La France littéraire n'est pas bornée nnx limiles du territoire:
tons les pa>s de langue françaiso revendiquent l'honneur d'apporter leur tribut d'hommage au grand [■<" te français. Il est des circonstances «mouvantes faîtes pour réunir tous les membres <),• |o fauiilb-
Le dix-ncuvieiiie siècle acclame Vn ior Ilogn romnte le dix-huitième sir. •!«• acclama Voltaire; le 27 février INXl rappelle le 20 mars t T T s L'histoire dira que lu uièine phénomène >Vsl produit à ces deux époques, dont chacune glorifie son représentant le plus illustre, i.e peuple, qui voulait des flambeaux