INCENDIE I>ES MAGASINS M PRINTEMPS ENTEIIHEME.NT I»' POMPIER HAVARD
Le cercueil, porté & bras par ses camarades, du Val-dc-Gracc au cimetière do Montparnasse Imiin de FfcMMXAAbCftj d'i|ir.« lr croquis dr hici.i
poèl
M oh DE SÊCfM
• •'APRÈS LE POIITHAIT PEINT PAR C.-P. GA1LLARI» GBAVUftE DE M RKBT
(Collection de l'An)
Digiîizc
à la porte fie I» Comédie, alin que tout le monde pat voir l'auteur de /<j m-, veut aujourd'hui couvrir du Heur* lit maison de
l'Auteur ri</iMi'.
M.iis combien la dernière manifestation éôt plus grandiose 1 Kn Voltaire, ou saluait l'esprit d'une époque. <'n salue ci» 1 1 1 1 . ■ !•> sentiment pro*
fond dépêtres et des choses, la plus haulo expression de l'àme humaine.
Nous vous apportons, cher et vénéré maître, l'hommage d'un pays qui
eut l'honneur do vous posséder longtemps, cl qui lient A se le rappeler.
U*e»l sur notre tôt, nous nous en tOUViendrMS loujoiir». <|ite l'auteur des t'.lmtviti »lt porta 1rs premiers rotin* iï la t> ranni-'.
A' celte heure, non* demandons une petite place dans la Huile qui vient Jeter des couronnes au seuil du poète.
Sirué : Léon DmiHAiiTiK.
Hclr<j<i< </r In prr-*>- t>rurflloi>r.
LES OMNIIUS PAIHSIESS l'npr.'tun cle«»in. — i>'ollc<iiuD lUrlmnnn),
SAOiUMt nu c,BAM>-rnix M imhis i>k 1881 Fo.rhntl monté par Poiuuiam.
'm vend dans I avenue dos biographies, dos médailles cnmmémornlivcs, des rubans II pleut bien lib rement, mais la foule n'ouvre pas un parapluie . et crie de temps à «nuire : > Vive Victor Hugo! •
Dés dix heures du malin commence a s'établir, dans les rues voisines de l'avenue d'K\lau.
ce va-el-vienl des pnssanls qui annonce In foule. Les commis* saires de la fêle se réunissent sur la plnre d'Iéna: ou acbéve In distribution des insigne* qui doivent les faire reconnaître:
un bouquet fait d'une rose et d'un bleuet et sur le ruban ces deux vers du poète :
Les roses sont roses Et les bleuets sont bleus.
On voit de toutes parts déboucher des lauriers, des palmes, des couronnes, des feuilles de chêne de toute! sortes Ce sont les hommages envovés de province qui vont s'entasser devant la maison du mailrc. On s'iuquiét un peu :
le temps est gris, il tombe un peu de grésil (Jue pou. ail hieii faire h" soleil? S'il avait jamais pu une raison de briller, n'étaitce pas aujourd'hui ' La foule se laisserait -elle intimider parcelle menace de mauvais temps? Mais non! Voici que les rues se remplissent de bruits et de fanfares.
Le sont les rent quatre sociétés musicales qui ont voulu prendre part a la Tête qui montent vers l'Arc de Triomphe Des affiches collées sur les bas-reliefs indiquent à chacune la place qu'elle doit prendre.
lk pont i>r ciiKMix i>>: kbr a n ato.'. — Tuldcau d'Auguste Henom.
les tout» M la ^ine — Tableau il' Alfred Sislkv
It* TMLEMCJ. — Tableau de Claude Monet. Um1« iiuj>r«»joonin.;, > Mgm du [MCMtogq . ,
Point <lo police! tin a compté sur le bon sens de la foule, el la foule est admirablement calme, Les camelots abondent, vendant, qui des photographies, qui di s lithographies, qui des programmes, qui des médailles à l'effigie de Victor Hugo, 'p'i des pelils bustes de cuivre qui semblent avoir èi'é fr-ti |i|iès à l'cmporle-pière Ihin'eùtendquere rri : « Demande/ noire grand poète national! ► Il y a plus de douze cents mètres de l'Arc de Triomphe au numéro L!U de l'uvenue d'KvIuu Kl tout rct immense espace se remplit Un demandera: « Combien y avait-il de gens à relie manifestation 1 » C'est diflieih- à compter. Mais songez qu'il leur a fallu ensuite trois heures pour défiler par une voie 1res large. Mêliez trois cent mille personnes, et vous approcherez sans doute de la vérité.
A midi préeis. on se mel en marche pour défiler Le conseil municipal de Paris, qui devait faire partie du cortège, s'en détache pour le précéder de quelques minutes. Hélait convenu qu'entre chaque délégation, on intercalerait une société musicale; mais la l'utile rompt un peu les rangs en s'y mêlant, et les délégations s'allongent loulcs d'une masse de simples manifestants. Point de désordre, du reste l'oul le monde est animé d'une telle lionne volonté qu'une housculade serait impossible
Incendie des magasins du Printemps.
(8 mars.)
Gjkst à cinq heures Irenleciliq minutes du malin «pic le l'eu s'est déclaré dans le rayon des dentelles et broderies, installé au rez-de-ehaussée.
sur le enté donnant boulevard llaussmaun.
In des garçons chargé du balayage, axant allumé un bec de goz pour accomplir sa besogne, le feu prit tout à coup a un rideau de mousseline el en un instant le malheureux garçon l'ut entoure île Quinines A ses cris, les autres garçons de magasin accoururent, mais le feu, trouvant dans les
dentelles, les cartons el les rayons voisins un facile aliment, s« propagea avec une lelle rapidité que les effort* doa aatiatants Furent raina, i»t ils «lurent se contenter de prévenir .M W'i'i liu'v i n, < ln'f surveillant, qui a son tour préfini eu toute lutte M Jaluzoï , propriétaire do l'établissement, logé an quatrième étage.
Au premier appel, M Jalu«>l sauta du lit, réveilla Mme Jalmsot el, après l'avoir mise en lieu sûr.
revint prendre l<'x première» dispositions pour conjurer le danger Hélas! il était déjà bien tant : le feu avait gagné le grand escalier '"t, lorsqu'il voulut prendre la elet des
bouehrs deau installées A iliaque
étage pour inonder les magasins, il fut impossiM*1 il'- la trouver, l'endroit où elle était déposée élanl déjà incendié.
LA c.aiiE mim-i i.'uu:
TaMeau de Claude Mo.net. (Eeole impressiinniste). (Musée du I uvrrol ourp. >