I.» poutre tomba dans la direction de la rue Troneiiet
Houx voilures i*| une rliarrette A liras passaient au même instant ; elles furent complètement brovées.
Hans la première voiture se trouvaient M Ilaguin, ex-|>résidenl du tribunal de commerce, pré- Kidenl de la Compagnie d'assurances la Confiance. administrateur de plusieurs sociétés financières, l'ancien concurrent conservateur de M. Jules lîrévjr aux élections de 1877 dans le neuvième arrondissement, et M Pascal, administrateur de la Manque d'Escompte.
M. Daguin a en le crâne fracturé: il n'a pas été tue sur le coup, mais il a èlè transporté à son domicile, 4. rue Caste! Une, dans un état d'autant plus grave qu'on redoute un épancbemenl interne ; toutefois, le docteur Iticber ne désespère pas do le sauver.
M. Pascal n été beaucoup plus grièvement atteint : il a eu In moitié du visage enlevée comme avec un rabot
Il était dans un étal elTraxant : son ««il, A moitié sorti de l'orbite, pendait sur dos lambeaux de chair sanglants.
Il a «.incombe, vers trois heures et demie, n la suite de se>. blessures
l.c cocher de la voiture en a rte quitte pour une assez forte contusion.
Le Barre qui suivait la voiture de M Daguin ne contenait aucun vov ageur. et le cocher n'a reçu que quelques contusions sans gravité.
Au contraire, le conducteur de la voiture i
bras. M A. Druneourt, Agé de soixante-deux ans.
homme de peine cbez M. MousbpI, épicier, rue Saint-Denis, a été très grièvement blessé : il a eu l'omoplate brisée ; il a, toutefois, pu être reconduit a son domicile, rue de Vaugirard.
A qui incombe la responsabilité de cet accident ? l.n question sera sans doute vivement discutée.
Mais, dès aujourd'hui, il semble A beaueoup que la responsabilité de l'entrepreneur des travaux de construction est gravement compromise; surtout, s'il est vrai que, il v a trois semaines environ, la préfecture de police lui avait fait donner l'ordre de rapprocher des bâtiments en réparation les palissades en planches
qui les entouraient, afin de laisser plus d'espace à la circulation.