‹ La vie parisienne à travers le XIXe siècleChapitre 165 sur 441 · L.PARHtT · texte numérisé non relu

L.PARHtT

INTÉHIKL' H Dl L^eLISB SAINT-AlOt STI.N (NKF)

Dessin de M. L. I'aiient, d'après nature. — (Collection Charles Simoko.)

PARIS Di: 1800 A «900

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LE* TRAVAUX HE HE ÉIUFICAT10N I.U PAVILLON HE «Mn«AN D iprei une groure de I <|><xiuc.

(Ilililiottuque nalion.ilr )

on introduit la poudre et qu'on lance au moyen d'un fusil

Tout a coup, l'une d'elles. Mine veuve Simon, qui était occupée a charger une cartouche tout en causant avec sa petite fille en train de jouer ù ses côtés, frappant a faux sur la douille qu'elle avait eu main, fit jaillir quelque étincelle qui

LA 10 K eONIlOHCET Al' COIN hE LA HCE HOCHECHOf A HT

li'apiés un dessin de L Parmi

(Collt'cliun Otarie», Sjmnnd.)

communiqua le feu aux cartouches voisines garnies Ces cartouches s'enflammèrent cl détonation formidable se filVntendre qui se

déjà une pro-

IM LVCM COMiORCET

(Façade de la rue Caumarlin.) fa hcéc a porlé «urre'iivrrr.cnt In non» dr : Bon.>|nrtc, F -, i omlorcet.

longea avec un hruil de mitraille pendant plusieurs secondes. Les lUunnicn, en passant a tra-

L A UALERIE lll.ll. .ERE, IIDE MONTHTO.N

li'après un dessin de L. Parent.

l'iolleclioii i.lurlc» -imonJ.)

LE PASvXUK I»E> l'ETITE>-ECl H1ES

D'après un dessin de L. Parent.

(Culln-lion Charles ï-iinonil.)

vers des trous^ménages dans une cloison légère, avaient allumé les pétards fabriqués dans une pièce voisine par six ouvrières.

Les vitres, les portes tolèrent en é< lais pendant que les malheureuses, surprises dans leur travail, s'enfuvaient a travers les llammcs.

un peut se représenter les rrîl des ouvrières et surtout des blessées, au nombre de sept, <pii gisaient, noires, mèi minaissables. dans les dér timbres îles vitres pulvérisées et des plairas, ou muraient affolées dans le vaste endos.

Le commencement d'incendie, que les' pompiers avaient réussi a arrêter à onze heures, a repris vers une heure de l'après-midi.

Explosion de la rue François-Miron.

(14 juillet.)

DEM IS le malin, «ne odeur do gaz insupportable s'était répandue dans le carrefour formé par le croisement de la rue du Pontl.ouis-rbilippe el la rue François-Miron, En ouvrant leurs boutiques, vers six heures, les rnmmerçants du quartier l'étaient demandé d'où provenaient ces émanaliuns el plusieurs d'entre eux manifestaient à re sujet une certaine inquiétude.

A six heures un quart, M. Garcia, qui tient un débit de vins, 24, rue du Pont-Louis-Philippe, se

LES Sol' TERRAINS II E 1. A C.OXCI F.Rlî KM I H

D'après une estampe. — (Collection G. Hartmann.)

Les pompiers de In rue Uaniov sont revenus sur le théâtre du sinistre el 1rs deux olliciers de paix du XVIII' arrondissement ont fait barrer la rue Urdener, d'où plusieurs brigades onl eu grand'peine à chasser la foule consldérab'e qui ne cessait d'j stationner, bien que la hauteur des murs l'cmpèclint absolument d'apercevoir les ateliers dont il ne reste plu* une vitre

A l'intérieur, tout est noirci, mais le feu n'a pu se communiquer ni aux chaises, ni aux tables, grâce aux pompiers qui ont immédiatement tout inondé.

Douze métras d'atelier, ou plutôt de hangar, sont détériorés intérieurement, mais la toiture n'a subi aucune avarie La marchandise détruite est évaluée a quelques centaines de rrancs.

Les dégdts sont insignifiants: ils n'atteignent pas le chiffre approximatif de 2.-MW francs el sont couverts par une assurance.

rendit au poste de In mairie cl déclara qu'une fuite de gai paraissait s'être déclarée dans le sous-sol de son établissement, Quelques instants après, M. Ducbènc. propriétaire du café des Entrepreneurs, situé rue du Pont-Luuis-Philipps, 23, el rue l-'rançois-Miron, 24 el tii. se rendit nu poste, renouvela celle déclaration et fit avertir les employés de la Compagnie du gaz. On lui promit île venir bientôt, el il rentra chez lui.

M. Duehènc était fort inquiet pendant loule la matinée : son établissement était peu à peu envahi par le gaz qui paraissait s'échapper par une large fissure

Tout a coup, vers huit beures du malin, une première explosion se produisit chea M Tonv Chaland, coiffeur. 22, rue du Pout-Luuis-Philippc, presque en face du café des Entrepreneurs,

L'alarme fut donnée aux sapeurs-pompiers du pusle Je la rue de Sèvigné, qui arrivèrent au pas

THKATHR DE i.'opérA. — Françoise Décor de l'Enfer, l'rologtie. D'après la maquette origiualc.

de Rxmini.

— (bibliothèque <le l'Opéra).

de course el parvinrent à se rendre maîtres de re commencement d'incendie. Aidés ensuite des cm-

AHBHOISE THOMAS

Auteur de FrantoUe de Hiunni.

Gravé par M. IUidk.

D°*prè* un« }jhol»grjphie. — • kibliolhéqur Ntliuiule.i

pbçjés de lu Compagnie du gaz, qui arrivèrent enfin, ils commencèrent A rechercher l'origine de la ruitc.

Depuis une dcmi-lieure environ, on explorait les Conduites du sous-sol, quand on vint prévenir les pompiers que le feu, longeant les (uvaux souterrains, venait de gagner les raves du café Duchêne, situé, comme nous l'avons dit, juste en face Les pompiers s'y rendirent aussitôt.

Une foule de curieux, attirés par le commencement d'incendie, suivaient les pompiers dans leurs recherches, el, A un certain moment, les flammes, sortant par une bouche d'égoul ouverte auprès du café, tout le monde se précipita vers ce spectacle nouveau II était alors huit heures cinquante.

Tout A coup, une détonation formidable ébranla tout le quartier; le bruit qu'elle produisit, nous dit un des blessés, ressemblait à celui d'une vaste poudrière faisant explosion. Ce bruit fut entendu de la Bastille et de quartiers plus éloignés encore. I.a partie Intérieure de la maison formant l'angle des rues Fronçois-Miron et du Pont-Louis-l'hilippc venait de sauter; le café des Entrepreneurs qui en occupait le sous-sol, le rez-de-chaussée et l'entresol, était démoli intérieurement; les devantures seules tenaient encore un peu. laissant voir par leurs vitrages béants les décombres amoncelés.

Franf«i$t it Bimiai.

RiVlo île I.ancii»tto-Malatesta.

D'après la maquette <1u l'ostumc.

■ lliMi illu '|U.- .NalionaJe.)

Les débris furent projeta* au dehors cl les malheureux qui se trouvaient «le vant le café furent atteints par «les fragments <lc volets, de bllrrCS de fer tordues, de marbre, de chaises brisées. Des personnes ont été blessées sur la plaee de la Mairie et dans la rue de Itivoli.

(Juand la poussière qui enveloppait le café se fut un peu dissipée, on aperçut les nombreuses victimes de ret épouvantable accident; la rue l'rançois-Miron était jonebée de blessés; les moins grièvement atteints se relevaient et couraient aveuglés, affolés, sanglants, poussant des rris de terreur et de souffrance.

Pendant un instant la rue offrit le spectacle le plus navrant: les rares passants non blessésavaicnt pris la fuite: les habitants des maisons voisines, assaillis dans leurs appartements par les débris de la maison effondrée, abandonnaient tout, croyant a un tremblement de terre, et se sauvaient jusque sur la place i.obau et sur le quai

Les hrilimenls environnants étaient criblés de projectiles, la façade de la mairie surtout, dont la plupart des fenêtres du premier étage ont été brisées; la caserne I.obau a aussi beaucoup souffert de cet accident.

Toutes les maisons des rues voisines ont eu leurs vilres brisées. Pendant que les blessés étaient transportés a l'hôpital ou chez eux, on s'occupait de rechercher ceux des locataires île la maison écroulée qui manquaient, et bientôt on acquit la triste certitude que plusieurs cadavivs devaient être ensevelis sous les décombres

Uuand les ouvriers de la Compagnie du gaz curent interrompu toutes les conduites et mis. de celle façon, le quartier à l'abri de nouvelles explosions, on procéda à l'ctayemenl des maisons ébranlées.

I. immeuble le plus endommagé est celui qui forme l'angle des rues François-Miron et du l'ontl.ouis-Pbilippe. où se trouvait le café îles Entrepreneurs: mais les maisons voisines pourraient

bien être ébranlées si celle-ci venait à s'éci 1er

entièrement, et, dans ce cas, le desastre serait immense. lin envoya chercher des ouvriers charpentiers, mais c'est avec beaucoup de peine qu'on parvint a en trouver un nombre sutlisanl Enfin

on s'est mis à IVru- • vre el. vers deux heures, il élnil permis d'espérer qu'une nouvelle catastrophe n'était plus u redouter.

A (rois heures on romineitçnil à déblaverles décombres et on arrivait à un cadavre presque littéralement écrasé sous une énorme picirc : c'était celui «le M Itiichènc. maître de l'établissement ; le corps était presque méconnaissable; il a été écrasé et brillé Prés de là on a découvert le cadavre du garçon de M. Duchène.

On rcchcrchualors dans la boutique de M. Gardât, horloger, le corps de In femme

Franrnite dt Rimîui.

Rôle de I'aoi.o.

D'après In maquette <|u costume.

iBilitinlti*i|iir .Natnnitle.)

/■YnNfiii»!' île Bintini, Rôle de Fmaxçoise.

D'après la maquette du costume.

(tlililiutlièqui1 .Nationale.

l'A RI S DD 1800 A 1900.

i.i.s iWrti i>e uns. — Lit y i m; m*. mi tu: novaix

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