Funérailles nationale- de I historien Henri Marlin
20 - Drame passionnel, rue de Turenne. l'a jeune homme, qui devait »e marier à une heure, e-t 1. 1.' pir aa maîtresse dan» la matinée. I.» meurtrière *e tire un coup de revolver.
26. - Manifestation d'étudiant», rue du Croi»»aul, devant fe Cri d« Prupte. Deux rédacteur» de ce journal avaient écrit un article injurieux pour 1* jeuiie»»e.
*xi.i can-or Homme politiqu (18.17-1891
(Née en l»:.:.
i u ii i » i n x i« i a i Artiste peintre.
■HMaiVK
Arli-te dramatique
IMI-ISM.)
i, k la VlHatlc, d un 1 1 eiif.nl» (31 janvier) Installation de la statue d* la place du Château d'Eau /juin).
Inaugu ation du monument de la Courbev.ie(l:!aoûl).
Ouverture, rue Saint-André de.-Arl». du lycée lé ne- Ion, le premier lycée de jeune- tille» de la Ville de Paris (2.' septembre).
Inauguration du monument d'Alexandre place Malrslicrbr» (I" novembre).
l a vie de la rue.
Inauguration de I Edcn Théâtre Lrl Cinghalais et Irt d' Xrcliioatalio».
I ■■> » i.- littéraire.
Jean Aicard : La ckaum de l-ufatt.
Jules Claretle : Sarit.
Feuillet de Concheo : /.ci »1((««i dt conversa lion nu iit-huilirmt stécle.
A. Dumas fils : La rtdtnekr de fit pitcmilé. Victor Hugo : Lareliiprl de la Manche.
Juliette Lamber (Mme Adam) : l'hienue.
Daniel Stem : l ■fealfa).
A. Daudet : L'EfûMgéHstf, Ludovic Halèvy : Cfijurtle.
Georges Ohnet : La têmteat Serait.
Ernest Renan : Sonn-Hti t i rufauer et rfe jeunette.
\:l.es S-r roses.
Salon : Peinture : llougurreiu, Aima l'arens. — tUalien-l-rpairs, l'A mour aa riltag». — Itorhegroiie. A«rfioiwa/«e — llemicr, la Femme jwi lit. — Lhermille. U Maison. - J. Weert», la .Mort de Joseph Barra. - Carolu- Duran, Vivian. — Henri Martin,
l'aoh Malaysia et »Vo»..«ne de isimini.
8culpture : Ture.su. l'orlea, d eau, — FAtHU^* cl le l'aralnUaut. — Carlier. Frat, niité. — Cordonnier, MMmat, - f Amour ti la folit.
Architecture : Lalaux, KesUuralion du temple de Vesia, a Home.
Théâtre (DÉBUTS ET PllEMtèllKs).
Opéra. — il février ïimk représentation de //ami».*.—. d'Anihroise Thomas. — Henri 17//, opéra de Saint- Saén-, paroles dr Armand Silvestre et de Léon Détrnvat, 5 mars.
Théâtre-Français — Let Mautreit, d'Albert l». l|.il.4octul.re, — la FarûnMt, musique de Dubois, I i décembre, t
Vaudeville - Les Rois en ait. d'Alphonse Pau K t et P. PeUIr, -• décembre.
Palais-Royal. — Ma Cam > rade, de II. Meilhac el l'h Gille. 9 octobre.
Opéra -Comique. — LaLm1, de (iondlnet el Ph. t.ille, rmis.quede Un Delil.e», 14 avril, - Repriae de Cannes, il avril.
Odcon. — Formata. d'Auguste Vacquerie, lu mari, - Sirtto Toretli, de Framtii» O.ppre, îl no- \ embre.
Porte-Saint-Martin. - lleprise de Froufrou, de Meilliaret llalévy. Il ssq.leml.re.
Gymnase. - 1/ le If (attire, de Jule- Claretle, J îevrier — l.r J/'ulre «7 Foxi'S, do Georges Ohnal, IS décembre.
Ambigu — La l'An, drame de Jean Itieliepiu, H janvier. — Pol-Bs*iUlt de Emile /nia et Husnaeh,
l.'t décembre.
les,
i.énéi .1 Chaniy «janvier). — Cleslnger, sculpteur (Hi janvier). Gustave Doré i-i janvier). — Bescherelle, auteur du di lionnaiic (février), — Duchesse de Chaulnes (février). — Louis Veull lot (7 avril.. - Jules Sandeau. romancier (avril) - Edouard Drault. peintre i3<> avril). - Abd el- Kader irnai). — Gustave Aymard. romxncier (juin). — Dovlonno. maytit/al (jnilleti. - Comte de Chambord (.'. uoiil/. — Trouvé Chauvel ancien préfet de la Seine et àtieien préfet de police loctol.rci. — Victor do Laprado. |. été. - Henri
I.K m: A N It A l.i: l>K L KCLIsr. s A I NT- X ir.O I. A S - h 1 [»- i M V M es il«-ssin de M. m: HiESCJf, d'aprèl le croquis >le M. Di< k <lliMiotli'.|U.' Nai iornilo i
ISS i
LJannke s'inaugure par une réforme inattendue :
— on tin- les Rois dans les famille- . et, pour la première fois, la fevc traditionnelle rstn-mplacée dans les galelbs par une minuscule poupée d<* porcelaine, sur laquelle «m risque dise briser une dent. T'est le sujet de tous les potins , qu'alimente le 16 janvier un événement autrement grav un arrêté de M. Poubelle, préfet di- la Seine, institut- le? boites ù orduivs inéna y ères. Celte mesurp, qui supprime la modeste industrie des
MKhMMK COMHÉMOkATIVE I.K La CI1ÉATI0X i,r.> LYCÉES HE JEl'BKS nus* Gravée par Oacar Hotv. — Mu-.- Ju Luxtaihettrp.)
quatre millo chiffonniers dr Paris, provoque plus de méconlenlemcnl que de satisfaetion. Les chiffonniers l'Ont intéressants, ils nt partie de la physionomie de Paris drpuis des nénérulionset Paris ne romprend pas pourquoi l'on tracasse ces braves gens qui habitent, il est vrai, la roule de la Révolte , mais sont honnêtes et aborieux. Le syslî me des boites les ruine et on ne voit pas bien la nécessité de leur enlever leur '•-pain. Les chiffonniers timnent un meeting et Paris y assiste, In moment
ils ont la pensée de provoquer un plébiscite, do faire appel à l'opinion des concierges et des cuisinières, avec lesquelles ils entretiennent parfois au petit point du jour de familières confidences lorsqu'ils rapportent fidèlement quelque objet de prix trouvé dans le tas. Vain espoir : les dames du cordon et les dames de l'anse du panier les renient et les jioubrlles triomphent des considérations humanitaires.
JUI K- CRBVr, NtESWENT UE I.A IlEtTBU'jrK
Médaillon de RlKfiCT. dïi.i.zach. — (Collection fie l'Art.)
t& âojanvier, Edmond Ahoul es élu a l'Académie française. Hélas! il ne verra que de loin la Terre promise. L'implacable camarde le guette. Elle se vengera du ricanement de Voltaire en emportant le petit-fils du railleur avant le discours de réception. En attendant elle fauche les notoriétés boulevardières. Ces disparus sont vite oubliés; on apprend la mort du peintre Louis Leloir, aquarelliste, et celle du journaliste-député Frédéric Thomas. — Quinze jours après, Paris mondain s'entretient d'un scandale qui a eu lieu au cercle de la rue Itoyalc. On a trouvé des
cartes préparées. Un membre du cercle est le coupable: il avait pour complice un des valets de la maison. On le sait, mais le cercle est comme la femme de César et ne veut pas être soupçonné. L'affaire est étouffée. — Elle fait place, d'ailleurs, à la fuite du changeur John Arthur, une physionomie bien parisienne, qui perd toutefois singulièrement de son reflet lorsqu'on découvre que ce manieur d'argent laisse un déficit de quatre millions.
Serait-il vrai que Paris danse encore sur un volcan? On aurait quelque droit de le croire en entendant ces explosions qui se succèdent : ici c'est l'Écrevisse, rendez -vous des fêtards nocturnes; là les ateliers de lluggieri qui parlentd'eux-mêmes en feu d'artifice. Double sinistre dont on cherche encore les causes pendant que se déroule le procès Campi. L'énigmatique assassin de la rue du Regard est condamné à la peine de mort. Le mystère dont s'est entouré ce misérable continue à donner lieu aux allégations les plus fantaisistes. On le dit apparenté à une personnalité politique d'un pays étranger, et il y n des milliers de gens qui en jureraient. Le 90, on dresse les bois sinistres de la justice sur la place de la Hoquette. Campi est décapité. Aucune exécution n'avait eu lieu depuis celle du maçon Menesclou, en septembre 1880.
Avec mai s'ouvre le Salon. — Une matinée artistique a lieu a la Comédie-Française pour aider au payement de la statue de Béranger, exécutée par le sculpteur Uoublcmard ; ce qui prouve que les arls ne font pas fortune et que ceux qui les protègent ne sont plus des Mécènes.
Silence à tous les thèmes d'entretien. Un fait qui va changer la vie parisienne jusqu'en son évolution intime vient de donner gain de cause à ceux ou celles que lèsenletoffcnsent les fameux coups de canif donnés dans lecontrat Grâce à M. Naquet, le consolateur de ceux qui
n'ont pas la bosse du mariage indissoluble, les tribunaux vont avoir de la besogne sur les bras. Le Sénat, par cent trente voix contre cent quatorze, adopte le projet de loi rétablissant le divorce en France. Phil<;mon lui-môme pourra citer Baucis devant les juges, si Rancis l'ait mentir le poète :
Ils s'aiment jusqu'au bout, maigre l'eiTort de» ans.
h t, quoique déjà, en 1883, bien des lampions aient fumé avant d'éclairer. Cette année, un incident rompt la monotonie de ces réjouissances; une sorte d'émeute patriotique se produitdevant l'Hôtel Cunlinental, où ont été arborés des drapeaux allemands. — C'est que Paris est toujours chauvin. Il faudra des années avant que ses yeux se portent sans colère' sur ce noir-blanc -rouge (qui est anti-