VV
JKAN-UAI'TISTE PI M AS
Chimiste franvais — Né à Alais (Gard) en 1809. mort 4 CaaOOl en 1881. Doutai d'tproi une photographia — (Bibliothèque Nationale.)
Mis en verve par le succès de son collègue, M. Barodet réclame le divorce de la République avec le pacte dont M. Wallon est le père. Il veut qu'on revise la Constitution. Faute de cent points, il échoue : la Chambre des députés, par trois cent deux voix contre di-ux cent dix, repousse l'amendement.
Paris s'intéresse peu à ces passes d'armes parlementaires; il s'apprête à fêter le 14 Juil-
franeais : Paris n'a pas ees^é de déleslerdu fond du eu'iirle Prussien à qui il a payé les milliards. Les collres-forts ne pardonneront jamais.
Paiis. cœur de la France, entend que la France ne soit pas humiliée et veut qu'elle reste la souveraine des esprits. Aussi, oè< que s'offre une nceasion d'allirmer la suprématie française intellectuelle, Paris y court. Le i"août. il inaugure la statue de Diderot sur le
paris ni: mon a mno
boulevard Suint-Germain, et c'est encore une féte nationale.
Paris frondeur applaudit en octobre le curé de Saint-Nicolas-des-Champs qui refuse de rendre les clefs de la sacristie à l'inspecteur des domaines de la Ville. Paris est toujours du côté de ceux qui bravent l'autorité.
Comme diversion aux gorges chaudes que l'on en fait, suivent le duel Kochcfort-Fournier,où les deux combattant ^entrelardent à plaisir quoique experts l'un et l'autre à manier l'épéc.
Le mois n'est pas achevé que le sang coule au Palais de Justice : Aime Clovis Hugues, femme du député de Marseille, s»' venge par six coups de revolver de l'agent d'affaires Morin, qui l'avait odieusement diflamée.
L'Académie française offre un doux contraste à ces mœurs américaines. Pans sa séance du 22 novembre, elle entend la lecture du rapport sur les prix de vertu, puis celle de la proclamation des lauréats littéraires où Camille Poucet livre aux ovation:- de l'auditoire Leconte de Liste et Mistral, Gustave et Paul Droz : Lefèvre-Pontalis. auteur de Jtau deWitt; Vitu, auteur de Villon rt le J»ngon .- de Lescure, auteur de Riiarol, et Augustin Filon, historicu de la littérature anglaise: puis, Duruy, lils de l'historien et historien luimême; Krnest d llervilly, le bon poète: le
CJkt'L AHÉNK
Porto provençal et romancier Ni- en m.i. — Mort <-n J8««i.
mwiBSX, PHB>£T nt iolice Croquis de Bantikn-Leiaue. — (Collection de l'Art,)
docteur Gilles de la Tourette, historiographe de Théophrastc Hcnaudot, qui fonda le journalisme en France. M. Edouard Pailleron énumère ensuite les actes vertueux, nombreux comme toujours. Et Paris n-connaît volontiers qu'il y a d'autres théâtres de l'humanité., moins agités que la salle des Pas-Perdus.
En décembre, François Coppée est élu académicien. Paris accueille avec joie ce résultat. Coppée est un Parisien de Paris. Les faubourgs où le poète est populaire ont suivi avec curiosité, aver entrain même les pointages relevés par M. Pingard
Avant la clôture de celte année ondoyante et diverse, les journaux annoncent une surprise. M.Eiffel a fait connaître son projeld'élever pour l'Exposition de I88*J une tour de trois cents mètres. Ce sera le phare de Paris.