‹ La vie parisienne à travers le XIXe siècleChapitre 188 sur 441 · PLANTER VOS DRAPEAUX · texte numérisé non relu

PLANTER VOS DRAPEAUX

Aussitôt un frisson passa dans la foule. 11 y eut comme un bouillonnement. On se jeta vers l'individu qui venait d'outrager le drapeau français.

Naturellement, cet individu s'était empressé de prendre la fuite; la foule, odieusement provoquée par lui, se précipita à sa poursuite; heureusement pour lui il put se précipiter dans la cour du

l'A Kl i f»E I«OJ A 1)04.

ministère de la marin*», dont le concierge referma la port*

L'indication des manifestants t'était a 'rue

F-n repassant devant l'Hôtel Continental, le rortejje. fiévreusement agite, aperçut de nouveau des drapeaux allemands arbores; il demanda qu'on les fit disparaître

Le directeur <ie I hôtel refusa d'abord : maii. les manifestants l'avant menacé d'envahir son immeuble s'il ne leur accordait satisfaction, il donna l'ordre de retirer b-s drapeaux

L'un de ces drapeaux fut aussitôt enlevé

Cependant, emome le tn- m, multe persistait et que les manifestants rerlamaient qu'on enlevât un second drapeau allemandqui restait, le directeur de l'hôtel, erovant peut-être qu>' tomdeuxavaient disparu, consentit à re qu'une délégation des ni an i Testants pénetrâtdani l'établissement pour s assurer que d'autres drapeaux n'v étaient point arborés

Quelques délégués entrèrent alors et jr trouverentlf drapeau qu'on venait d'enlever L'un d'eux s'en emplira et le lança au milieu de la foule Immédiatement un millier de mains le saisirent, le réduisirent en iarnbeaux et le brûlèrent.

une plume a la main, 'Uns l'attitude de U méditation

L emplacement ou vient d'-tre inaugurée U statue n'est pas'encor? définitivement adopté

LnTfoTibf considérable assistait a cette solennité

l.e piédestal de la statue était entouré de massifs de verdure Trois trophées de drapeaux avaient été placés dans les arbustes, sur la place, à toutes les maisons. les trois .-nuleurs françaises avaient etr arborées Au d--t)ut de la eérétnonîe, M Mathé. président

du Conseil mani-

eipal de Paris.

s'est exprime en «•entérines :

« La ville de Paris, par l'organe de ses élus, •levait contribuer a l'érection du monument eleve à la mémoire de ce

--ra ni dont la entière

génie, vie tout fut eon-

L» «OLE ex ISSi D'après le Journal det DtmoitttUt (G»llKti»n Kilii Kfichf.i

Inauguration de la statue de Diderot.

<1" août.)

La statue de Diderot, n-uvrc du scupMeurCautherin. a été inaugurée sur la place Saint- (•ermain-dcs-Prés.

Le 21' bataillon scolaire, composé des élèves de l'école municipale d apprentis dite « Leole Didcrol », assistait en un il orme a la cérémonie.

Denis Diderot est représenté assis dans un fauteuil, le coude gauche appui é sur son genou,

sacrée au développement des idées de liberté.

Je suis heureux de pouvoir dire qu'aucun républicain du Conseil municipal n'a hésité lorsque, sur la proposition d'un de nos regrettés collègues, il s'est agi de perpétuer le souvenir du plus glorieux précurseur de la Révolution française , tant au point de vue politique et philosophique qu'au point de vue social.

t Pour assister à cette solennité, il ne pouvait être question d'une délégation restreinte du Conseil : tous sont venus ici rendre hommage à Denis Diderot, à ce penseur hardi, qui a remué et répandu tant d'idées et dont nous nous efforçons d'appliquer aujourd'hui les principes. »

Apres ces paroles, .M Tony Itévillon. député de Paris, a prononce aussi un discours interrompu souvent par les applaudissements,

A mentionner nus-i les paroles dites par un Italien dont nous regrettons Je ne pas ^avoir entendu le nom, mais qui compte, nous assuret-on, parmi les gloires de la critique littéraire dans son paj s

7. — Le nommé Pagol fente, à la ■uit* d'un procè» qui lui fit fait, de tuer M. Benoiit.Lucy, «roué II ni acquitte par la cour J assise» de la Seine, quelques mois plui tard.

16. — Arrêté de M. Toubelle, Instituant let fameuiea • bolle* k ordurei ménagère» ».

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