‹ La vie parisienne à travers le XIXe siècleChapitre 20 sur 441 · I.'Ktoilk · texte numérisé non relu

I.'Ktoilk

(Journal officiel de la Commune.)

Mort des otages.

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émissaire de la préfecture de police se présenta, avec quelques insurgés eu armes, au premier étage du bâtiment de l'ouest* en pro.

féranl d'borribles menaces :

• Les royalistes assassinent les

républicains ; c'est horrible i II faut que cela finisse! » Puis, prenant une liste marquée au crayon rouge, il cria : » Citoyen l>arbu\ ! citoyen Deguerryl citoyen Bonjean! citoyen Ducoudrar ! citoyen Clerc! citoyen Allarttî « C'étaient les six vii limes vouées à la fureur d'une démagogie en délire Tout le monde connuillett trois premières; le P. Ihicoudrav. de In Compagnie de Jésus, était le supérieur de rétablissement d'instruction de l'ancienne rue des Postes, el consacrait sou dévouement a donner au pa.vs de bons chrétiens elde bons Français; le P. Clerc,

fAftIS EN 1871. — HIE It'llAI I I Ki;l II l I . Df»in il'»prc> n.lufr. pjr M. .Mberl Mu«a*S, — ijCollwtKM Albtrl Shtgaan

également jésuite et ancien officier de marine, était un des directeurs du même établissement ; M l'abbé Allard. ancien missionnaire apostolique, venait de se dévouer au service des ambulances: il portait encore le brassard et la croit de la Société internationale de Genève.

Chacun répondit d'une voix ferme et résignée :

c Présent ! • J'appris le lendemain même, de la bouche de M" Surat. premier vicaire général de Paris, que les Pères jésuites avaient reçu l'avantveille quelques hosties consacrées; les PP.

Ihicoudrav et Clercavaientpu se donner dans ce moment suprême la sainte communion ; ils lui avaient fait passer au moment de l'arrivée des assassins deux saintes hosties; il en avait donné une a M Deguerry. qui marcha ainsi à la mort avec la force chrétienne et les espéranecs immortelles que donne le pain de vie.

Au moment de descendre.

M»' Darbov et M. Bonjean, qui déployèrent jusqu'à la lin une invincible fermeté, 6c donnèrent le bras. Tous furent abreuvés de grossières injures jusqu'au lieu de leur supplice : on avait choisi un réduit obscur du chemin de ronde qui sépare lesbàtimcnls de la prison du rempart extérieur. Les victimes purent s'adresser de salutaires encouragements et se donner absolution et bénédiction. Un attribue a M" l'archevêque quelques paroles que lui aurait dictées son cœur d'archevêque: non seulement je n'ai pu constater l'authenticité de ces paroles, il m'a même été impossible de iii assiirer s'il avait parle. Il est 1res probable qu'en l'ace de la mort, les victimes se tinrent dans un religieux

recueillement , ne répondant <|iie par le silence et le |>ardon aux insultes de leurs bourreaux. Ce esl hors de doute, c'est que tous montrèrent un calme et une dignité inaltérables.

Les bourreaux ne devaient pas être nombreux, ou l'ivresse et la fureur devaient avoir bien nui à la justesse de leur tir. (J uelq uesunes des vieillîtes, eu elTet, ne furent atteintes que par deux projectiles. Lorsque les corps furent retrouvés, je lis examiner celui de M. Deguerry par trois médecins des plus compétents, les docteurs de Keauvais. Moissenet et Ituyuaud. Une balle ronde avait pénétré à eôté de l'œil droit dans le crâne, et s'était enchâssée dans les fragments osseux ; on la conserve dans l'église de la .Madeleine. D'après les conclus i o u s des médecins, la mort avait été instantanée. Au moment d'être frappé, M. Deguerry. dans un mouvement qui convenait à su nature militaire, avait ouvert sa soutane et présenté son cœur aux balles de ses bourreaux ; celle qui avait atteint le poumon avait

seulement traversé la partie postérieuie de la sou tane.

Abbé I.A.MAZOI'.

i La place Vendôme et la Roquette.)

PAH1S EN 1871. — l'en i 11 d'après nature, |ur M

MIE SAIN1-MAHT1.V Albrrl Mm - ■» .

Le Val-de- Grâce.

R lundi ii mai. jour de lu première attaque des troupes de Versailles, un membre de la Commune, jeune homme alerte et d'inté-

ressante ligure, arriva de bonne heure au Val-de- Crace 11 portait en sautoir le large ruban rouge, insigne de sa position et marque de son autorité, un chassepot en bandoulière et un revolver a In ceinture. Du reste, pas de costume militaire, mais un veston correct et. je me le rappelle, un cha

peau de haute i forme. La mise I convenable, quoique sans gène, d'un courtier de haut commerce. Il conduisait sa troupe, composée de ceux qu'on appelait les vétérans de la garde nationale, braves gens de cinquante à soixante ans dont les allures étaient bien peu guerrières. Pendant deux heures, il s'agita beaucoup et lit, je le suppose, d'excellente besogne.

Les circons lances m'ayant rendu chef de l'bopital par intérim, je dus.

pour les choses du service, m'entreteni r fréquemment avec lui Nos relations d'une heure furent des plus courtoises :

nous nous disions «monsieur » et non pas « citoyen ».

Il quitta notre h o p i t a I pour b'occu per des barricades Depuis, je ne lai jamais rencontré.

Les choses demeurèrent en l'état pendant les journées du lundi et du mardi. Les vétérans paraissaient prendre un médiocre souci de leurs fonctions, non plus que de nos personnes ; ils étaient peut-être nos gardes, mais non pus nos geôliers. Leur troupe, du reste, diminuait à vue d'oeil. De tous ceux qui trouvaient le prétexte ou l'occasion de t'en aller, nul ne revenait.

Le mercredi 24 mai. vers neuf heures du matin, deux obus, lancés ù une minute d'intervalle, pas

— TOCR 1>B \EHT-UOIS.

— Collection Albert M»itr» m.

gèrent, en le* effleurant, par-dessus les toits de |'hâ|>ital. I»ix à douze minutes après, deux autres obus nous arrivèrent encore, et il eu l'ut ainsi jusqu'à trois heures du soir. Lue petite sal\e de coups «le canon èlail tirée toutes les dix minuit s, et fort régulièrement le Vâl-de-Grace recevait ses deux obus. Il en reçut soixantedix-huit ou quatre-vingts. I.a plupart tombèrent dans les jardins et dans les cours; quelques-uns vinrent frapper les murs: un enté de l'église conserve eneore une assez large trace des coups ainsi portés; mais aucun n'éclata dans les salles des malades, danslescndroits peuplés, «"est une chose assez singulière que quatre-vingts obus tombant et éclatant dans un espace aussi rempli que l'était alors le Valde-Grtee n'arrivèrent à tuer ni à blesser personne.

A deux heures environ, nous entendîmes prés

de nous comme un formidable coup de tonnerre, el ce fui dans tout l'hôpital un indescriptible cliquetis d'éclats de verre pleuvant sur les dalles et sur les planchers La poudrière du

Luxembourg venait de sauter. Les cloisons et les murs n'étaient nullement endommagés par l'ébranlement, mais peu de vitres a\ aient résiste Trois heures sonnaient lorsqu'une troupe de soldats de marine, après avoir franchi les barricades avoisiiiaiite-. lit irruption dans notre hôpital l'n puissant murmure «le satisfaction et de soulagement l'accueillit en libératrice Les vétérans avaient eu la prudence de s'éclipser Pourlent, un d'entre eux. placé en sentinelle au fond

PAWs »..N 1871. MMJS U.s Hl IIS lll CAI.AI> AHBATIAIm

Dritin d .pri-s n.aun-, p.ir M. Mb. rt M»k>»n i.uII.cUoh AILrt lUlgNItn.)

du jardin potager, ne trouva aucune issue pour s'échapper et tomba entre les mains de ses adversaires. <!c fut bien malheureux pour lui. Le soir même, le sergent-concierge vint me dire que l'histoire des obus lui avait été racontée par un artilleur et qu'ils venaient bien d'une batterie

française Je lui répondis presque vertement, refusant de le croire. Mais, le lendemain, un capitaine d'élatmajor, qui s'ètait cassé la jambe en tombant de cheval, fut confie a mes soins Tout en lui appliquant un appareil, le mieux possible, je causais avec lui des alTaires rie la veille. Il n'y avait guère alors qu'un sujet de conversation, cela se comprend, lime raconta que le général commandant l'attaque du cinquième arrondissement voulut, avant de lancer ses soldats, débarrasser un peu le terrain et mettre un certain désordre dans les troupes de la (Commune, qu'il savait être massées autour du Panthéon L'n conséquence, il donna l'ordre à une batterie d'artillerie d'envoyer des projectiles surle point ainsi

occupé. Le commandant, qui ne connaissait pas, il faut le croire, les monuments de Paris, renseigné, il faut le croire aussi, par des cartes d'une lecture dillicile, prit le doiuc du Val-dc-GràCC pour celui du Panthéon, et ses projectiles se trompèrent absolument de direction Comme je manifestais mou élonueiueiit. le capitaine ajouta : ■ J'ai du porter moi-même au commandant X l'ordre du général de cesser le feu, attendu que l'attaque dans les rues allait

commencer; remarquant la direction des pièces, je lui dis : « Mais, mon commandant, est-ce que « vous croyez tirer sur le Panthéon? — Sansdotilc, «me répondit-il. — Vous vous trompez, c'est le . Yal-de-Gracel — Le Yal-de-Gràcc! ... ali! N.D D.

• je le bombarde « depuis ce ma-

♦ tint »

D' Sehvikh (Le Yal de-Gràtt.)

P aris

après la , Commune. 1 j

QiF.i.speclnrlc offrait l'aris au lendemain de la semaine sanglante ! Dès le Point-du-Jour commence la longue série île toits effondrés, de murs abattus, de poutres noircies : aux < ! h a m p s - V. 1 y sécs, la toiture ■ lu Palais de l'Industrie est crevée. De la place delà Concorde A l'Hôtel de Ville, par ces trois magnifiques voies qui mènent à l'ancienne barrière du Peuple, rue de Itivoli et sur les deux rivesde la Seine, ce ne sont que pierres calcinées , ruines et décombres Des rues entières ont disparu. Quelquesuns des monuments qui (urinaient la parure de cet ud-

mirahlequarlicrgiscnlinforuicsau pied desgrands murs noircis par les llammes Le ministère des Finances n'est plus qu'une masse de décombres. Le socle de la colonne Vendôme subsiste seul. L'n face, la svelte Légion d'honneur cl le Conseil d'Klat ont eu le même sort. Le superbe quadrilatère que formulent le Louvre et les Tuileries, ouvert au nord et à l'ouest, permet aux deux ures de triomphe de la place de l'Étoile et de

l'ARI>

la place du Carrousel de se voir à travers les fenêtres béantes des Tuileries. Plus loin le Palais de Justice est atteint et la place de Grève n'offre plus à l'est la belle perspective de la maison du Peuple; le Peuple a laissé ses sinistres mandataires détruire — , — ga jj-iinjure. Un

nuage, épais de fumée désigne le lieu où s'élevait l'Hôtel de Ville...

Jour et nuit des cavaliers, le sabre au poing, le revolver chargé dans les fontes, sillonnent la cité. Toutes les maisons sont fouillées de haut en bas, par la police et par la troupe, ù la recherche des fédérés. Les cafés, les débits de vin son [obligatoirement fermés à onze heures du soir. L'industrie des crieurs «le journaux et des camelots est interrompue.

Les feuilles publiques ne |ieuvent plus paraître qu'avec l'aut or i sa lion du commandant en chef de l'armée de Paris. Les théâtres chôment. Jusqu'au 3 juin il faut un laissez-passer de l'autorité militaire pour entrer à Paris ou pour en sortir.

I.e mouvement de l'immense organisme qu'est Paris est comme arrêté : les seuls gardes nationaux que l'on aperçoit, et que désigne un brassard tricolore, sont ceux qui ont prêté leur concours pour le rétablissement de l'ordre; les fusils, au nombre de •UiO.UUO, ont été rapportés dans les mairies et dans les arsenaux; les costumes et les képis qui pcuveiildésigner aux poursuites ont disparu comme par enchantement. Cependant la vie de Paris ne tarde pas à re-

KS 187t. — «JOl'H ET l'AS>AGi: CIURI.KMAUNE, III K SAINT- ANTOINE.

I)'apr<>» u.ilur.', p.ir M. Albert lUwMa. — .Collection Albert Jlaijjiuji.)

prendre cl «nus toutes ses formes, aussi intense, aussi fébrile que la veille, Iles le :i juin, lu suppression ilu laisse/ passer rétablit les communications plus nombreuses «pie jamais après « elle longue interruption entre In province et Paris

Paris curieux, le Paris laborieux, le Paris patriote, se retrouvent aux funérailles réparatrices de l'archevêque, de (ihaud « y et d e s otages, aux guicliets des souscriptions pour l'emprunt de deux milliards et en 11 ii à la revue de Long* champ, le 20 juin i <■ grand spectacle militaire, a pareil jour, fut le plus beau de tous ceux qui furent donnés depuis, dans le cadre incomparable assigné a ces cérémonies

E Zkvoht.

Miiioirt de la

i me Hrpu-

Miqtu.

Ll Présidence do

M. Tluers.

(Paris, Kélix Al- CaN, éditeur }

L'emprunt de 350 millions11'.

PABIti EN lSTl. — ul'AI L>ES MPÊVRES ET LA SAINTS -CHâVELUt, hi ttiii kl'aprèt «M****, par M. Allnrrl Jl*l<>.<U.s. — Cllcflioii AU» rt M.i.-m.h

LtKUPRK S- SKJIKNT patriotique de la population lors de l'emprunt de juillet 1871. où l'Étal demandait 2 milliards et où ou lui offrit 4 milliards et demi, et la svinpalhic avec laquelle le inonde financier suivait les efforts de la municipalité de Paris pour faire honneur auv engagements de la ville permettaient d'avoir confiance dans la réussite de cet appel au crédit:

(Il i M emprunt, «le niéair que > < lui de* 2 inilU.ii .1» ri l'ol'li,.- vi"ii ilr pajrr » I in ijjnr |>r. li.ier ». nMptr de I indemnité de (tu 'rr n'ameu, rent p- la rirai,' ,lr l'*r;itil i)u.' I un rr.l.>iil.ul. 1* CrraOaai \ »r |. Cuuntntr é'< «couple de coupure» .If B lr-»n.». il*

ï Iran*» rl I Iran*, la. i l . le» p lit*» -i„i>. • I a la

iti»,- linancifre qu aur ut pu produire I uumeii «r di pl »• cnirnl de (aplUlM i|Ui rut tara pendant le» derai, ri RMait de la?l, rllc fut tfèà licurru»rurnl ronjuie.

lE. Ztwar.)

mais il fallait réaliser promptement ces 3i>0 millions, et. l'on ne savait guère, a ce moment, de quelles immenses ressources la I lance pouvuit disposer Ou lit donc aux souscripteurs des conditions avantageuses : on leur accorda notamment I MO francs de prime de remboursement Les obligations, émi- ■ i ses au taux de j 270 francs, étaient remboursables A 400 franc-., rapportaient un intérêt annuel île 12 francs, et participaient au tirage au sort de .t.">2 lots représentant une valeur <l« 1.900.000

francs A distance on peut juger ces avantages excessifs :

mais il Taul songer qu'avant tout, en 1X71.

il fallait réussir L'emprunt, amortissable en 78 années, sera remboursé eu 1040 Le succès, de celle souscription fut très grandi l emprunt fut cou-

M 1 1 quinze lois l.a spéculation s' e \ e rça sa n s doute sur ce! le émission : mais le nombre des petites souscriptions fut grand, et ce lait til une vive impression

Lti Fi mi liera Je la Ville dr

liaslolt CaOOI'X.

P<ir».. iBcruer-Lvvrauit |

Pourquoi M. Thiers fut élu Président de la République.

a majorité des membres de l'Assemblée de Itordeaux étaient des • ruraux i. < omuie on les appelait, c'est-à-dire des Iminines qui. éloignés des passions et de» entraînements de la grande ville, n'avaieill jamais eu de sMupalhic pOltr L'Empire, ne d'un coup d'audace, puis lOiabé sons le mépris a la suite des désastres provoqués par lui. Mais ces « ruraux » élevés dans la crainte des excès révolutionnaires de l"'J3 et

PARIS SOLS LA TROISIKMK RËl'UDLIQl'ti.

1848. et confirmés dans cette terreur par la toute récente insurrection communal iste, n'éprouvaient que défiance accompagnée d'épouvante pour la République, qu'ils croyaient ne pouvoir exister sans violences, sans menaces, sans crhafauds, nu tout au moins sans abus et sans vexations.

Avec de telles craintes il n'était pas étonnant «pie dans les campagnes on se tournât vers les royalistes, elqu'cn eux seuls on vil les sauveurs de la société, de l'ordre et de la furtune publique. Les royalistes nu. comme on les nommait., les conservateurs, n'étaient-ils point, dons l'espérance de leurs électeurs, des hommes prudents par éducation, respectables par tradition, supérieurs par origine, et la royauté elle-même ne rappelait-elle point l'âge d'or de la politique 1 A la vérité, si ceux qui pensaient ainsi avaient lu attentivement l'histoire exacte de tous les régnes et de tous les rois, ils auraient été singulièrement désillusionnés et sur les régnes antérieurs à la Révolution de 17B8 et sur ceux qui avaient suivi la chute de Napoléon, depuis

Louis wiil jusqu'à

Loin- Philippe Ils se

seraient convaincus due sous la Restauration et ko us le gouvernement lie Juillet les royalistes cux-mcincs axaient, en bien -le* rencontres, critiqué le pouvoir, renverse les ministères et exprime

leur mécontentement

en appelant des réformes. Les ruraux.

maîtres de la situation, ne tenaient pas compte de ces leçons qu'ils ignoraient, d'ailleurs, pour la plupart. Ils avaient des prédilections préconçues pour la monarchie, el ■•'était tout. Il faut reconnaître, toutefois, que leurs toi ces n'étaient pas concentrées vers un hut détermine et que leur premier mouvement tut celui du patriotisme lursqu ils confièrent, avec une Imposante majorité de -suffrages, les destinées du pavs a M. Thicrs

Ce choix était, au reste, indiqué : Tbiers était . sans conteste, le premier homme d'Llal de la

France, el le seul, en réalité, h qui il fut alors possible de remettre la sauvegarde de la patrie Il n'y avait pas d'autre personnalité éminente que l'on put opposer à Bismarck. L'Empire n'avait créé aucune de ces hautes capacités qui s'imposent à la considération el au crédit de tous Thicrs. au contraire, se recommandait à tous les partis par des servie s passes, par son immense expé-

«..ii m: Misai 'Sk.

l'ri» Je I. n.. i.r»n.l prix di |«itilnr.' th tHTrt Tulïl, au df M. LrM»rr». it-.ru!,- dri Br*a*>A,ltf»)

rienec. par ses qualités merveilleuses d'orateur et de parlement aire familiarisé avec les débats législatifs, par sa lucidité et la vigueur de son intelligence, par son ardeur au travail, par sa grande Toi patriotique, par sa sagesse dont on avait malheureusement si peu profilé lorsqu'il avait protesté contre la politique étrangère de M i.mile

Ollivieret contre la déclaration de guerre, par son dévouement, enfin, lorsqu'il avait, au cours des hostilités, fait tous ses efforts pour concilier a ht France les sympathies de l'Europe,

PARIS Di: 1800 A 1900.

Son attitude soub l'Empire ne pouvait qu'augmenter son autorité morale. 11 avait donné des prouves de sa droiture quand, un des premiers, il s'était déclaré contre le coup d'Etat avant et après le - décembre; quand, le 4 septembre, il avait contribué a refréner les passions démagogiques Les républicains, tout en snebant que sou libéralisme était essentiellement modéré.

Tbicrs n'était un républicain ni de sentiment ni de conviction. Son idéal politique ne dépassait pas la monarchie constitutionnelle. Il avait travaillé a l'avènement de celle-là... Il voulait une Franc e libérale» affranchie du despotisme du souverain rumine du joug théocratique, mais il l'imaginait gouvernée par les classes dirigeantes. Il redoutait la démocratie, il se déliait de la Répu-

LEit ADIEUX O ŒDIPE.

I'ri\ de Rome. Qftnl pri» dt priiilur»dc 1171. TUtltstu Je M. Tuudoi x. f c le îles itetuv-Art*).

lui avaient, en grande partie, donné leurs voix aux. élections du S février. Klu dans vingt-six circonscriptions, il avait obtenu plus de deux millions de suffrages, représentant l'immense majorité du corps électoral. D'autre pari les monarchistes n'oubliaient pas que son libéralisme, si bien vu des partisans de la République, était au fond plutôt favorable à la monarchie constitutionnelle. Ministre de Louis-Philippe, il ne s'était jamais montré l'adversaire personnel du roi et de la rovauté, et lorsqu'il avait combattu dans les rangs de l'opposition, c'est contre les hommes au pouvoir qu'il avilit dirigé son action En IK48, quand la République avait élé proclamée, il était demeuré l'inflexible soutien de l'ordre et de la loi : ou l'avait tu plus d'une fois, à la tribune, tenir tète aux fanatiques des idées extrêmes, aux socialistes surtout, et il était resté ainsi l'interpréta le plus écouté, le plus ajqdaudi des conservateurs eux-uièinc>.

Charles Simon».

{Histoire d'un patriote.)

bliquê . II avait, en 1848, compté parmi ses adversaires les plus acharnés, mais s'il l'avait combattue, c'était au nom des intérêts conservateurs Lorsque, vingt ans après l'avènement de l'Empire, la République avait reparu, il avait suivi le mouvement de l'opinion publique. Semblable à Tureune qui devenait plus hardi a mesure qu'il avançait en âge. à soixante-quinze ans il rompit avec les idées, les habitudes, les relations, les préjugés de toute une vie, et, une fois déridé A franchir l'Atlantique, il le franchit résolument, siius regarder en arriére. L'est lui surtout qui. par sa conversion à la République, détermina tant de conversions dans les rangs des » conservateurs », autour de lui d'abord, et parmi ses amis. puis, de proche en proche, pur toute la France et dans toutes les classes de la société.

Lharles BlGOT.

{La Fin de l'anarchie.)

do Bond? - De»

de» ca»emate* dan» li fort

de* olnq académie» contre

5 — Le» - ■ ! t ■ 01 de «iége pru»»i»one» ouvrent U eu contre le» fort» du tud. — Les projectile» des batteries ma- -mu nrrivonf pour la toi» dan» l'intérieur de Parla.

6. — Proclamation du g6nèral laquelle il déclare qu'il ni* c»piluli-n» pa».

8. — Dan* U nuit du H au 9, beaucoup de monuments et de maisons sont atteint» par les obus. I n obu» qui éclair dan» I" dortoir de l'établissement ils Saint-Nicolas, rue de Vaugirar.l, tus rlni| enfant» et en blesse (r.ifin m six autre*.

11. — La i.ouvernement de U Défense nalionalr décrète que tout citoyen attrint par Ir» bombe* prussienne* est a*»irailé au soldat lr.-«pp.- par l'ennemi. — La fabrication du pain de luxe est Interdite

14. — Richard Wallaoe propose a .M. Juin lavre d'ouvrir une »ou*criplion en faveur de* famille» que le bombardement oblige à quitter leur domicile et « inscrit pour 100,000 francs (le lendemain il faisait remettre à l'administration municipale une nouvelle somme de 30.0)0 francs pour tes pauvre*).

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