‹ La vie parisienne à travers le XIXe siècleChapitre 200 sur 441 · I»MM · texte numérisé non relu

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(Né en iHSr..)

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Bculpture : Pas de i

Eipoiilios det cruvret d'fu l.on.alèe (grand •uccè.l, de 17 n.on det femme, peintre, et sculpteur,, det ouvres de J.-J. Titsot {la Vie d» Christ), des Poitrsiti du siècle. Je» o uvres de Cultive Doré.

l e mu»... du l.membourg . tt fermé pour rlrv réinstallé dans I Orangerie.

(Débits et Phehièiies).

Tréàtre Français. — S3 septembre. I)t«i,e, a actes, d'Aleiandre Dumas fils - Débuts de Laugier dent Tartufe. — Sacrale et ta femme, de Théodore de Banville

Opéra. - li janvier. Tafcirin, î acte». ] V Ferrier. musique de K. Pesurd (succès,. - I de Mme ridès-Devriè» dan. Faut!. - il Début de Caylu. dans Aida. - 4 février Débul* d'K. de (testé dans Fautt - 13 avril. Début d'Ibos dan» fa Favorite. — Sigurd. i acte», musique de Reyer. — 1! juio. Début de t.resse d.ins te, lluyue- «•■(< ; début de Duc dans le rôle d'.ti n»fd, de Huit. laume Tell — ïl teptembre /.,■ ( id, i actes, de d'Lnnery. «.allct et Blau, musique de .Mattenet.

Opéra Comique. — J3 février. Diana, 3 actes, musique de Paladllhe. - Mlle Van Zindl etl siftlée dans trois représentation» de Lakmé. — 1" septembre. Le l're-auJc-Clerct, musique d'Hcrold. — Le Chevalier Jean, de Jonquiéres.

Odèon. — Wincetlat (réouverturei. - La Maiton det deux Ua>b< aui.3 a. te». d A.lheunet et de Lyon. - * février Henriette Marchai, drame en 3 ecte», d*Ed, rl J. de Concourt (repri*. ,. — L'Ai Utienne, de A. Daudet, musique de Biret ropii-e, succé»;. — Conte d Avril, de A. Dorchain (Mirer» . — Le* Jacobitet, de Irançois Weber (grand succé»)."

Ambigu. — Pierre Patcal, dreme en 3 actn, de Mme Lionel de Chebrillan.

Renaissance. — La Paritienne, 3 acte». d'H. Bec qse. — 7 février Leauelf comédie en 3 acte». d'Armand Cheulleu et H. Feugére».

Palais- Royal. — Sa avril. CAerceuai Papa, 3 acte», de M. Ordonneau Reprise du TY.im de plaitir.

Nouveautés. — La Vie moiiddtnr, i acte», de Najac et terrier, musique de Lccuq

Vaudeville. — Ocorgette, .le Surdon (»uccès). Gymnase - ïapho. .l'A. Daudet Si Belot. Variétés — Reprise de la Femme a Papa et de la Cigale.

Porte-Salnt-Martln. — Marion Itelorme, de

Victor Hugo (première r. préscnl.lion a ce IhèAlie). avec Sarub-IUrnlurdl, Marais, t.arnier, Bcrton cl Dumain...

Le* morte de I ninu r.

Mine Amable Tastu (Il janvier). — Ed. About (10 janvier». — Félix Clément, compositeur (Ï3 janvieri. — Dupuy de Lomé .1" février). — Du SommcrarJ i4 février). Vallès 11 Ievrier)< — Élise Petit, de I Odéon (ii févn>-rt. - Charles Dcslys. romancier (13 mars . — L. Béauvallet, auteur dramatique lii marsi. — Ruggieri. artificier (Î7 mars, — André OUI. raricaturitte (4 malf. — Parade, du Vaud. ville, et Barré, de l'Opéra- (clinique .3 mai , — Oibiat, directeur du Coi«fi(alionnet i? mai). — De Neuville, p.inlre |l9mai) — Victor Hugo <iî mai). — Cournet et Amouroux, ancien» membre» .1.* In Cctnimune J3 ruai . — Magne, arcbitcclo (!t juillet). — Milne-Edwards (30 juilieti. — Pascal Duprat (19 aoot). — J. Godard, ..érone..!. i4 septembre,. - Émlle Perrin, directeur de le Coinédie-I rtBCSrM (» octobre) — », horloger (30 novembre) - Th. La arcbiirctc (3 décembre). - Baron de Hlrscb (0 décembre). - Amaury Duval (30

l'kûAMCK DES KN F a N ts- a ss i st k s

Rue flonTerl-norlierriiu 7*. conlicnt "50 lits et reçoit de* enfanls en dépôt, des enfants trouvés et des enfants abandonnés, vagabond?, etc., sous lu tutelle de l'Assistance |>ubliipic. L hospice dote «Je 5814 pour les enfants trouvés, de 1838 pour les orphelins, et de 18(8 pour les entants assistés.

(D'après une photographie.)

i-avl uavuiiy Pcintro

' Né a l a Roche-sur- Yon en 18i8, décédé le t: janvier 189C.

Il'o|T*« un drstin île li. Vtiii.im, — (ltiMtgibri|U<' Nitiouil*).

t N\nK de i«Mos. année de crimes.

A Elle débute par deux drames : le premier qui restera toujours mystérieux — saut' pour quelques initiés; — le second dont le côté énigmatique ne sera dévoilé que longtemps après.

Le 14 janvier, Paris apprend l'assassinat du préfet Uarrème. dont le cadavre a été trouvé sur la voie ferrée, au pont de Maisons- Laftiltc; et comme il faut toujours arrêter quelqu'un, on emprisonne un certain Dubois qui parvient, non sans peine, à établir son innocence. Le même jour, Marie Aguélant est assassinée, rue Caumarlin, 52, et le coupable. Prado, se dérobe aux recherches de la police.

Le crime de Prado, supérieurement exécuté par un homme de talent dans son genre, stimule le zèle d'un grand nombre de spécialistes. Jamais on n'a tué autant de femmes, à Paris, que dans cette année 1886.

dépendant la série des fêles, dès que le printemps arrive, ne tarde pas à commencer. Au mois de mai, la fétc du Commerce, pendant laquelle Godard fuit aux Tuileries une

l'A RIS 11 E 1800 A 1900.

XOMSKIGNEIR GUIBERT, AUCII8VËUIE HE PARI!»

Sur son lit de mort. — D'après un dessin de G. Laverons

(Ititiliollifquc Naliowle.)

expérience publique de son ballon à air surchaufTé, la Dijnamitense des airs: le carrousel militaire du Champ-de-Mars, et la représentation, si parisienne, que le cirque Molier offre aux demi-mondaines, pour les consoler sans doute de la mort tragique de tant de membres de leur confrérie. En juin, la fôte des Heurs. Le 30 août, la première journée des fêtes du centenaire de Chevreul.

Quelques inaugurations se mêlent à ces divertissements : l'inauguration du Musée de sculpture comparée, au Trocadéro; celle du Cercle national des armées de terre et de mer que le public appellera, pour simplifier, Cercle militaire, et enfin, le 1" octobre, celle des travaux de l'Kxposition de 1889.

Dans les lettres et les sciences, deux événements d'une grande importance :

le duc d'Aumale donne à l'Institut, devenu ainsi un des plus riches propriétaires de France, le domaine de Chantilly; In fondation d'un Institut Pasteur par voie de souscription publique est décidée.

Le livre de l'année, livre de bataille et d'ardente conviction, qui semble écrit avec la pointe d'une épée, c'est lu Franc? juire, d'Ldouard Drumonl. L'antisémitisme, vieux comme le monde, a trouvé son prophète, mais ce prophète est aussi un soldat. Il se bal, avec un courage que personne ne conteste, contre Arthur Meyer qui inaugure — nous sommes dans l'année des inaugurations — un nouveau genre d'escrime, l'escrime de la main gauclic. Il est blessé au visage par Charles Laurent. L'homme, vaillamment, défend le livre, et le livre, comme l'auteur, y gagnent une prodigieuse popularité.

Pendant qu'autour de la France juive

se forment d'irréconciliables partis et se croisent les polémiques, un humble concierge de la rue de Babylone meurt tranquillement et sans bruit. Il a été immortalisé par Balzac et probablement ne s'en doute pas. Il s'appelle Z. Marcas.

La réception de Ludovic Halévy à l'Académie française par Pailleron a permis à un public d'élite de savourer tout ce que la langue parisienne a de plus Un et de plus délicat — Mais voilà qu'un nouvel idiome arrive de l'étranger. C'est le Volapuck , qui annonce et fait prévoir les futures réformes de l'orthographe.

Au théâtre, les deux principaux succès de l'année sont Patrie, parSardou et Émile Paladilhe, à l'Opéra, et le Fils de Portkos, drame historique de Paul Mahalin, à l'Ambigu.

Les faiseurs de pièces se trouvent quelque peu déroutés. Un filou qui a préféré garder l'anonyme — sans doute un vaudevilliste facétieux ou un jeune auteur vindicatif — a volé, à la sortie du Vaudeville, le 11 mai, la montre qui marquait le mieux l'heure du succès, la montre sur laquelle se réglait l'art dramatique, la montre de Francisque Sarcey.

Heureusement le Nouveau-Cirque avait déjà été inauguré, dans les premiers jours de février.

A côté des théâtres officiels s'ouvrent des scènes secondaires, très secondaires, où l'art

Nu.1tEK.NElR RICHARD, A H . il y. v t. ... i t m. PARI*

Dessiné par Vuiluer, d'après une photographie de Liebert. (l'iUiolhique NaltoiuJr.)

et le patriotisme servent de prétexte à des exhibitions d'un goût douteux.

Le colonel Lisbonne, entraîné par ses instincts belliqueux, fait jouer aux Folies-flambuteau, le 9 janvier, un vaudeville qui par malheur est de lui, un vaudeville intitulé : En joue : feu! Et pendant la représentation les garçons servent, habillés en rois de France. Celte revanche de la Commune est interdite par la police.

Quelques mois plus lard, le propriétaire d'un établissement de la rue Cujas transforme le tableau d'Alfred de Neuville, tes Dernières Cartouches, en enseigne de brasserie. Les cludi protestent et le tableau esl couvert d'un voile. Les verseuses que avait cru bon de i guiser en cantinit res revêtent, à In satisfaction générale, un costume un peu i moins palrio- I tique.

Un établissement d'un autre genre soulève également des protestations mais moins bruyantes : c'es le Salon des Ref sés, autour duquel se forme bientôt une nou velle catégorie de mécontents, les peintres qui ont été refuséB au Salon des Refusés.

Il ne leur reste qu'un dernier asile, l'Exposition des Incohérents, à l'Eden, dont le succès est très vif. Remarquons, sans en être trop surpris, que la vogue, dans le cours de cette année, ne s'attache guère qu'à des étrangers.

Le Hongrois Munkaczy exhibe avec un remarquable talent de metteur en scène sa dernière œuvre, ta Mort de Mozart. Le tableau est éclairé par des réflecteurs sur une sorte de théâtre, tandis qu'un chœur exécute le ftêfnwn de Mozart avec accompagnement d'orgue. Cette association de la peinture et de la musique attire une foule de visiteurs.

Le grand musicien Liszt, Hongrois lui aussi, est' reçu triomphalement. Il est présenté au président de la République et on

SAYORGNAN DE OHAXIA

Médaillon grmré par Ri.ngei. i/Illiach r.., iioc iion. d« l'Art.)

donne un banquet en son honneur nu Lion d'or.

Le dompteur Seeth.du Cirquc-d'Iliver, arrive de Norvège et les jeûneurs Succi et Mcrlalti d'Italie, comme si le nombre de ceux qui jeûnent à Paris sans le vouloir n'était pas déjà assez grand, font courir vieux et jeunes.

Ce sont également des étrangers que le physicien Wilden au Cb;Uelet et l'illusionniste Ruatier de Kolta à l'Eden-Théàtre. Celui-ci, alors que tant de gens dans le cours de celle année ont cru devoir tuer leurs femmes, se borne tranquillement à escamoter la sienne.

Je ne vois guère que le bigame d'Alfortville, Lecouty. qui essaye de soutenir l'hon- ^ neur national — puisment aidé , il est Bi,par une femme le lettres et d'épée, la redoutable Mme Astié de Valsayrc , qui, en apprenant l'arrivée prochaine à Paris de la maréchale Roolh, de l'Armée du Salut, la menace d'un duel.

Paris espère que cette joie lui sera donnée e voir ces deux iiïnes se battre, trine découverte, l ux flottants, au pistolet ou au revolver d'ordonnance, à l'épée ou au sabre de cavalerie; mais la maréchale recule, malgré ses longs étals de service, et l'affaire se termine, sans effusion de sang, par une victoire morale de la France.

Ainsi, dans cette année typique, la note gaie se môle au tragique, le drame le plus terrible à la plus extravagante fantaisie. Prado el Lecouty représentent les deux Ihéories opposées sur le féminisme : l'une qui tranche les difficultés, l'autre qui préfère la conciliation. Le colonel Lisbonne complète le peintre .Munkaczy, autre comédien. Sans Mme Astié de Valsayrc, la maréchale Roolh risquerait de ne pas être appréciée à sa valeur. Et par là cetle année qui donne une si vive image de la vie parisienne forme un tout harmonieux.

Henri d'Almeius.

l'A U I S DE 1800 A 1000.

Directeur île» travaux «le Purir, directeur des travail» de l'ExpOtiliOD île 1889. Gravure de, M. Docur, d'aj rcs la |<liologra|iliie «le M. Anin. — (Bibliothèque National».}

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