‹ La vie parisienne à travers le XIXe siècleChapitre 203 sur 441 · LE V1CUI PARIS. — VIEILLE» MAISONS, RCE M MONT-CEMS · texte numérisé non relu

LE V1CUI PARIS. — VIEILLE» MAISONS, RCE M MONT-CEMS

Photographie et dessin de L. Parent.

(Collection Ch. Siinood.) ' -". rue t ; une d,'i plui pillorraquea du rleux Montmartre et le» envaliUa^merila .lu nvJUrnlame l'ont eo partie reipactee.

PARIS SOUS LA TROISIÈME RKI>UBLI(jUB.

I.p. en ksi hk nt — C'est bon! Continuez; diles au tribunal eommenl les faits se sont passés.

I.e plaignant — Je passais le 16 novembre dernier sur le pont de Ncuilly pour me rendre à l'uleaux où je devais donner une séance de prestidigitation. Je conduisais mon Ane qui traînait ma charrette, renfermant mes artistes fi mon matériel Je tenais ma gauche, parce qu'à droite j'entendais le cornet d'un tramway venant derrière moi

A ce moment, je rencontre le tombereau de ce monsieur qui voulait passer sur ma droite. Toutes les personnes qui se trouvaient làeriaienlnu charretier de s'arrêter 11 Ht comme s'il n'entendait pas et continua son chemin. Quelques minutes «prés, il accrochait ma voilure qu'il culbutait Tout le monde est tombé, l'anc aussi, mes artistes cl PJteh avec eux C'est la le plus grave: la chute lui a occasionné un transport passagerau cerveau, si bien que pendant trois jours il ne se souvenait (dus de ce que je lui avais appris Vous allez pouvoir du reste veus en rendre compte

Le plnignanl se met alors en devoir d'ouvrir son sac

Lr riiRsioKNT. - Laissez donc votre chien tranquille !

Le plaignant. — Oh! il n'y a aucun danger Ce disant, et malgré les instances du président, le jeune caltimbanquc, avec un soin touchant, sort de son sac le fameux l'itch revêtu d'un costume émaillé de scintillantes paillettes et coiffé d'une petite calotte de tureo.

Le chien se place aussitôt a côté de son maître sur le banc de la partie civile et fait le beau, face au tribunal.

Lk président. — Vous auriez mieux fait de laisser votre chien dans son sac.

Lu plaignant. — Voyez comme il est sage ! (On rit.)

Le tribunal a condamné le charretier à 100 francs d'amende et 1,200 francs de dommages intérêts

< in voit que ce brave l'itch a de la valeur, même aux yeux des juges!

A quatre heures et demie, M. Heauquesne est entre dans la cellule de l'orgel pour lui annoncer que sa condamnation n mort venait d'être commuée en celle des travaux forcés A perpétuité.

Forget ne comprenait pas d abord; il croyait au contraire qu'on venait l'avertir de son exécution

— Je suis prêt! je suis prêt! répétait-il courageusement

C'est votre grâce que je vous apporte, lui répéta le directeur.

— Ah! fit-il avec stupéfaction. . Ma grâce... Oh ! merci!...

Puis il resta sans prononcer une parole jusqu'à la sortie du directeur.

Plus lard, quand ou l u fait passer de la cellule des condamnés à mort dans celle des condamnés aux travaux forcés à perpétuité, il n'était pas encore revenu de la surprise que lui causait In commutation de sa peine

COCTEAU ne CRASSE Fer ciselé avec parties or.

Dt*»iiis il» l>»i««"i-i, ciécoté* |«Hir X A. k jrrand-du. Vil.idicmr, par U nui-on P»un ! • \> e.

Exécution de Kœnig.

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