‹ La vie parisienne à travers le XIXe siècleChapitre 202 sur 441 · CL.VCDK N O M M K KXP8K B l" H · texte numérisé non relu

CL.VCDK N O M M K KXP8K B l" H

Prix do Rouie, Grand-Prix de peinture en 1886. — Tableau do M. Lesavlc

(Kcole dis Beaux- Arts.)

Les Chiens.

(19 février )

IL vient d'êlrc proposé au ministre de la guerre d'employer deux ou trois chiens par régiment : ces animaux, hien dressés, serviraient à [porter des dépêches en temps de guerre. Cette proposition esl du doyen de nos écri-

(1) Cette pnquete n'a jamais abouti, et l'assassin du préfet de l'Eure estropié parfaitement inconnu.

le mulet, l'éléphant, le chameau, le pigeon Les services rendus par ces animaux sont incalculables, et on ne pourrait même pas s'en passer : comm«uLse fait-il que le chien, si remarquable par suit ftair, soit resté jusqu'à présent sans emploi dans les armées?

t Tous les chiens sans exception sont plus ou moins intelligents ; leurs aptitudes sout d'autant plus apparentes qu'on s'est appliqué a les développer dans tel ou tel sens.

« Au rondin, où nous faisions une guerredesur-

prises el d'emhuches par excellence, <!e tels animas! auraient été acceptés volontiers par nos braves soldats.

« A l'affaire deHac-Lé, le lieutenant Bailh-, chef du service télégraphique, partit à oeuf heures avec quinze soldats d'escorte pour aller porter des dépèches au général Millot. Rien de plus sublime que l'odyssée de ces soldats héroïques 1

• Dans la nuit noire, au milieu de broussailles dont chaque touffe cache un danger, la petite troupe se mit en marche, allant à la mort presque certaine. Ceux qui les regardaient partir leur criaient adieu, n'espérant plus les revoirjamais ....

« El dire que ces importanlesdépéchesauraienl pu parvenir plus sûrement et plus vite, sans •langer pour personne, au général Millot, en les attachant tout simplement au rou d'un cliien! »

< .«•lui qui comprend l'utilité du chien, r'esl le nommé Edouard Kainot : il ne s'en sert pas

PAHIS NOUVEAI . — LA Ml LAMAHK

Photographie ei dessin de L. Pâment.

i i . -I I -ci io d Ch. Siinood i i . .ti i m i rne le rûl • nord <). I* Huit* Montmartre el rotiduil, Mf uni- pente douc<', au parria <|c IVglitr du S*err'-Crt»tw,1

Le plaignant — Jecomprends très hien le français et je le parle aussi. Ce que j'ai dans mon sac, c'est l'iteh.

Le président. — Qu'estce que c'est que Pitch ?

Le plaignant. — C'est mon cliien ! {Hirn.)

Le président. — Vous auriez pu le laisser dehors cl ne pas entrer a l'audience avec lui.

I,B PLAIGNANT. — Que

le tribunal se rassure, mon chien ne troublera pas l'audience: et puis c'est un bon camarade dont je ne puis me séparer : il m'aide à gagner ma vie. C'est un chien savant, si je nel'avais pas avec moi je ne pourrais pas m expliquer.

Minling. gagnant du £raad-prix de Paris en 1880,

Monté par F. ARCHER. — (Collection Autrvit-Lttnjfkamp

coimue porteurde dépêches, mais il sait l'employer

de manière que l'animal gagne non seulement sa

vie, mais encore celle de son maître.

Edouard Kainot est un petit saltimbanque Il réclamait hier devant le tribunal de la Seine

des dommages-intérêts à un charretier nommé

Ségiirct

Voici un passage de l'interrogatoire :

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