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velle. malgré le bruit qui se faisait autour de l'un de «es membres, le général Boulanger, ministre de la guerre : réclames par la voie de la presse, par la voie de l'image, par la voie de la chanson. Cependant, depuis quelque temps, les hommes politiques prêtaient une attention de plus en plus marquée aux paroles et aux actes de cet officier général, sans passé militaire sérieux, et qui, après avoir fait les plus grandes avances aux républicains radicaux, dtait i présent en coquetterie réglée avec les hommes de la droite, surtout ceux de la droite bonapartiste, et prêtait complaisamment l'oreille à tous ceux qui le poussaient à prendre l'attitude d'un chef de parti. Les adversaires de la République se réjouissaient
des embarras que l'ambition du ministre de guerre ne manquerait pas de créer au gouvernement. Les amis de la République, et parmi eux les meilleurs serviteurs de la démocratie, ceux qui, après avoir cherché à prévenir le Deux-Décembre avaient combattu sans relâche le gouvernement du second Empire, s'alarmaient chaque jour davantage des allures dictatoriales du général Floulanger.
C'est sur ces entrefaites qu'éclata comme un coup de tonnerre la nouvelle de l'arrestation, sur la frontière de Lorraine, par la police allemande, du commissaire de police français de Pagny, M. Schmebelé. Ce fonctionnaire avait été attiré dans un guet-apens, appréhendé au corps par les agents à la solde du commissaire allemand d'Ars-sur-Moselle. M. (ïautscli. terrassé, conduit prisonnier à Ars. et, finalement, transféré à Metz, où la justice impériale allemande l'avait englobé dans un procès de haute trahison. Cet acte de violence, évidemment commandé par le chancelier de fer. M. de llismarck. pouvait être le prélude d'une déclaration de guerre. L'émotion fut grande à Paris, en Krance et