‹ La vie parisienne à travers le XIXe siècleChapitre 233 sur 441 · COMTE DE · texte numérisé non relu

COMTE DE

HENRI ROCHEFOItT

CAMILLE l'ELLETAN

du printemps, la fête populaire par excellence.

La Foire aux jambons, qui la précède de quelques jours, ne peut prétendre au même sucrés, elle ne dure que trois jours : l'autre a trois semaines d'existence et même quatre, grâce nu sursis toujours accordé par la municipalité parisienne.

La Foire au pain d'épice a un avantage sur sa devancière : ù la Foire nui jambons, il faut au moins faire l'acquisition d'un modeste saucisson — dernière incarnation peutêtre, d'un cheval hors d'rtgc, — ou aller fouiller la ferraille qui, avec la charcuterie sous toutes ses formes, sont les seules choses qui s'offrent aux yeux ; a la Foire" au pain d'épice, il y a ^ du plaisir pour tous.

Ueux- mêmes qui n'ont pas un sou à dépenser, les ouvriers à qui l'hiver long et rigoureux, si dur aux pauvres gens, a enlevé les maigres économies, nos braves troupiers dont le « prêt » minuscule est absorbé par le paquet de tabac, tous peuvent trouver sans BAU"nT

débourser plaisir et distraction.

Les grands banquistes Cocherie, Delille. Decker, Marchetti.Legois, leur offrent gratisdes parades aussi amusantes pour le moins que les merveilles qu'ils promettent aux pavants.

Aussi, faut-il voir la joie des bébés roses devant les grimaces, les ahurissements des pitres dont l'emploi consiste à recevoir force coups de pieds dans les reins, force taloches sur la rAlL ,,B ««aonac figure. Quelles triomphantes gif- éclats. Iles! et quels frais éclals de rire!

dahuuet De quels yeux ébahis nos bra-

p renom

ves petits • pioupious » contemplent la fée Topaze et son éclatant costume couleur de soleil, comme la pierre cieuse dont elle porte le gracieux.

Mien que le soleil ait refusé ses rayons à celle fête du printemps, laflluence était considérable. Dans l'après-midi, il était impossible d'avancer sur le cours de Vincenncs

C'est la que se trouvent les grandît baraques, les spectacles à féeries des riches banquistes, les baraques de lutteurs, les ménageries de I'ezon et deDidcl

Quelle foule ! Sous le ciel d'un gris perle d'une nuancetrèsdoucc les toilettes clnircs des femmes se détachent vivement.

Il fait Irès doux, pns de vent,

ANI.BIECX

petite brise somme, un

KDOUAUD HERVÉ

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