I. INCENDIE DE LA RARE S A I N T- L A l A II I
Le caporal Porlier et le sapeur Paeliin, lues au feu, sont transportés à leur caserne.
[Icisio de M. Charlei Jl«»n. — (Bibliothèque Nelionale (
LES ÉCHOS DE PARIS
m MO
Assasiin de Marie Axuétant, condamné a mort lo 14 novembre 1888 et exécuté le 28 décembre. D'après une photographie M,.-<-4- Hfllfre),
L'Incendie des Halles.
(ta février.)
Aune heure cinq minutes de l'aprés-midi, plusieurs personnes remarquaient que de la fumée sortait par les soupiraux a grilles et les bouches servant à monter et a descendre les marchandises dans le sous-sol n* 4.
C'eut celui affecté a la vente en gros de la volaille, appelée habituellement < la Vallée ».
On courut prévenir les pompiers des postes voisins et les secours arrivèrent avec une rapidité remarquable Bientôt six pompes à vapeur étaient mises en batterie rue de Turbigo, rue de ltambulenu, rue Vauvilliers, rue Saint-Ilonorc, me Berger et rue du Pont-Neuf.
La circulation des voitures fut interrompue dans toutes les rues bordant les pavillons des HoJIes. Des haies de gardiens de la paix et de gardes républicains maintenaient la masse des curieux.
Seuls les • forts » étaient autorisés à rester: ces braves gens ont prêté aux pompiers un concours efficace grnee a leur connaissance des lieux.
Le fover de l'incendie avait été découvert par
.ir,o
COCHE» f>E L % VIEILLE
NAkQCMl <iu faubourg St-Germain
M Bigorjroe. conducteur du service des travaux de Pari*, dont le bureau •e trouve nie Vauvilliers. I.»
Il avait aperçu, un des premier», la fum>e sortir <1 un des soupiraux de « l'allée couverte «devant le pavillon h- 4. et était descendu aussitôt a»ec «es pbiployés par l'escalier du pavillon des fruits dans le sous-sol dormant accé^ par un couloir aux caves du pavillon de la volaille Le feu a»ait pris naissance dans une resserre Urdant « l'allée couverte », i enraie distance de celle dite « des l'rouvaires » et de la rue Vauvilliers, probablement la resserre n* 4, appartenant a M Pétrin.
•Test sur re point que convergeait l'eau lancée I torrents par les pompes à vapeur.
I.'ineendie avait pris en peu d'instants des proportions considérables La fumée, en gerbes
énormes.s'échappait par toute* les issues, bom bes et soupiraux, dans les rues avoisinantes
Des milliers de paniers, les uns vides, les autres remplis de volatiles, île la paille en grande quantité, se trouvaient dans le sous-sol; on comprend aveequelle promptitude ces matériaux avaient pris feu HOMN la petite i.a*e et eoiiibieii l'incendie s'était rapidement propagé On reconnut qu'il était impossible de sauver ce qui [se trouvait dam les caves du pavillon n" 4 et on dut se borner à circonscrire le foyer de l'incendie.
l'ar instants, ces llammes gagnaient du terrain, s'avançaient en sifflant; on entendait des pétillement» épouvanta Ides Knlin, le feu sembla diminuer d'intensité.le pavillon des fruits était sauvé l.e sol du pavillon de |a volaille, sous l'action du feu, s'était fendu, crevassé, et la fumée s'échappait par les interstices .
Plusieurs facteurs avaient supplié en vain les pompiers de leur permettre d'entrer pour y prendre des pièces de comptabilité laissées
COCHES porn IIF.1II-E
DE ■ LE COBTE
dans leurs bureaux; les f ompi< n > lai* nt in ■ flexibles
(.epeodant nous Crayons savoirque les livres de comptabilité ont été presque tous sauves par M Duranton. commissaire de police. aidé d'un inspecteur de police nommé Dolicq et d'un < fort » portant Iamëdaille40
D'après les évaluations approximatives faites, les premiers renseignements fournis, lea dégâts en volailles, marchandises et matériel détruits s'élèveraient à 200.0» JO francs.
Uuant à ceux afférents à la bâtisse, on comprend qu'ils n'ont pu être évalués encore.
Cependant, M. Alphand. descendu dans le soussol avec le juge d'instruction et le préfet de police et plusieurs autres fonctionnaire*, croit pouvoir affirmer que les fondations principales nesont pas atteintes Je façon à exiger de gros travaux.
Néanmoins, on considère que le pavillon «le la volaille ne pourra pas être rendu avant six mois à sa destination.
Plusieurs pompiers ont, au cours de l'incendie, subi un commencement d'asphyxie; le lieutenant Cordier, de la caserne J.-J. Kousseau, a été brûlé au visage Après avoir reçu des soins à la pharmacie de la rue des l'rouvaires. le lieutenant Cordier a repris son service. On ne signale pas d'autres accidents,
La circulation des voitures a continué à être interdite pendant une partie de la soirée Les pompiers sont restés toute la nuit pour nover les décombres.
La Foire au pain d'épice.
(3 avril.)
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