‹ La vie parisienne à travers le XIXe siècleChapitre 237 sur 441 · LE SOI · texte numérisé non relu

LE SOI

Dans la h, une de Vu»/ m

1) •] r. « U nitqurllr du CMlunir.

(Uibliolb.qjt dt l np , ,

vint effleurer la poitrine de M. Hoquet qui paru If coup, et par une riposte rapide frappa son adversaire d'un coup d'épéc à la gorge.

Une hémorragie se produisit, aussitôt et les médecins s'opposèrent formellement a la continuation du combat.

Le général Boulanger éliiit grièvement blessé; de l'examen pratiqué aussitôt par les médecins, il résulte que l'èpécde M Floquet a pénétré d'environ quatre centimètres dans la région cervicale droite Klle a passé entre la veine jugulaire et l'artère carotide et a opéré une section du nerf pliréoique; le moindre écart a droite ou à gauche eût probablement rendu la mort immédiate

.■M M- i i: HtninoH Bans la hume de Monttore.au.

b'iprrt I* maquitlr du coitumc.

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Le Monument de Gambetta.

(14 juillet.)

L'inauguration du monument, élevé, place du Carrousel, n In mémoire de Gambetta. a élé faite avec une imposante solennité.

Il est juste trois heures dix minutes quand arrive M. Carnol. Il porte la rosette et la plaque de la Légion d'honneur sans le grandcordon.

A ses entés marchent les présisidi'iits du Sénat et de la Chambre.

Viennent ensuite les ministres et les membres de la maison militaire. Le canon tonne et le voile qui masque le monument tombe au milieu des applaudissements de la foule. Après quelques minutes d'attente, la série des discours commence, (l'est M. Spuller qui prend le premier la parole. M. Le Rover, président du Sénat, lui succède, puis M. Roquet, président du Conseil, monte lentement les marches de la tribune aux harangues et parle au milieu des interruptions, les uns lui faisant une ovation à cause du duel de la veille, les autres criant : Vive Uoulnngerl ou chnntant les Pionpiou* if.t/nvrgut M. de Kre.vrinct clôture les discours officiels. M Mounet-Sull y déclame les beaux vers écrits par

m ai» on. miui.aN-cakvalho Née à Marseille le 31 décembre I827, morte en 1895.

Klle s débute A 10|«éri- Comique rn 1*53. Mme Miolan-Carvalho (al l une «Itt irrandrt artiste» l\ nqut» do du-atu\ lème siècle.

Lu Faritrilc

Décor du iv acte. — D'apr,'; !a maquette, iliitilloiliequti de l'Opéra.) I.i Fi" » i i<' fulrriireientée pour la première (oiia l'Académie rot .île de musique, le S duembre 1*40. iinr rcpri»eeut heu en I8S8, in 2 juillet, pour le» drbul» de N. Coasire.

Sullv-l'ruilliomme. puis un roulement de tambour donne le signal du défilé.

L'attitude de la foule pendant la durée des discours a élé très diverse: sur certains points de la place, les curieux étaient fort calmes: mais A d'autres endroits ils se montraient nerveux, prêts a rire de tout et a saisir la moindre oecaaion de tapage.

Iles cris nombreux de : Vive Boulanger ! s'élevaient a chaque instant Les délégations pla-

\MIHMi: MIM.N

Née n H iissali y (Suède), le 3 août 1843. Débutai Mnraholm en I8«0 et I Pari» en tu. ■ nie te relira dMtlllM Bien! du drialrt rn I8$J.

cces A l'intérieur des barrières ont fini par être agacées et plusieurs lois ont riposté par les i ris de :

A bas boulanger!

A basSoulouque!

A bas les charlatans t Les étudiants ont à diverses reprises entonné lachauson : Conspuez Bottlunye ! comptiez !

Lorsque la salve tirée dans le jardin des Tuileries a été terminée, tous les curieux qui y

Avaient assisté sont accourus au pas de course renforcer la foule sur le quai et dans la cour

Des centaines d'individus ont escaladé les loill des baraquements de la préfecture de la Seine,

Dés que le délité a pris lin, M. Cartiol regagne la galerie des bronzes. La voiture du président vient, avec beaucoup de peine, se ranger devant le guichet du Louvre. Un moment, les personnes chargées d'assurer la sortie du président se re-

LE GAGNANT Dl! GRAMl-PftlX M l'AMS EN

Sluurt, monté par Tom Lane (Collection Auteuit-I.onyel'umpi.i

gardèrent avec inquiétude. La foule est devenue tellement compacte aux abords du pont des Saints - l'ères qu'on se demande vraiment comment l'équipage présidentiel pourra se dégager de cette cohue M kiempren prie alors le président d'attendre quelques instants : on met A profit ce court répit pour déta cher quelque* gardes de Paris

à pied et A cheval, et on arrive enfin à écarter suffisamment la foule pour faire un chemin au\ voitures de l'Klvscc.

M t'arnol monte alors dans son landau. Son apparition est saluée par des cris plutôt sympathiques, et c'est en saluant ù droite et A gauche ceux des curieux qui crient : Vive Carnot ! qu'il s'éloigne.

[Petit Journal. i

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