‹ La vie parisienne à travers le XIXe siècleChapitre 245 sur 441 · IM3-H · texte numérisé non relu

IM3-H

Benux-ArU.

Salon - Ptinluie: Médaille d honneur : Edouard Détaille; médaille» de 1" claaae : MM. Delaare, Kor»berir. Pa. de prix du Salon.

Sculpture: Pa» de première médaille

Architecture : I" médaille : M. Girault.

Gravure : Pa» de première médaille.

Kxpoiitioodencistureet daicnlpture ioternalionalaa, dite Ut 33, rua da Sèvres.

Exposition de» artiste, indépendant, au pavillon de M ville de Paria.

Exposition des caricaturistes A I tcole de. Bcau.-Arl».

Réorganiulioo du personnel et de. .ervices de. musée, nationaux.

TheAtre* (Dcbcts et Pbkiuéiies).

Théâtre-Français. — 27 février. La Princesse Georges, d A Duma«. — 15 mai. Le Flibustier, de Jean Richrpin: le Baiser, de Banville r^rand buccè» . — 2î wplembre. Frawois le Ckampi. de ij. Sand. — M septembre. Les Brtbis de Panurje, de Mellhac et lUévy. - 31 octobre. Pèpa, de II. Mellhac et Loui. tianderax (»ucci. . — Î9 novembre. Le Passant, de

— 30 janvier. La Dame de Monsoreau, i acte*, par Maquat, d'oprè» le roman de Duma*. mutique de Salvajre. — 1 «juin . Bepri»e de SiQurd, début de Mlle Raunaj-Dumenv dan» le rôle dTla. - î juilleU La Favorite, .lébut deCoeeira(l ern..nd - Il juillet. La Juive, début de Bernard dam Eléa/ar. — 1» »eplemt.re. Les Huguenots, début de Mlle Agaaol <lao. 1 rbain. - Î8 novembre. Romeo et Juliette, parole» de Barbier et tarré. muiique da Gounod i Immense luece».)

Op6ra Comique. — 7 mai. Le Roi d is. de Lalo.

— ^ juin. Le Batser de Sursit, parole» do Bemb. rg.

- Il décembre. Z.£icadren volant dt la reine, p... rolei de l.itolT.

Odfeon. — I'j janvier. Ci.» C'offa&ora'iun, comédie, I acle, d'A. Lambert. — ÏO mari. Mlle d'Arums, comédie, 3 acte», d'A. Amie. — 37 mars Du», drame, 1 .«le, de S.irah Bernbardi. — SI avril. La Marchand* de scurtres, draine japonnii. 5 net» i, de Judith Gautier. — 15 teplembre. Crime et Châtiment, d'uprès |io>biievsky, par Uinisty et Hugoei le Boux, drame rn 7 t.- 1 Ici u«. — 19 déc.mbre. Germiuie J.accrteuJt, drame. & actes, de Goneourt.

Gymnase. — i décembre Jalousie, i actes, da V'.u .|uerie.

Vaudeville, — ï mar». — Les Surprises du dirorce, d'A. Bisaon et A. Mar» (sOCCSSj. — 13 dè> rembre La Sécurité des familles, d'A. Valabrègue.

Palais-Royal. - ÎO octobre. Le Parfum, de F. Blum et R. Tecfas.

Variétés - 27 janvier. Décoré, de 11.

(«lier»»».

Chatelet - 21 avril - Germinal, de W, d'après E. Zola

Porte-Salnt-Martln. - 3 avril. La Grande mai - «iVre, de !.. Ohuct succé»

Renaissance — Ï2 I. vrier Coquard et hicoauet. de II Itaimond et M. Boucheron (.uecè.i

Théâtre-Libre (salle M.mlparn.Me/. - 12 février. La Puissance des ténèbres, da L lolslot, trad. de l'avlov.kl et Méténier. - 10 décembre. La mort du due d Enohien, da Hennique.

De Chantelause, liltér.tteur ; Maquet, romancier; H. de Péne, littérateur ; Marc Constantin, homme de lettre» janvier). — Général Peirier . Oom Bosco (février) — Lacadémieiea N isard mars». — Oustry, ancien prélat de la Seine ; le d*-leur Martine au; Hippolyte Cornot. sénatrur;

{Claude Vlgnon). aculpteur; (avrili -Castagnary.

i (mai). - Maréchal Lsboeul (jain,. - (

(juillet). -

PLAN t>F. 1,'KX POSITION l' X IV ERSEI.LE l»E 18&9

Dressé par M A. Mkinikii.

iColleclt<>o Charte* -imonJ.)

IVUlLIiATIuN DE L EXPOSITION' L'MVCh>ELLE

Le l'n aident C&rnot déclara l'Kxposilion ouverte.

Dottîn dijirts nilure. de M. ijuio ud. — (l<ibli<j(hc<,uc .N»:i..n»lr .

J est une année' d'agitations et de perturbations; des tremblements de terre se produisent en Amérique, en Suisse, en Autriche, en Angleterre, en Fspagne. partout, même en France, notamment à lln-st, à llouen, à Fécamp. Paris n'est pas épargné et subit quelques secousses, légère»

comme tout ce qui est parisien. Le puldic les perçoit à peine, mais les savants les noient scrupuleusement; et, quand on publie qu'elles ont eu lieu, chacun s'imagine avoir traversé courageusement un grand danger.

Si la nature éprouve des sursauts, la politique n'en ressent pas moins.

Le boulângisme se débat dans le»

convulsions de l'agonie, le ton de la polémique monte au diapason le plus violent, et le duel aligne sur le terrain les adversaires : MM. Henri Itochefurt cl Lissagaray croisent le fer et se blessent mutuellement ; llaoul Canivcl et Charles Lalou, Itaynal et Chic hé. Sigismond Lacroix et (îeorges Laguerre vont également sur le pré- Coups d'épée: coups de pistolet.

M.Carnot, présidentde la République,

essuie aussi an coup de feu tiré sur sa voiture par un nomme Perrin. Cependant que l'Exposition universelle tient ses portes ouvertes et que la tour Eiffel fait tant parler d'elle, la Haute Cour se réunit pour ju; général Boulant MM. Horh. fort et DU lor» . tou* troieontumaces. Cett<constitution de la Mante Cour est précédée d'un»' série de procès intentés pour diffamation par M. (Juesnay de Ben ii repaire 'outre le* journaux qui l'in-

huilent quotidiennement. /.■'

('.tu ante peut un jour se procurer ct^ publier les dépositions, devant la Hommi-i d'instruction de la Haute Cour. Cela Lut; mi gros bruit, et le coupable, un employé d'imprimerie, est envoyé devant la justice; mais, plus heureux qu'un employé du in inislère de la yr Kuerre. qui, quelques m us an para vaut, avait offert des documents à M une puissance m étrangère, il M n'est condamné qu'A une peine légère. La lutte politique, qui se calme devant la lassitude du public, reprend avec ardeur au moment des élection! générales .

Pendant que le monde politique l'agite autour d<la Haute Cour, le monde du commerce "t de l'industrie K'V'it a l'Exposition universelle d'innombrables visiteurs. La tour Eiffel et la rue du < la ire triomphent.

■ m parle peu du général « est enfui de Pans le I"

UCIi.MI.LK MM RBeOMKMBBS loin L'BXWMTKHI VMVtRfBL'.l i»E 1889

Gravée |>ar M. Louis Bottés.

. Mu»ff du l.uitmtioury.)

Boulanger, qui avril et oscille

entre Londres et Bruxelles. De temps en temps des manifestations contradictoires sillonnent la France; l'on acclame ou l'on conspire par-ci. par-là. mais le mouvement

t éiouffé.

L'arrêt qui condamne a déportation le général Boulanger, reconnu coupable de

détournement de deniers publics, ne soulève aucune révolution.

L'opinion publique, qui a été tantrassasiéede politique, demeure indifférente. Déjà, et sans que l'événement provoque des troubles, a Ligue des Patrioa été déclarée sollicite, et MM. Déroulède, Richard, Naquet, Turquel et Luguerre condamnés ù tCO francs d amende.

Le houlangisme.qui naguère souleva des torrents d'enthousiasme et des tempêtes de colère , avait inventé le « caroelotage • , c'est-àdire l'inlerven- .JA tion rémunérée du camelot dans les manifestations • spontanées > .

Il n'y eut jamais / en France d'aussi belles manifestations que les manifestations boulangisles. Mais tout cela est maintenant défunt, le public ne mord plus à la • manchette • alléchante des journaux; et la grande acluulilé soigne particulièrement deux crimes qui font palpiter de curiosité l'Ame du public. C'est d'abord l'assassinat d'une marchande de vin, boulevard Saint-Cermain. par le caporal Fulgcnce Céomay ; puis l'assassi-

LA TRANSLATI03 DE» CEX1IBKS DE L A Z A H E CARXOT Al PAXTHKON

Le cortège passe dans la rue Soufllot.

D'aprèi une photographie Instantanée du Mon4t illnttri.

nat de l'huissier GoufTé, qui le dispute en intérêt aux crimes de .laek l'éventreur, perpétrés à Londres en cette môme année.

Les vicissitudes de la ■ malleàGouffé » viennent attrister la complainte des rues. Ej raud, l'assassin, met à l'épreuve l'astuce des agents de la sûreté et obtient une énorme publicité, la plus belle qu'ait eue un assassin dans cette année qui voit également les exploits de Dauga, t l'homme à la pèlerine, » auteur de plusieurs crimes à Pont-à-Mousson ; un assassin de province!

Le tribunal comique de l'année a pour héros un M. Dusserre. qui. établi en 1871 à Nouméa, réclame à M. Uocheforl le prix de la barque dont celui-ci s'était servi avec ses amis pour s'évader de la presqu'île Ducos, barque qu'ils avaient détruite pour faire disparaître les traces de leur fuite.

Cette année agitée assiste à la déconfiture du Comptoir d'escompte dont le directeur, M. Denfert-Hochereau. se suicide. La Compagnie du Panama est en mauvaise posture depuis quelque temps; le tribunal en prononce la dissolution en 1889 et nomme

Lt> ÉLECTION* «,U 22 SEPTEMBRE 1889 ^ ,iquidaleur

La soirée dans la rue Montmartre. ., e„tjme quc la mort est favorable

Dttlia d'apre» nature de M. timuaO. al " 1

jitized

l'A RIS D K 1800 A 1900.

aux hommes illustres dont elle consacre la gloire, il faut avouer que l'an 18811 leur a réservé des faveurs spéciales. Je crois qu'il serait difficile de trouver une année funèbre mieux remplie que celle-là, au cours de laquelle ont cessé de vivre : le grand savant Chcvreul, Louis Clbach, Malte-Brun, Jules Barbey d'Aurevilly (avril i. le général de Négrier (juin), Charles Nisard ( juilleli, Félix Pyat (août», Villiers de l'Isle-Adam (août), le général Faidherhe< septembre), les peintres Gaston .Mélingue et .Iules Dupré, le docteur Philippe Ricord . Emile Augier (oclobrej,Champfleury,Chria tian. des Variétés, él Mac- Nab (décembre),

Quelques jours après la mort de Villiers de l lsl Adam. M. Ann tole France écrit dans le Tfiu/tx :

• Je crois le voir debout, près de ma table: je crois voir Villiers tel qu'il était de son vivant, dans sa laideur courte et vulgaire, mais bientôt transligurée quaad, latétepenchée de côté, rejetant en arrière cheveux longs el droits, après de longs ricanements, il parlait comme un prophète. Je crois l'entendre qui me dit :

— « Enviez-moi, et ne me plaignez pas. Il est impie de plaindre ceux qui ont possédé la Beauté. Je l'avais en moi, et je n'ai vu qu'elle : le inonde extérieur n'existait pas pour moi. et je n'ai jamais daigné le regarder. Mon Ame est pleine de châteaux solitaires au bord des lacs, où la lune argenté les cygnes enchantés. J'ai créé moi-même ma légende, et j'ai été aussi merveilleux de mon vivant que l'a été. un siècle après sa mort, l'empereur Barberousse. Et mon rêve a si bien effacé la réalité que je vous délie, vous-même qui m'avez connu, de dégager entièrement mon existence des fables dont je l'ai superbement parée. Adieu. J'ai vécu le plus riche et le plus magnifique des hommes. »

MKDAILf.E .■ i m. ,i. i i t '. i:

M t. 'élévation i>e la Tom iiffel liravAe par M. Levillain.

(Mutée du LuMinbourg.)

Dans la série des enterrements, il convient encore de citer la translation au Panthéon des cendres de Lazare Carnot, de Marceau, de la Tour d'Auvergne et de Baudin. ■ Aux grands hommes, la Patrie reconnaissante. • Beaucoup de grandes dernières dans la vie. peu de premières dans les théâtres. C'est une année d Exposition et les reprises abondent. Comme premières, on ne peut citer que celles de lie! le- Maman de Victorien Sardou et Raymond Deslandes, de In Latte pour la vte et de llit/itil à In //f»M/»/>f. et parmi les reprises la sempiternelle Dame aiu- Camélias, que MmeSarah Bcrnhanlt i ommence ou continua à reprendre. Dans le monde officiel , les premières n'ont pas manqué : le monde ofliciel inaugure tout le temps, et celle annéelù particulièrement la statue de Leverrier, d ' Alphonse de Neuville, du lycée Buffon. Parmi les dernières, mais dans un ordre différent, on a encore à déplorer la retraite de M. Maubant de la Comédie-Francaise, et celle de M. Coquelin aîné, qui .

après vingt-sept ans de service, quitte la maison de Molière, malgré l'insistance de ses camarades qui voulaient le retenir. M. Coquelin boude pendant sept mois la maison de Molière où il rentre au mois de décembre suivant. Ce soir-là. M. Coquelin obtint un triomphe aussi éclatant que celui de Vasistas, le vainqueur du grand-prix de Paris, pour l'année 188ÎI. Paris, qui s'appelait déjà ou encore, comme, on voudra, la Ville-Lumière, n'est éclairée qu'au gaz: ses boulevards, en 18*9, commencent à resplendir sous l'éclat de la lumière élertrique. Cette année, qui assiste à tant d'événements, voit encore apparaître la première épidémie d'influenza. Le mol est nouveau, le mal aussi; mais des gens en meurent.

Paul Pottier.

LES ÉCHOS DE PARIS

t hile AMWk, auteur dramatique.

Né à Valence (DrAme) en 18i0. mort à Paris le 26 octobre 1889.

■>io do RimsÉt dIluaCH, il'aprt» ion médaillon eo brome. — |l '.ollcolkin d« / Arl.l

Contrebasses et

Contrebassistes.

On va ouvrir ces jours-ci un concours pour une place de contrebassiste à l'Opéra: c'est, parait-il, un des concours où il est le plus difficile d'obtenir des résultats absolument satisfaisants.

Il se trouve toujours des instrumentistes dignes de notre Académie nationale de musique pour tenir les parties de violon, de violoncelle, de haut bois, de flûte; les contrebas sistes excellents sont plus rares Dans un orcbestre complet c'est la contrebasse qui soutient tout l'ensemble. C'est pour ains dire la base de toul l'édifice des mélodies et des variations qu bérliafauilcnt les unes sur les autres. Pour qu'ils puissent contribuer au merveilleux ensemble qui est une des qualités typiques de l'orchestre de l'Opéra, on comprend donc que ce

mit avec le plus grand soin qu'on choisisse les musiciens chargés de faire vibrer cet instrument et qu'on exige des concurrents une sûreté de main, une hardiesse < d'attaque », une vigueur et une justesse d'exécution qui sont assez rares à rencontrer.

La contrebasse, si elle n'a pas l'nntiquité de certains instruments, n'en a pas moins un passé vénérable; elle date, en effet, du quinzième siècle. Kllc comportait alors cinq cordes, puis elle n'en eut plus que quatre Plus lard, elle changea de structure encore, et au dix-septiéme siècle elle devint ce qu'on appelait la « monocorde ».

Puis la contrebasse ne varia plus guère que par le nombre de ses corde».

Jusque-la, elle n'avait pas fait son apparition dans les théâtres Ce n'est qu'en 1706 que la contrebasse pren<l place a l'orchestre, à l'occasion de VAlryoïit, <lc Marais. Depuis, elle a subi des fortunes diverses.

D'où vient

donc que, dans '*!'/$

les théâtres se- M

cond aires et

dans les cafés- uMD

concerts, la

contrebasse,

lorsqu'il y en

a une, a le don

d'exciter la

verve gouail-

leusc du parère -i ji LLi hitaé

Il est de fait Paysagiste. — Né a Nantes en 1811, mort en 188»

(|Ue abstrac- I>'a|iri»lc dernier portrait de l'artiste. - [letl

lion faite de (M**. e> Mri.

l'utilité incontestable de cet instrument et du talent de l'artiste, les proposions de la contrebasse sont, de par leur énormilé même, quelque chose qui frise le • risible », sinon le ridicule.

Voyez-la appuyée au-dessous des loges d'avantscéne, avant l'arrivée des musiciens, pendant l'entr'aetc : puissante, ventrue, elle a l'air d'un géant bon enfant... et un peu hôte. Tout à l'heure, elle grondera et son ronron accompagnera les fioritures de l'orchestre. Kllc aura, l'air de «lire : < Sans moi, pas de musique possible! • Mais maintenant, paisible, avec son immense cou dégingandé, avec ses hanches grêles, tandis que ses lianes s'étalent largement, elle fait un peu l'effet de quelque monstre.

Ht le contrebassiste! Certes, nous reconnaissons bien volontiers le talent qu'il faut n ces musiciens. Mais ne se ressentent-ils pas un peu — aux yeux d'un certain public moqueur — de l'idée de • blague • qui s'attache à l'instrument lui-même ?

D'abord, le contrebassiste n'a pas le droit d'être bati comme tout le momie : il faut qu'il soit grand comme sa contrebasse. C'est bien souvent un homme taillé vigoureusement, la face rouge et le menton triple, les longs cheveux grisonnants retombant en mèches folles sur le eol du pardessus Kl son bras gauche se livre le long des cordes & une gymnastique éperdue, montant, descendant, sautant lestement, tandis que le bras droit garde une sorte de solennité pour pousser l'archet.

La contrebasse a étéehansonnée — de même que la >sse caisse: bien mieux. on l'a mi<e en scène : n'y-a-t-il pas une comédie de Lambert lliiboust où il est raconté qu'une femme donne un rende/.- vous — un rendez-vous d'amour — derrière une contrebasse?

Il faut avouer, du reste, que c'est déjà une singularité, lorsqu'on veut être musicien, de choisir la coutrebasse. Tout autre instrument peut être joué seul et s'écouter avec agrément, La contrebasse partage, avec les cymbales, le triangle, la grosse caisse et le tambour, le « privilège ■ de n'avoir sa raison d'être que dans un orchestre.

Cependant , les contrebassistes deviennent de plus eu plus indispensables : on a

même imaginé depuis quelque temps de compléter par des contrebasses les musiques militaires qui donnent des concerts dans les jardins publics.

Malgré tout, les pauvres contrebassistes ont souvent servi de cible à des plaisanteries ou à de petites mystifications.

Un compositeur, devenu célèbre, a raconté que, dans sa jeunesse, alors que. fort inconnu, il faisait partie de l'orchestre d'un théâtre de drame, le contrebassiste de ce théâtre était l'objet de mille espiègleries Le brave homme, très chauve, portait une perruque Or, c'était une tradition que de chercher a lui enlever celte perruque pendant la représentation, sans qu'il s'en aperçût. On la « péchait > ainsi régulièrement chaque soir.

de Lucien I.ui.im-'-iii

(.1 nnnifmf )

M. Carnot a l'usine à gaz de la Villette-

(S4 janvier)

Lk Président de la République a visité hier le» grands centres industriels de la ville de Paris el a commencé par se rendre a l'usine n gnz de la Villette.

Il était accompagné du général Bru gère, du colonel Lichtenstein et de M. Lozé, préfet de police.

Le Président a été reçu à la porte de la rue d ' Auhervillicrs par MM. Raoul Du val, président du Conseil d'administration «le la Compagnie parisienne du gaz; Trod. de l'Institut, \icc-president; Camus, directeur de la Co m pagn ie ; tiodot, vice-direcleur.etOurv, directeur de l'usine.

M. Carnot a d'abord visité la partie de l'établissement appelée « usine expérimentale • , dirigée par M. Sainte-Claire Deville, lils du célèbre chimiste, lin parcouru les divers laboratoires destinés aux études chimiques et aux expériences.

Il n ensuite

compagnaienl sont alors montés dans le train qui les a conduits à l'usine dite » du goudron ».

Dans cette partie île l'usine se trouvent les immenses nppareils où se préparent le goudron et ses différentes transformations industrielles et où se fabrique les agglomérés. On a ensuite visité la fabrique des couleurs extraites du goudron.

Dans un salon étaient exposés de nombreux échantillons d'élnffes de toutes nuances teintes À l'aide de ces couleurs, échantillons destinés à

l'Exposition universelle.

Au cours de cette visite.

M. Camus, directeur de la Compagnie , a prié M. Carnot d'accepter un écrin comme souvenir, contenant des spécimens de tous les produits qui lui ont été présentés.

Le Président de la Républiques'est ensuite rendu dans une des immenses salles de l'usine nù l'attendait une grande parlie du personnel.

Un contremaître lui a offert un magnilique bouquet, au nom îles ouvriers, en le remerciant de sa visite.

M. Carnot a répondu :

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