‹ La vie parisienne à travers le XIXe siècleChapitre 246 sur 441 · A II Y SC HE FI- ES · texte numérisé non relu

A II Y SC HE FI- ES

Dessin d'Emile Làssai.i.b, d'après le portrait do l'artiste peiot par lui-même.

(Kipotilion unm-raelle de 1880.)

visité successivement les bâtiments où l'on procède aux nombreuses opérations nécessaires à la fabrication nécessaire du gaz, en prenant un vif intérêt aux explications techniques et quelque peu arides que lui donnaient les ingénieurs de la Compagnie. Les visiteurs ont parcouru la salle des batteries où le charbon est placé dans les cornues, les salles d'hygiène où les ouvriers prennent avant et après le travail toutes les précautions el les soins de propreté que nécessite leur dur métier, puis la briqueterie où la Compagnie fabrique les cornues el les fours, comprenant le broyage, le moulage et la cuisson de la terre, et enfin le moteur de cette partie de l'usine Le chef de l'Etat et les personnes qui l'ar-

Messienrs , je vous remercie de tous vos témoignages do sympathie. Je suis bien aised'avoir pu venir visiter une des plus belles usines de Paris et je vous en exprime ici toute ma satisfaction.

Je félicite cet excellent personnel d'ingénieurs et d'ouvriers; je sais combien ils ont tous à coeur la mission qu'ils ont à accomplir, et je suis heureux de pouvoir, a l'occasion de ma visite, récompenser l'un des vôtres, en décorant l'ingénieur Lemaire.

Les cris de : « Vive Carnot! Vive la République! » ont accueilli ces paroles.

Le Président de la République a distribué ensuite dix brevets de médaille d'honneur a des ouvriers employés à l'usine depuis plus de quarante ans.

Le Président de la République est monté en

l'A RI S DK 180») A 1900.

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LA I.IIiKIiTC liCL»lrU\T I.E MONDE

Réduction de la statue de Rartholdi offerte A la ville do Paris par la colonie ariiéhraino cl i-riR. o, <l'au<ird sur la place dos Klats-Unis, puis & la pointe de l'Ile des Cvunos.

tVllid* |I»T L. f»M;M.

voiture aux cris répété» de : t Vive la République!

Vive Carnot! ■ poussés par les habitants du quartier accoures à la nouvelle de sa visite.

il. tJarnot n fait remettre .100 francs à la caisse de pré \o va née des ouvriers de l'usine à pu.

La Tour Eiffel.

<i avril.)

T e drapeau

j . a été hissé *■ * hier sur le sommet de la tour Fidèle à sa promesse. M. Eiffel a ronronné sa tour, arrivée à la hauteur de 300 métrés, plus d'un mois avant l'ouverture de l'Exposition

A cette occasion, une < fete de chantier > a eu lieu au Champ de .Mars

Vers deux heures, quelques visiteurs se présentent dans le soubassement du pied 4 (celui qui fait face au pont d'iéna. à gauche)

Bien que les consignes fussent assez sévères, cent cinquante à deux cents personnes ont réussi néanmoins à monter, par les escaliers des ouvriers, jusqu'à la seconde et même jusqu'à la troisième plate-forme. On remarquait beaucoup de conseUlersrountcipaui :

l'ARIS SOUS LA TROISIÈME RÉPUBLIQUE.

il y avait aussi quelques dames. Dix a douze personnes seulement ont eu le courage et le privilège de monter jusqu'à la dernière petite plateforme.

11 était deux heures trente-cinq minutes quand M. Eiffel, visiblement ému, a tiré la corde servant à hisser le drapeau sur le monument enfin achevé.

Immédiatement a éclaté une boîte d'artifices Huggieri; une salve de vingt et un coups a été tirée, saluée d'en bas par les acclamations de la Toule.

Le drapeau hissé est d'une grande envergure ; il n'a pas moins de " ",50 de long sur i-,50 de large: il porte en lettres d'or R. F .

et ces lettres mesurent i '"50 de hauteur: il a coulé une centaine de francs.

C'est M Contamain qui a eu l'honneur de saluer le drapeau ; il l'a fait en excellents termes. II a salué le drapeau de 8!) que nos pères ont porté si ferme et si haut , qui a remporté tant de victoires cl qui a vu tant de succès dans le progrès de la science et de l'humanité.

• Nous avons essayé, a dit M. Coulamain, défaire un monument digne de la grande date de 80; c'est pour cela qu'il lui fallait des dimensions colossales.

Ce piédestal pi^antesque, «•'est M Eiffel qui l'a conçu, et après bien des labeurs, grâce nu concours de tous ses collaborateurs, il a pu mener son o'uvre a bien:

nous sommes heureux de lui rendre hommage, à lui et à ses ouvriers. »

A la dernière petite plat erorme, on a bu du Champagne et .M llergcr a porté un toast à M. Eiffel, aux ouvriers de la tour et au Conseil municipal M. Chaulemps, président du Conseil municipal, s'est écrié :

• Gloire a M Eiffel et à ses collaborateurs! Vive la France! Vive Paris! Vive la République! •

La descente s'est ensuiLe eflecluée; elle a duré une quarantaine de minutes.

Ues tables en bois blanc ont été rapidement installées, et les ouvriers, dans leur costume de travail, s'y sont assis au nombre de trois cents environ.

Ou leur a servi une sorte de goûter composé de pain, de saucisson, de fromage et de vin

Au fond, un deuxième huffet avait été dressé pour les invites,

Rien de plus pittoresque a ce moment que le soubassement du pied 4. A chaque coin, des petits trophées de drapeaux; le long des parois, les tables et leurs convives, et, dans l'enchevêtrement des fers croisés, des grappes humaines accrochées de toutes façons, de manière à pou-

L A TOL'K HE 300 HKTBES

Construite par l'ingénieur Eippel. (U'aprei une photographie.)

voir entendre les discours qui allaient être prononcés.

La Mort de Chevreul.

Oi avril.)

y est hier matin, à une heure, que Chevreul a

expire.

Suivant l'expression d'un de ceux qui l'ont soigné jusqu'à ses derniers moments, l'il-

ed by G

l'A RI S DE 1800 A i'JOO.

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- Di

lustre vieillard s'est éteint doucement, < comme une lampe où il n'y a plus d'huile. • Aucune maladie apparente, seulement

une extrême lassitude, après celte vie si longue et si bien remplie.

Michel-Eugène Chevreul était né le31 aouU78«>, A Angers.

Son p< re.

iiiéderin fi»rtc»

tiiné, lui lit

dans son jeune collaborateur une intelligence et des aptitudes peu communes, le prit au bout de quelques années commejprépa-

rateur a son cours de rbiiuie du Muséum d'histoire naturelle.

Il ois ans plus

lard, en 1813, G h e v r c u 1 était nommé professeur de chimie au

fai.

r e v* ses ^ études à l'Ecole «entra le d'Angers, où il eut pour ( disciple Héi-lard.

qui fut plus lard professeur de physiologie et doyen de l'acuité île médecine

Wievreul avait dix-sept ans lorsqu'il vint A Paris, comme manipulateur dans la fabrique de produits chimiques dirigée pur le célèbre chimiste Vauquelin. Celui-ci avant reconnu

Cbtrlemagne. Il continuait cependant les études et les recherches I avait commencées sous la direction de juelin et son travail sur ggjJISS** • les corps gras d'origine ani-

male • l avait placé déjà fort eu lumière lorsqu'il fut nommé en 1824 directeur des teintures et professeur de chimie A la manufacture des Gobelins.

C'est là qu'il commenta ses remarquables recherches sur les couleurs qui constituèrent un «le ses principaux liires à l'Académie des sciences où il Tut admis en en rem-

placement de Proust.

Chevreul su>ceda à son ancien maître, Vauqucliu. et en 18.10 le remplaçu au Jardin des l'ianles dans la chaire «le professeur chimie appliquée, l'eu d'années plus tard il était nommé administrateur du Mu- séum; il conserva

e.'slon.- «TCb^ tinns jus- — Stfï qu'en 19791

Muséum, mais il continua & Taire son cours de chimie qui le mettait en rapport avec les étudiants, ses « chers camarades >, comme il les appelait.

^ Chevreul, qui par ses décou-

vertes s'était conquis une place à pnrt dans le monde savant, était 00 ne peut plus populaire parmi les universitaires de tout ripe.

I.a jeunesse des K c o 1 c s ne manquait aucuneoccasion de témoigner sa vénération à l illustre , chimiste

revendiquait qu'un ti-

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