‹ La vie parisienne à travers le XIXe siècleChapitre 252 sur 441 · LUSTRE · texte numérisé non relu

LUSTRE

Par Morkau frères.

{Kipoiilion unircrKlIcdc 1889.)

MARTEAU DE POItTE

Par Moreai* frères.

(Ripoiition uniwfcU* d» W».J

COUPE UU SKRV1CZ ttE LEHPERKTR NAPOLEON III M«i»oo Chriitollc cl O.

(Eipositloo de 18»»./

ruux de l'Exposition, le délégué dos ouvriers de la tour Eiiïel, M. Dupuis, chevalier de la Légion d'honneur, n'avance suivi des ouvriers

Il lient ii la main un superbe drapeau sur lequel sont ces mots :

CKNTKNAIRK DR 1789

l^ts. uucrier* de la Tour Hiffel A M Carnot Président de la République 6 mai 1889.

En offrant ce drapeau n M. Cnrnol, il prononce l'allocution suivante :

Monsieur le Président de la République.

Délégué au nom du personnel qui a contribué à l'édification de la Tour l ui. 1. je suis sûr d'être son tidéle interprète en vous assurant do son dévouement À la République.

Jo salue en vous, monsieur le Président, l'tionuue intégre et loyal à qui le pays a justement confié la garde de son drapeau.

Le centenaire que vous célébrez aujourd'hui, eu présidant a l'ouverture de cette merveilleuse • (position, montre combien le gouvernement de la République est soucieux des intérêts des travailleurs et prouve que la France sera toujours le berceau de la civilisation cl du progrés.

En vous souhaitant la bienvenue, monsieur le Présideut, nous adressons également nos chaleureux hommages à messieurs les miaistres, a messieurs les membres du Conseil municipul de notre grande cité, et n messieurs les membres du Comité de l'F.xpositlon.

Ce gigantesque travail, que nous vous remettons aujourd'hui, est presque achevé, et c'est

avec un sentiment d'orgueil que nous sommes fiers de cette présentation au premier magistrat de la République.

Car nous montrons que l'industrie française sait surmonter tous les obstacles , quelque péril* leux qu'ils puissent paraître, dès qu'il s'unit de la gloire du pays.

Au nom île ce personnel, je vous présente ce drapeau, souvenir de cette mémorable journée, et vous prie, monsieur le Président, de l'accepter au nom de la France et de la République!

Le Président, visiblement touché, répond quelques mots et assure les ouvriers île sa sympathie.

Sur lu demande de M Dupuis, il dit qu'il recevra à l'Elysée, le jour qui lui conviendra, la délégation des ouvriers, chargée de lui app. trier le drapeau Puis les ouvriers, en chaulant fn Mai trillaise, se rendent dans le parc, précédés de leur drapeau. L'un d'eux porte une très jolie réduction île la Tour Eiffel en acier bruni qu'ils ont également l'intention d'offrir au Président de la République Cette petite manifestai ion est très appréciée du public énorme répandu dans le Champdc-Mars.

Le soir, une lu-Ile féte vénitienne a eu lieu sur la Seine, avec concerts do musiques militaires, sur des bateaux à vapeur illuminés. Une flottille d'embarcations particulières

I ONT Al N E EN PÏR FORGÉ ET REPOCME AC MARTBAO

Par M. Ferdinand Mabroc (de Rouen).

iLxpotilioa uaivtrssUc «le ISS'/)

l'A KIS SOUS LA TROISIÈME RÉPUBLIQUE

pavoisées et illuminées, circulait sur 1c fleuve. Le pont d'Arcole était le plus brillant de tous,

avec des guirlandes entre-rroisées de lanternes jaunes et de lampions rouges qui la couvraient dans toute sa largeor.

Le pont Neuf présentait une double rangée de lampions blancs attardés à de grands mats où flottaient des oriflammes; le pont îles Arts marquait ensuite une ligne de globesrougcs.

jaunes et verts, surmontés ça et là de mats entourés de globes blancs et portant une grosse tulipe transparente.

Le pont des Sainl-l'éres cl le pont Rojral étaient illuminés de bitte.

Le pont de Solfêrino reproduisait un peu plus loin la décoration du pont d'Arcole ; le pont de la Concorde était illuminé dcpvramides de flammes; le reste de la Seine se perdait dans le fouillis multicolore de l'Exposition.

Des médailles ont été accordées aux propriétaires des embarcations les mieux décorées et illuminées.

Inauguration de la statue de Raspail.

19 juillet.)

Al' milieu d'une considérable al Buencede monde, par un temps splendidc, a eu lieu hicr l'inauguration de la statue de F.-V.

Ilaspail, le savant, le véritable créateur de la chimie organique, le grandcilojcn auquel revient l'honneur d'avoir le premier revendiqué le

PLATEAU, COIW IT CABAFB, par KoNTENAY (Exposition DoiTcriell* de 1*89.)

suffrage universel. La statue s'élève, on le sait, à la jonction des boulevards Raspail et Edgar- Quinet. Devant la grille qui entoure le y monument, un] avait établi une estrade où ont pris plaee MM. Poubelle, préfet de la Seine, Clemenceau . Martin Nadaud .

Michel, Clovis Hugues, et la plupart des conseillers municipaux. Dans une seconde tribune, dressée en face de l'estrade officielle, se tiennent lcsdélégués des différent es ïoriétès: ce sont:

MM. Rauquct, de la Ligue des proscrits de Décembre; Cil- Ivnr-k, des blessés de 4X; Bourdin. de la Loge f les Amis bienfaisants dont Raspail faisait partie.

A deux heures précises, aux accent* «le la Marsrillaisf. chantée par le choral de Plaisance, et accompagnée par la musique du XIV* arrondissement, le voile qui cache le monument tombe tout à coup.

La statue, en bronze, représente Haspail. debout, téle nue. un livre à la main.

D'immenses acclamations retentissent, et de toutes parts éclatent les erîs de : » Vive la République! Vive Raspail! • Lorsque s'est l'ait un peu de silence. M Martin Nadaud. député, se lève, et au nom des souscripteurs, au nom de la France , offre la statue A la Ville de Parti Puis Anatole de la Forge, qui préside la cérémonie, dans un éloquent discours dont Void la péroraison, retrace In vie de F.-V. Raspail, ses luttes incessantes pour la

l-LATKAU A FRCITH Par FtlXTKNAY.

(kxpcniiion iiniTcracllc da

PARIS DE 1S00 X '. 'vi

science et pour La grondeur de la République :

... i*i v iiirfriH, en terminant ■•>» .liseron** li ju trop lona. pi il rue fût permit* a <:*»tt#» ImmRi et .»n • cOe .-ir- -no* tance, •>. mi le peuple <\n Paris. : uTir pu» La rnarnrda - pu Mienne »t:*tc aujourd'hui --t -wi rn.ua-

V i >u. un

von* *emble-l il pus a ton* mes ehers enncitoyena. que !•• Raspaii pu est •■» ÉMSMM^ilâ par I* talent d'un puissant ar'i«te. voua répéterait «jsjesM, «'il pouftit prendre la parole. les nuiUes *i:iorULu>a* -le HT* •

ment applaudi. M Jai'quemard. députe .les Antennes, «a nom 'ie la i.hamhre: Ji. Desmons. •tepur* du '«ar>L ta nom 'la Grand Orient de France, prennent sueeesaivement la parde: ensuite M Albert Lambert ois. de la •".onn*tlie-Franraise. dit «ne tr>-s belle poe*ie 'le M. Albert i*aazet, intitulée : Rtspnil Enfin, tandis pie le choral >ie Plaisance et la musique du \1V* arrondissement -hantent et jouent de nouveau I h »mne national, les délégués de* sociétés et des iiun:ri pallies des environ* de Paria et des rilles de

Tableau iio i -P Mill«t. — Vendu «00.000 franc» à M Cham liard en 18S9 i.e tabl< au avait clé vendu 800 fran. s par Parlote, en i**i0.)

>CaJI«:Uon 4r. f irt >

L'oubli dei discordes, la confiance dan* I*» principes républicain* et dan» ce* principe* seul*! t. Il- eal, i«loo moi, la condition du naJut de la •i*m-« rahe fran-

t;aiae!

L'a peuple qui méconnaîtrait le* enseignement* et le* exemple* donne» pur tes grande mort» serait un peuple perdu!

Courage donc, me* citera eoncito>rna! Haut le* crurs al en avant!

l'n dernier mot réaumera toute* me* conviction*, et ce mot, qui prend . celte place la valeur d'un panégyrique et le earactera d'un «upn'me appel, le voici :

.SouvencJ-voua de Prançoi*-Vincent Kaapeil!

Apr<-a M de la F»rpre, dont le discours eit me-

France défilent devant le m. miment et déposent les couronnes qu'ils <ntt apportée».

iL Kcko de Paris )

Les Obsèques cTÉmile Augier.

Spect aclb grandiose que cette suprême consécration d une de nos plus pures gloires françaises! A ce dernier rendez-vous que s'étaient donne «es amis derrière le cercueil du célèbre écrivain, pas un ami. pas une illustration contemporaine ne manquait ! Toutes les sommités de la littérature, de l'art, de la politique, de la

PLAtjUB i : o M M K M " 1 1 A T I \ K DE LA FONDATION PE L'&COLE F.STIEXXK

Gravée par Eugène Moichox.

(Muté* «lu Luxembourg i

finance nn'ine, se mêlaient hier malin dans l'église de la Trinité.

Le corps d'Emile Augier, ramené de Croissy à Paris, dimanche dans la journée, avait été

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