‹ La vie parisienne à travers le XIXe siècleChapitre 260 sur 441 · LA VERITE · texte numérisé non relu

LA VERITE

llaut-relicf marbre. — Monumoal do Placdbht à Rouen, par H. Chafi. Exposé au Salon en 1890.

l'botogrtphiv d'«pri-> le brooie do la nitiion Tliirl>*ut frtrv».

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ri IV, qui. suivant l'expression d'un journal boulevardicr, reste de bronze. Le mot de la lin en cette affaire à laquelle Paris ne s'intéresse qu'un moment, appartient à Gavroche : le prince conscrit est baptisé prince Cumelle et le nom lui restera dans l'histoire parisienne.

M. Constans est mis en quarantaine par plusieurs de ses collègues et principalement

par le chef du cabinet, M. Tirard, qui reproche au ministre de l'intérieur de ne pas avoir eu les cent yeux d'Argus en laissant aux adversaires de la République faire la preuve de la possibilité d'un coup de main.

La quarantaine se borne, il est vrai, à une simple quinzaine; le ministère se détraque le 1" mars, par le débarquement de M. Constans, et en se replâtrant avec M.

Léon Bourgeois; mais le 13 mars, la nouvelle constellation s 'éclipse :

M. Constans reprend son portefeuille, RI.

Léon Bourgeois acceptant celui de l'instruction publique. lit c'est en définitive M. Tirard qui est sacrifié.

Un journaliste — celle gen test sans pitié — faisant allusion à l'ancienne profession de l'ami dévoué de M. Carnol. écrit malicieusement que l'horloger avait mal remonté sa pendule, et Paris de rire de plus belle. Pour tancer les journaux, le Sénat leur enlève, en cas de maille à partir avec les tribunaux, le privilège décompter sur les indulgences plénières du jury elles renvoie devant

PARIS DE l&lifl A 15)}.

la correctionnelle, ruai» la Chambre »>rapre*-e de rappeler au Lnx'-mbour:: qu'elle abrite en son «-ein les coryphée- et m''m<' les choriste- de la presse: M. Camille I •»•! l«-tnn . qui rédige In Jurlïcr. fait repou&vr la loi, et la cour d'a»sise» garde, comme on écrit 'lait- les quotidien-, ton pain de journal -ur la planche. Entre temps, n'ayant d'ailleurs point à prendre part à ce- débats entre folliculairc» plaidant prodomo.M. Carnot fait son tour du .Midi et de Corse, fournissantainsi d'abondante copie àcesquotidient mén

Cependant le l»oulangisme, quoique prov i -o i re me ri l décapité, ses létes avant p a l'étranger, est comme l'hydre de la fable. Les travaux de M. Contans n'ont du reste pas été ceux d'Ilei cule. N'ayant pas réu-si à s'emparer de l'Elysée, les adversaires du gouvernement se tournent du côté de l'Hôlelde-Ville, qu'ils espèrent prendre d'assaut.

Lch élections * municipales du .

27 avril leur ?

paraissent favorable» à celle enlreprise. Les journaux à la dévotion des nouveaux llriarées font feu de toutes leurs accusations cunli e les républicains, qui sont réélus en immense mujorité nu premier scrutin et aux hallotlagcg. • C'est à recommencer, • pensent les vaincus, qui réussiront dans dix ans. l'ourle moment, les boulangistea n'enregistrent à leur actif que la condamnation de leur candidat. M. .Martinet, et du marquis de Mores, pour aflichage de placards el fabrication d'armes prohibées. Le joli mois de mai, très rempli par les batailles, ne s'est toutefois pus inauguré, comme l'avaient voulu les meneurs, par les chômages ouvriers en vue des revendications de la • journée de huit heures » : mais il ne s'a-

ALMIONSE KAMI

Romancier. — Né à Caris en 1808, mort on 1890. Doiin de f t t i n«r, d'êprti une phol«irr«phi<v — f Bibltotliiquc \*lioo»lc.(

ch« ve pa- -ans fournir quelque b«*»ogne à la police, qui arrête une poignée de réfugié* russe», homme- et femme* . soiq^onnés de comploter eontre la vie du tsar. La plupart -ont reconnus innocent-. Le» juges inclinent d'ailleurs à l'indulgence, grâce â la loi liérenger qui pardonne au coupable repentant un premier essai . de la ju-tice.

Kn août. c'e»t encore et toujours le boulancrisme qui met Paris en branle, mai» celte lofs on assista à la scène - - i 1 1 ue des combattants - se jetant réciproquement A la leurs secrets et leurs serments. Les duel- - nlre frère* ennemis d'un jour se -uccèdent. Mermeis ferrailleavec IL de Labruyère.

Uochefort avec 1 !< orges Thiébaut.

Millevoyeavec Cnnivet, Gounouilhou avec Chiché; et — qui l'aurait cru ? — M. Laguerre se bal avec M. Uéroulède.

Cette Thébaïde moderne n'a, au vrai, rien de tragique. Halles é c h a n g é e s sans résultat, égratignures à fleur de peau, peu d'eirusion de sang au demeurant, histoire de ne pas laisser Paris en disette de racontars. La capture d'Eyraud au Mexique et son retour à Paris entre les gendarmes défraient également les récits.

Un événement beaucoup plus grave se produit vers la fin de l'année : un meurtre dramatique met tout Paris en émoi. Le général russe Seli verstotr. un des chefs de la police dans la répression des attentats révolutionnaires à Saint-Pétersbourg, est tué en plein jour à l'hôtel de Bade, sur la place Vendôme, par le réfugié Padlewski.

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