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Reconstitution du crime de la nie Tronçon-llucoudrav .
Confrontation d'Kvraud et de tiabricllc Itompard.
D'aprru un dcxiu d« X
(Ililtlmlhrqiie Nationale.;*
Pour r|niller Lausanne «vec son ami, il a du se déguiser, aliii de tromper la suis veilhmce Irés étroite de M do l'croeval. son précepteur. Celui-ci avait, on effet, reçu dm instructions très slrirlos du comte il»' Parts, irai, connaissant le caractère iï lu l'ois ardent cl généreux de son 1 1ls . redoutait toujours UIM'utlji de loi*' dosa pari.
C'est «loin sans avoir consulté ni son |ii''fc ni ses ourles, niais même avec la certitude morale d'être désapprouvé par eux. que le prince cal venu en l'ram e. Il avait refusé à sa mère d'aller Assister hier,
à .Madrid, aux obsèques de son grandpére, le duc de Monlpensier, objectant •pte. malgré loul le chagrin iju'il ressentait de • ■■ deuil de famille, il avait des devoirs plus sacrés a remplir n l'heure présente.
Ih'-B son arrivée, qui est resiée ooinplcienient ignorée de tous, — M. Hocher et le marquis de lloauvoir eux-mêmes n étaicnl pas prévenus, — le prince a commencé avec le diicdcLuvues ses démarches
par une visite nu hurcau de recrutement de la rue Sninl-lhiimniijue, en déclarant qu'il venait, comme jeune soldat de la classe, se mettre a la disposition île l'au-
torité militaire. Sur la réponse qui lui fut faile par l'oflicier de service qu'il ne figura il pas sur les contrôles de In conscription, el qu'il devait, d'ahord. s'adresser a l'autorité municipale, le prince se rendit a la mairie du VIP arrondissement, d'où on le renvova purement et simplement au minislére de la guerre.
Là. en l'absence de M de Fre.veinel. el
ne sachant à qui s'adresser, il écrivit pour le ministre la lettre suivante :
.1 minuteur le niini$U't d? la guerre.
Monsieur le ministre.
Je tue suis présenté aujourd'hui au hurv.ni de recrutement de la Seine pour demander à être inscrit sur les registres de la conscription et à taire mes trois ans de service comme tout bon Français.
llu bureau de recrute ment, on m'a renvové. très raniioisetnent d'ailleurs. a la mairie, puis de la niniricau ministère de la guerre.
Je n'ai pu obtenir aucune solution Je viens donc la réclamer de vous. Je n'entends pas. eu prolongeant ma présence à Paris, donner prétexté a îles manifestation s.
Je n'ignore pus que la loi d'exception m'interdit tout urade dans l'armée Tram/aise, mais ju crois, monsieur le ministre, qu'elle ne me détend pas de servir comme simple soldât.
C'est le grand honneur que j'ambitionne et. sur ce poiut.j'attends une prompte réponse de votre équité et de votre patriotisme.