‹ La vie parisienne à travers le XIXe siècleChapitre 263 sur 441 · PARIS SOI'S LA TROISIEME R K I» U H L · texte numérisé non relu

PARIS SOI'S LA TROISIEME R K I» U H L

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Jo vous prie d'agréer, monsieur ministre. l'assurtnec do rua haute considération.

I'HILII I K, dui' li'OftLÉAXS.

Huit le prince rentra a rh«Mel de Luvnos La général Saussier. prévenu par ses subordonnés de la visite qu'avait reçue le bureau île recrutement, s'était aussitôt mis en communication avec M. Constuns afin de le prévenir et de solliciter de lui des instructions. Il lui Fut répondu qu'il ne devait donner aucune suite a la démarche du prince.

I.o due d'Orléans causait tranquillement dans le petit salon de l'hôtel de Lu\ nés avec M lloclier et le marquis île Beauvoir, quand on vint lui annoncer M. Clément, commissaire aux délégations judiciaires.

Dés qu'il fut entré, le magistrat dît au prince :

— Monseigneur, vous devez connaître lu mission dont je suis chargé et qui voilfl concerne.

- - Je m'en doute, mais j'avais cependant cru un moment que vous m'apportiez la réponse de M le ministre de la guerre a ma lettre.

Sur la demande du commissaire de vouloir bien le suivre au cabinet du préfet de police, le prince monta avec lui en voiture.

Arrivédevant le préfet,

le duc d'Orléans lui expliqua qu'en sa qualité de I i .i m ais qui n'a pu démériter de sa patrie, il avait voulu venir remplir ses obligations militaires.

— Je sais, a-t-il ajouté, qu'une loi m'interdit le séjour sur le territoire de la France et que je risque • le deux à cinq ans «le prison en agissant comme je le fais, mais je tiens ù revendiquer mes droits de citoyen, La loi porte que je ne puis avoir de grade dans l'armée: eh bien ! je ne demande qu'à être simple soldat. J'ajouterai que j'ai pris seul cette résolution qui va peut-être m'aliéner mon père à tout jamais!

Le préfet, qui avait prévenu téléphoiiiqiiement M. Conslans, a ré|>oudu qu'il ne pouvait que faire appliquer la loi qui est formelle, et il a envové le prince à la Conciergerie. L'entrevue avait duré dix minutes.

Elle venait à peine de finir que M. Bocher et le marquis de Beauvoir, qui s'étaient jetés en Toiture à la suite du duc et de .M. Clément, arrivaient dans le cabinet du préfet, et demandaient l'autorisation de voir le prisonnier.

I.e préfet la leur refusa, mais crut cependant pouvoir leur promettre que l'interdiction de visite ne serait pas maintenue aujourd'hui, dés «pie le conseil des ministres se serait réuni.

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