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Le lourd couperet d'acier tombe; on entend un bru il sourd. C'est fait.
Les aides jettent la tète et le corps dans le panier a moitié rempli de sciure de bois.
V ce moment, un incident se produit; un médecin de In l'acuité, avant demandé si le corps lui serait livré et avant reçu une réponse négative, se penche sur le panier encore ouvert cl examine un instant le corps du décapité.
La Catastrophe de Saint-Mandé.
(2C juillet.)
U> f. effroyable catastrophe s est produite sur la ligne du chemin de fer de Vinceimes. A Saint-Mandé (Juarnnte-cinq personnes ont péri dans cet accident, et un nombre encore indéterminé de vovageurs ont été blessés, dont
vingt-trois grièvement.
Il y avait dimanche concours de musique A Fonlenav - sous - Rois et c'était la féle communale de Saint-.Mandé.
Celte circonstance avait attiré dans les deux villes une nflluencc considérable de visiteurs, el la Compagnie de l'tëst avnit élè obligéede former A Vinceimes un irain facultatif, le MO I), pour ramener à Paris la foule de vovagcursque le train précédent. le 1 1(3, venu de Join ville, n'avait pu emporter. Par suite de l'afllucncedes vovageurs, le lit»
était arrivé a Saint-.Mandé aveuun relard de quelques minu- ■ les, et c'est là que se place un incident futile qui a peut-être déterminé la catastrophe.
M. X. . . . négociant à Paris, était monté & loinville en première, avec sa femme et ses deux fils, dans le compartiment des dames seules. A Saint-Mandé. une voyageuse voulant monter dans ce compartiment, qui était au complet, pria ces messieurs de lui céder la pince; M. X s'y refusa; la dame y mit de l'entêtement el exposa ses griefs au chef de service Ce dernier intervint et somma le voyageur récalcitrant de descendre. M X... se décida enfin A céder la place 11 quitta le compartiment suivi de ses deux fils, cl tous les trois se
dirigèrent vers l'arrière du train, afin de s'y caser Le trnin était composé de 24 voitures ; c'est dire qu'il avait une grande longueur. Il fallut donr aux voyageurs une ou deux minutes au moins pour gagner le wagon de queue. Mais tout n'était pas fini. Au moment de s'installer dans le compartiment où ses deux fils venaient de monter, M X. . ayant aperçu une dame dans un wagon de fumeurs, exigea qu'ellecn descendit La dame, comme c'était son droit, s'y refusa, répondant que du moment où la famée ne l'incommodait pas, elle était libre de rester dans le compartiment spécial. M. X... lui, ne se tint pas pour battu.
A son tour il fit une réclamation au chef de service et amena par son insistance l'intervention du chef <le train. Toutes ces discussions avaient iJiiiv cinq minutes au moins, et c'est au moment où M. X. . . se décidait a monter dans son compartiment que le train tIG 1). parti île Vincennes quatre minutes après le 111», arriva et tamponna ce dernier. Le choc fut terrible. Le fourgon de queue du 116 fut mis en miettes et la machine du tlG IL se cahrant pour uinsi dire comme un cheval, retomba sur le wagon de premières, qui. tant a l'intérieur qu'a l'impériale, contenait 80 voyageurs. L'énorme ma^e fit de res malheureux une bouillie Kn même temps, le foyer de la machine communiqua le feu nu wagon et le spectacle devint épouvantable Tous ces mutiles, hommes, remmes, entant*, furent littéralement rôtis Les cris, les hurlements île douleur qui déchirèrent alors l'espar e furent sj effroyable*
que les loyageurs des ileu\ | raîiitt plus ou Mitra* griéve»
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LA MUOB EN 1891 [i a|.rra \r Journat dtl Demoitcllf t.
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pas au juste, car beaucoup ont demandé à èlre transportés rheï eux: beaucoup d'autres, des moins atteints, se s-.xii enfuis Plusieurs de ceux soignés dans les hôpitaux sont dans un état très
Viave
Les morts sonl au nombre de 1.'». Ils sont restes exposés toute la journée d'hier dans les salles de la mairie de Sainl-Mandé. Tous, hommes, femmes et enfants, étaient effrayants a voir. Complètement carbonisés pour la plupart, noirs, hideux, les bras tordus désespérément, les jambes broyées, la fi.:ur>' écrasée, la langue pendante, ils élaicnl la étendus sur le sol, enveloppés dans 'les drapa [blancs tout macules de tiang,
«.'était un spectacle effroyable:
nous a\nns vu une jeune mère tenant dans ses bras son enfant écrasé et carbonisé comme elle, une jolie jeune fille velue d'une élégante robe de soie serrant encore dans sa main crispée une verbe de fleurs des champs.
Les gend armes, les aeents cux-inèines. venus la eu grand nombre pour contenir tous ces malheureux cl pour les faire entrer <-n ordre, >e détournaient pour cacher leurs pleura,
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