‹ La vie parisienne à travers le XIXe siècleChapitre 292 sur 441 · Eséeution de Campon · texte numérisé non relu

Eséeution de Campon

37 — Jubilé de Pasteur.

38 — A i. le il -lin.- une briqueterie a Ménilm laot; sis ouvriers sont bletti « .,-». i daog*re»sem«

30. — Nouvelle explosion Ci Ile explosion a lieu k la préfecture de police et ne cause heureusement i de dégsl».

Monument* el Faautatlone.

Inauguration au cimetière Montmartre du élevé à la mémoire de Ralmond Deslandes, directeur du Vaudeville. — Inauguration des monuments de Feyen -Pétrin au cimetière Moulmarire (13 novembre) et de Théodore de Banville dans le jardin du Luxembourg |i7 n-ivembre).

I vie «Je lu rue

Mis* en service de» fontaines d eau « haude de M Kobi n.

80»A IHIMII I R

Artiste peiaire

(ltiî-HI99 i.

CMtStf Artiste peintre iNé en ISM).

Artiste peintre |N< en 1140).

lignées! celle de la MadclelarSaiot-Ueni.).

Ouverture du skaliag à glace le FiU Ntré, ru* de Clichy.

du Vélodrome il'hiv*r t.eleri* des M*.

Salon. - Peinture: - Médaille d honneur M. M.i- Hou. l'remières médailles : MM. Deuilly el \. I.jnch.

Scuiefui t. - Pas de méd iille d honneur. Première* méd.iillet: MM Barrau, Souli*. Icard

tfrassjr* — Médsille d honneur M. M .iurou ; Premier* médaille M H-ulard

Arohlteoture. - l'a* do médaille d honneur Pre «.lires médailles: NM. L. Cordonnier el Ch. Normand

Lspos.lion au Palau de l'Industrie de* Irti de U

L hôtel de t.himay est adjointa licol* de, Ue-.ux Arts. La vie littéraire.

.WraiVi Ullérairu — — s: Sur U fcfetnv- H.Lavedan:

Leur C«u,. - La visse et Rambaud : Uistoire 3éné. raU du /!• liecJe taife'd nos ,aur, - O. Ot.no t : Smni «IL". - Paul Bourg* t : CVias^e/u. U Terre *i»«im. — M. Barres: TuuU Lune- sauf contre ramone . VEnn- mi de* lois. -- M Boucbor : r. i»u Vyilcre* - E. Daudet : .1 I /Vsifr** de (a rie. — F rabre : l > I »i« rusti,ues — Tolstoï: t.lr- S'»' «I le Trotrail. — C Rod : Le Sétrifiét. — H. Lavedan : Le .V»«i - au }, - Jean Rameau : L Iwoae d".t*«c..r. - j Grand Car teret : «icaurd Wajter est cari.aUr.s Général Tcheog Kl Tong : Mon Pays; ta Cause duuiou>dà>.i — Melchlor de VogUè : Regards kistùrifutêet lilltraires.~ Pierre de Nolheo tu Rem. âfirrsV-.UtomeHe. -

ioci« Massa] Vulgarisateur

(lt.M-l.i9t).

Pierre Loti : Fuufi.wr dOrient — A.

Les Filles d£re. — A. Hermant : x»r«sr/iin\ — M. Rolltnat : La netun: — L'abbé Lanusse : L'Heurt suprême à Seéa*. — P. Kropotklne : La Ceiseur.r du pain. — L. Halevy : KavUat i. — J. Claretle: l Awiricaim. - Georges Rodenbach ; Drugts la morte - Stendhal : />|,r>< iafts*- * — Th. de Banville : Z>uiu h Fournaiie.

L>> UT'-Cul 0>SL «O.IISIL

Explorateur

(Kl es IIU).

(Ht r ET PREstltllES.).

ThèâUe Frençais. - I février Par U CistV, de Jeen Rirhepin. — »i mai. Reprise de Fioufreu, de Neflswc et Halivy. - |» seplambr*. Repris du Juif folo*nii,a Erelmann-Chalrian. — ïJ novembre, ^eaa Iturlnt, de Louis Legendre

Opéra- — Ï9 février. Centenaire d* Rossini, Cuif- Uum'- Trll — If. mai Salammi'i, de C. du Locle.d'ap. <j Haubert, mu-i |ue de Rejer. — 17 juin. I.n Vif sïu fo-l*. de !.. Charpentier. — 18 juillet Reprise de Hrarl I ///,de Stlat.Ssfas.ej novembre Samton tt Utilité, «te r' Lem~ire, musique île Saint-Saéns — 9 décembre Slt .rtonir-'. de L. GalN-t, musique d' A. Fournier.

Odèon. — in Janvier. .IfnrtVcfft, de Shakespeare, Iraduelion de tî Clerc. — ïl février. Paslttls, d A. Musset. Reprise des f.'riMiivei, de I.ec>nle de Usle.

— li mai. Reprise de (>• . winic l.nc-rteix, d* Concourt. — 17 mars. /,<i Vieux I mu, de I, Pormaud. — J!i septembre tf. de Rilxtral, de M. Brieoi. - » octobre. \hrioar d'tmr, de M. V. Janoet.

Optra Comique. — 19 jantier. Carutln in i mti- #s*W, de P. Mascogni. — mars, tel .Votei de Fijurt, de Moi.ir! reprises — 9 mai £nj|ti> rrasde, d°E. Brrgérai et W. Wililer, musique d'A. Chapuis. — 9 juin. Let Trtni nt, de Uerlioi.

Oymnaae. - janvier. Le .Vende «n Fon flii le. de Rlumel I — + février.— /,« Menteuse, d'A. Daudet et L. Ilenniqoe. — t7 leptembre. Un Drame parisien, d Ernest Daudet. — ï« octobr*. Ceife» f« es rripccfe, d* Pierre Wollf. — 19 décembre. Ctsrfes Vemnilt», de P. Alexl* el 0. Méténkr. d'après d* Goncouit.

Renaiswanoa - U arril. Lu Femme 4* Sartisse, d F.. C*rré, musi«|ue d* V*rney. - ïl octobre. I.r B.Uhnt Achille, de Clnlrvllle et Bes.icr, mosiqu* de Varn*y.

Nouveautés. - 6 novembre CAu«»iyn«/ ».alje,! lui, de MM Keydeau et Desvalliérei (grand tuccési.

Omnd Théâtre. — ii décembre. LytùiraM, de Maurice Honnay.

Vaudeville- - ii février, ta Paix du faut, , d A. l.*rmain. — I" juin. Le f 'rince ÏAurte, d* H. Lavedan.- 17 novembre Les PaioUs relmf. deP. Hrrvlr.i

Théâtre Libre - i février. L Enttrs i uMsamU, de K. de Curel ; Bretelle, de Brieux.- fi ivovembr*. Les Fossiles, de K. de Curel.

Lee morte tir l'anaee.

Le docteur Rlchet (ï janvierl. — Le aUuraliile deQuatrefagesi l2ï*i>"eri. - L'amiral Julien de la Oravlére [8 tasr»). — Étlenne Arago i'> m

— L'éditeur Barbedlenne (îï mars). — Le i siteur Edouard Lalo — L exploc»leur T (avril). — Le dessinateur Orévln j sseli. — Le ' positeur Ernest Oulraut 7 maii. — Le .maillcur Popelin 17 mni). — Le littérateur Alexis Bouvier (mai). - Anatole de la Forge (juin — Le littérateur Léon Cladel il ju.ll.ti. - L aul.ur dr.nu.i.,u« Decouroelle i7 août) - Le critique

Victor Wtlder S stpteaabr*}. - Lia (10 s.ptembr.1. - L"( jx ,3U septembre i . - Le littérateur 1 i) — L'académie» n Xavlsr afarmler (Il octabre). - Leess^etlciss Camille «oueset

(If octobre) - le journaliste Albert Mlllaud iï: ocWbr*). — Le geoéral Erneat do Négrier U7 ociol.re). - L orientaliste d Hervey de Saint Denis U BOW sabre — ! e compositeur Hervé (t novembre!. - Le compositeur et poêle A. Tlncbant

— Le général de Fallly 00 novembre». - Le cardinal Lavigerle lî<> no.embre,. - LVedènuclen John Lemolnna tt i décembre). - L'éditeur ' Hachette U3 ilstisfflive). - L* (Î6 décembre,.

ARRIVÉS ni. I. ami H VI. A w: il. AN A I. MOT É L-DK- \ 1 1. L r . D'iprfa un <i« >sin de Bfut i.h.mi:. — (Bibliothèque Nationale )

Pem.ant les pmniersjoursderannée 18!l.'l, In France fut atteinte d'un accès aigu de fièvre judiciaire provoqué par les miasmes paludéens qui s'exhalaient de

L'AMIRAt AVKLLAN D'apr** uni' pliolofrraj.ln.- — (liiLilii.tli.'iiue mil >ailc ■ )

l'affaire du l'anama. Des poursuites, qui paraissaient à la veille de s'éteindre dans une douce somnolence sous le linceul bienfaisant de la prescription, se réveillèrent soudain avec une impétueuse énergie. Il n'était que trop facile de découvrir la cause de co brusque changement dans les allures de In justice. Lu grande maladie de la France, pendant les dernières années du dix-neuvième siècle, a été l'abus des procès qui pouvaient être exploités dans un intérêt de parti. De même que l'affaire Wilson avait été une machine de guerre destinée à renverser M. Grévy, l'affaire du l'anama fut entre les mains des politiciens un instrument d'une merveilleuse puissance pour faire tomber des ministres.

Une fois que l'engrenage judiciaire a été mis en mouvement, on ne sait jamais où il s'arrêtera, car un procès appelle toujours un autre procès. Chaque jour, une légion de dénonciateurs réclamait de nouvelles poursuites. On eût dit que l'année qui marquait le centenaire de la Terreur allait ressusciter les redoutables souvenirs dont elle rappelait la date. Fort heureusement, les progrès accomplis depuis la première Révolution dans les mœurs politiques de notre pays faisaient

Bentir leur influence : lu charrette qui conduisait à la guillotine était remplacée un siècle plus tard par le Uacre qui mène chez le juge d'instruction

Au mois de janvier Palais-Bourbon, le Lux bourg et surtout les n nistères étaient trans fi innés en officines de procès. Les journaux étaient encombrés de dissertations juridiques. Jamais peutêtre une plus belle occasion ne s'était offerte pour initier les profanes n toutes les beautés du Code d'instruction criminelle. La subtil t des jurisconsultes de fession se donnait • jour libre carrière d men des problèmes do droit les plus ardus et les plus inexplorés.

Deux procès parallèles qui, suivant le droit strict, ne devaient

avoir rien de cou m

étaient engagés devant deux juridictions diffé rentes. Les anciens administrateurs de la Compagnie de

Panama, qui avaient péché pnr excès de prodigalité et d imprévoyance sans qu'on put leur reprocher d'avoir retiré aucun profit personnel de leur désastreuse gestion, étaient poursuivis devant la première chambre de la Cour, compétente pour statuer sur une a If a ire correctionnelle, a raison du grade élevé que le principal prévenu occupait dans l'ordre de la Légion d'honneur. L'n même temps qu'un grand nom cl une grande gloire qui auraient dû être préservés de toute atteinte, comme une partie du patrimoine national, étaient embourbés dans une prorédure fatalement destinée d'avance à être annulée par la Cour de cassation, M. Baïhaut, dont la

Jll KS FKHNY

Médaille gravée par J.-U. C.iui

(Muté* du 1 iv m ii

culpabilité était avouée, et un certain nombre de personnages politiques d'importance secondaire étaient traduits devant

la cour d'assises pour corrupfonclionnaires pu-

s incidents qui urgissaienl chaque jour à propos de ces procès avaient les conséquences politiques les plus imprévues. Un ministre était renversé pour avoir refusé une autopsieetunautrepour l'avoir ordonnée.

Un autre était obligé de se retirer pour oir conféré la croix rend officier rie la d'honneur à Cornéis iierZ] qui n'avait pas mérité cette haute distinction par ses talents d'électricien.

En dehors de la condamnation prononcée par la cour d'assises contre un ancien ministre prévaricateur, le publie ne comprenait plus .les décisions de la justice. Le haut personnel politique, le Parlement, la magistrature, la presse .étaient éclaboussés par ce torrent de boue dont la source semblait intarissable. A peine la cour d'assises avait-elle rendu son verdict sur Paffûire Baïhaut que les révélations des agents de poi< :e envoyés à la recherche de rinsaf8i6Sftbl< Arton provoquaient une nouvelle recrudescence de scandales. Enfin, il n'était pas jusqu'à la science elle-même qui ne payât son tribut à un fléau dont les éclaboussures ne respectaient ni les hommes d'État, ni les corps constitués, ni les illustrations nationales. Elle n'eut pas & souffrir dans son honneur, mais le prestige de son infaillibilité fut quelque peu entamé. Au premier acte du

drame, elle avait été impuissante à découvrir le secret que devait révéler une autopsie ordonnée plutôt pour

provoquer une crise ministérielle que pour éclairer la marche de la justice. I n peu plus tard, lorsque le publie croyait toucher au dénouement, ce mystérieux personnage qui s'appelait Cornélius llerz et laissait bien loin derrière lui les plus prodigieux héros de llalzac par la puissance de ses combinaisons et la fécondité de ses ressources abusait des connaissances médicales qu'il avait aei|uises pendant sa jeunesse pour simuler avec succès les symptômes d'une agonie imminente provoquéeptr une maladie dont un des médecins illustres envoyés de l'autre côté du détroit pour constater son état devait mourir avant lui. La fatale affaire du Panama ne portait pas seulement malheur à des hommes politiques condamnés par les exigences de leur situation à des compromissions inévitables, elle exposait aussi aux attaques les plus injustes et les plus imméritées les gloires les plus pures de la science française.

La réception des ofliciersde marine russe fut le rayon d'espérance et de joie qui vint un moment distraire et consoler la France des humiliations et des scandales d'une série de procès dont il était impossible de prévoir la fin.

Tendant quelques jours l'Ame de la patrie v ibra dans les rues de la capitale. Depuis le retour des troupes d'Italie,

IA MILE Dl PARIS rnOlCGEANT LE TRAVAIL

Médaille du conseil municipal de Pari».

L>'&|>rt* U MiidUogntto p.ir M. D»ui. I [lui if, fMiiM' du Luirnibourg.l

Page 1