‹ La vie parisienne à travers le XIXe siècleChapitre 293 sur 441 · SI · texte numérisé non relu

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jamais la population parisienne n'avait donné le spectacle d'un aussi prodigieux déchaînement d'enthousiasme.

Sans doute les ovations prodiguées à l'amiral Avellan et à ses olïiciers dépassaient parfois la mesure. Les bardes populaires qui chantaient à plein gosier le refrain :

Los Français auront deux [patries

Et les Russi s seront Français,

se." faisaient évidemment illusion sur les conséquences qu'une association contractée par le cabinet de Saint- Pétersbourg, pour des motifs purementpolitiques, allait désormais entrainerentre lesdeux peuples; mais, tout en taisant la part des exagération s inévitables dans une démocratie où il serait chimérique de demander à la foule ■ l'observer dans les manifestations extérieures de ses sympathies ou de ses anim usités internationales une circonspection dont les diplomates de carrière ne seraient pas toujours capables, le spectacle offert par la ville de Paris pendant les inoubliables journées du moisd'oclobre!H!)3 ne manquait pas d'une réelle grandeur.

< m aurait de la peine à découvrir dans l'histoire du dix-neuvième siècle un plus émouvant épisode que les honneurs rendus en commun par les ofliciert français et les olliciers russes à la dépouille mortelle du maréchal de Mac- Mahon. La Providence avait fait disparaître le héros de Malakoll cl de Magenta, le glo-

iiini.i i n: taink Do l'Académie française. — Né a Vouziers en 1858 Décède le o mars 1893.

iD aprri le Ul.l.nu jn jnl jxr B.js.»»t.)

l'A 111 h Oh 1800 A 1»00.

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sur- Loirs en ImjS. i-Jo ht 1" i» lubro 1893.

de sa patrie, s'éteignait dans sa soixante-cinquième année, épuisé de fatigue, après avoir à peu près achevé la tache colossale qu'il avait entreprise. Il faut parfais plusieurs années pour qu'un peuple s'aperçoive du vide que certains hommes laissent derrière eux en disparaissant de la scène. La mort de llippolylfl Taine ne causa pas une sensation profonde dans la capitale, parce que l'auteur des Origine* i/c Ai France œnirmporaine ne possédait pas un de ces genres de talent qui conduisent À la popularité et n'avait jamais mis sou érudition an service des rancunes et des préjugés des partis. En dehors d'un cercle restreint de lettré-, le public ignorait que la nouvelle manière d'écrire l'histoire daterait de lui

Plus heureux que Taine. Charcot, dont les merveilleuses découvertes avaient ouvert à la médecine moderne des voies inexplorées, mourut après avoir gorité de son vivant les satisfactions d uue notoriété universelle. Les miracles de la science nouvelle créée par lui de toutes pièces avaient tenu une trop large

rieux vaincu de Iteiscboffem pendant que I amiral A\ellun et son etal-major liaient encore ù Paris, comme si elle eut voulu fournir à deux puissantes nations désormais alliées une occasion d alhi mer leur fraternité d armes sur le cercueil d'ÙM guerrier illustre

l'rc-que eu même temps que Mac- Muhou, (iuUJMMj était descendu dan- la toiuhe. Le* émotions et usées par les luttcruiUes du maréchal et les N'tes dounecs en I ho nneur des marins russe- em- |ièchereiil la population parisienne de rendit à l'auteur de Faust et d<: liomtv ,1 ittlirtU des honneurs exceptionnels digne- de la place qu'il devait occuper dan- l'histoire de l ut musical. Il semble d'ailleurs que, dan- eetl* lugu- Lie année IbiM, lu liioi'l s»u suit lait un jeu de Irupper ta France à là tète. Au mois 'te mais, Jules Ketri était decéde AU moment uU la lo»liui<\ après avoir epui» ■conti e lui -e- l 'uucurs. > uinmeii- 4 ut de iiwuVi'UU a lui -oui ire. Presque eu même tciup.- que le célèbre homme ii Liât. iJuiil la poltthpie Coloniale avait doune lieu a de si Vive» controverse-, était BdUrté eu pleine maturité, a un âge où d pouvait encore espérer une nouvelle carrière relativement longue pour un ministre, un -avant illustre eoirc tous, Jout la renommée s ('tendait deheaueuup au dda des iruuUeres

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