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D'aprèl le croquis original de Joseph Hoffmann. — Collection tic l'Art.)
affaires étrangères ; l'amiral Itieunicr et dos officiers de la maison militaire.
Après les discours d'usage, le président «le la ftépublique a engagé une conversation très courtoise avec l'amiral Avellan, qui a fait défiler «levant lui tous les officiers qu'il commande. M. Caruol a serré la main à chacun d'eux
Une Bombe à la Chambre.
(0 décembre.)
AU moment où la Chambre des députés s'occupait de l'élection de M. Mirman, a quatre heures dix, une formidable détonation a (nul à coup retenti, pciidunt qu'un épais image de fumée se répandait dans la salle des séances, l'ne bombe venait d'éclater
Aussitôt une rumeur d'épouvante s'élevait et <lc toutes parts le public des tribunes s'enfuyait, affolé, encombrant en une cohue inexprimable tous les couloirs du palais
Quand In première émotion fut un peu calmée, on s'empressa au secours des blessés
Plusieurs députés avaient été atteints par les éclats du projectile, Dans les tribunes des spectateurs, une soixantaine d'assistants avaient été également blessés.
La questure, après l'explosion, avait donné l'ordre de fermer les portes du Palais-Iiourbon, alin d empéeher la fuite de l'auteur de ce criminel attentat.
Les blessés, conduits dans le cabinet médical et •dans les bureaux, ont été pansés immédiatement. Au moment où se produit cet attentat, quel-
ques députés quittent leurs bancs et se précipitent dans les couloirs de sortie: mais l'immense majorité, on peut presque dire l'unanimité, des membres de la Chambre restent & leur place.
Dans les tribunes du second rang, A droite, la panique est a son comble ; le public se bouscule, cherchant une issue et renversant les huissiers, qui essayent vainement de barrer le chemin.
La Walkyrir. — sifgi.IM>B C'apri't la maqui-H* du costume (WkNolMqM de l'Oj ii >.
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ttaijoiski, monté par Ton
Dan* la salle, à travers la fumée, on voit le prési<l<-tit . M Dupujr, f" debout, très calme très digne, donnant l'exemple du sang-froid qu'il recommande de la voit et du peste, en engageant ses collègues a demeurer a leur place.
Au milieu du silmrc mii se rétablit presque instantanément, on cntrnd M Dupuv disant : « Messieurs, la séance continue • ( l'if»
cl [ipio » J imttHtnti )
Les spectateurs blessés, qui sont au nombre d'environ soixante, ont aussitôt ele repartis ilaus tous les bureaux de la Chambre et pansés par îles infirmières venues île I II. .1.1-1
Kn général, leurs blessures ne parai»»cnl pas graves, mais, dans les Iriliiines où ils étaient assis, on remarque partout de larges llnqucs de sang
Parmi les no mitre us députés atteint», le [dus grièvement Messe est l'abbé Lcmire. député du Nord.
Plusieurs personnes qui se trouvaient dans les tribunes, en haut, ont dit avoiraperçu l'engin au moment où l'auteur de l'attentat le lançait parmi les députés. Les témoins oui donné une description de la bombe C'est un cvlindrelong de quinze centimètres environ, un peu plus gros qu'un bâton de cosmétique L'engin, muni d'une mèche qui brillait, était plein de grenaille de fer et de tètes de gros clous Ou pense qu'il était chargé de poudre chloratée.
Lane.
La plupart des assistants placés dans la tribune d'où la bombe a été jetée ont été blessés. Le coupable se trouvait parmi eux. Les magistrats les ont fait soigner et transporter : les uns à l'infirmerie du Mépot. les autres à l'Hotel-Dieu.
et garder lotis a la disposition de la justice.
Les renseignements sur les blessés ei roues au Dépôt ont établi d'une façon certaine la non-culpabilité de la plupart d'entre eux.
Kn procédant par élimination, à une heure du matin , des renseignements restaient à recueillir sur les nommés Auguste Vaillant. Coltin et Talon, anarchistes connus de la préfecture de police et qui n'ont pas pu ou n'ont pas voulu faire connaître de qui ils tenaient les cartes qui leur avaient permis d'entrer à la Chambre des députés.
(Le lendemain, on découvrit que l'autcurde I attentat était Vaillant.)
i.a nia»: EN 1893 htprri lir Journal 4f$ Demoitrlln — (Cotlecli'W I <ll» Roclie.)
7. — Violente bagarre au Tlvoli-VauxhalM provoquée par le meeting que cause le retentissant De nombreuses personnes toot I
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