HANTE
M«t> c ri^v rméetlicote».
lux , >cul|,l<ur.
(U'»f,r*( une |,Ji .lo.-f»|iliie.)
TIIKIIIIIHASTE nEXAUDOT M, muni, i,I pincé rue de l.ulèca Alf. Bonemtft, se ulpt . MtltAftb, «rrliit. (Il'apres une |iliutogr.iplm' j
La décoration des murs et
de la grande porte d'cnli
du eimeliére est saisissante.
L'hémicycle extérieur est garni dans son ensemble de draperies noires à bordures blanches qui se continuent sur les murs, sur une longueur de cinquante mètres de chaque coté Le portail est surmonte d'un frontispice représentant des palmes vertes entremêlées d'éeussons aux initiales de M Félix Laure. Deux pvlônes sur lesquels planent des drapeaux tricolores encadrent |i! portail. Aux deux bouts de l 'bémîevi le, les brûloirs sont remplis d'encens et
WATTËAU
Hu*U* rr'wt dan» lo jardin du Lusembourg. Il l! ai . in. >culj>lcur. U. Chili ai » t. «relui. (U'«|irvi uns (iliolo.'uphie )
fument. La monoLonic des draperies noires est coupée par des écussons aux armes de la République ou portant deux I entrelacés.
Lit face le catafalque est dressée une tribune de deuil, tandis qu'à droite et à gauche des bancs recouverts Je drnjicries noires attendent le président de la République, les présidents du Sénat et de la Chambre, les membres du corps diplomatique et la famille du président défunt.
Ml nwi K l II K
Matuo cri.'é,1 1 l'inlcruri-liuii du l,nul< «trd ll.iutHiiiaiia el de l'étcnuc di- UcKinr, I*. Km umiii, nculpteur. — \> |i vt uoe |iliolo-
/ ^mpMlu)
MEIK.SONIEIt
Statue érigée dan» 1« jardin «I, rinfunlr. lu U)uvr». — C Mr*cii,»culpteur.
(D'apfts une photographie )
Cependant, on estimait qu'Userait incapable «le Lroubler le recueillement des funérailles par une agitation «| ni aurait élé jugée avec duc sévérité légitime, et I on n'était pas autrement surpris de ne le point voir apparaître avec ses amis.
Les nombreux contre-ordres donnés nu cours de la journée à la Ligue des patriotes avaient ça pour effet 'le disperser dans Paris les forces de la Ligue qui n'était représentée plaecde la Nation, vers quatre heures, que par deux cenls adhérents, ciicadrés dans uni: foule nombreuse que
L'incident Dérouléde.
(23 février.)
La Ligue des patriotes, nprës avoir demandé A faire partie du corlége, en avait été exclue, a la suite d'une décision ministérielle. M. Paul Dérouléde avait vainement protesté contre celle exclusion. On devait penser qu'il chercherait à prendre sa revanche. Ou était informé qu'il avait, d'urgence, et par télégramme, convoqué ses principaux ligueurs, en vue (l'on ne savait quelle démonstration.
■Arrtrr
ltu-le . rij.- au Louvre, jnr.lin de I Inf.intr I «> mer. »rulj»lrur. — I» a,,rts m„. ,,|lo^ lographie. :
Â. DE SECVILLE
Statue érigée place \V.;nm S*i*t-Vioai,, «culpkur.
(D'après uoe photographie.)
l'on peut évaluer a quatre mille personnes.
Les aainls-cvriena passèrent en ce moment e! furenl l'objet d'une chaleureuse ovation. Il en fut de même
pour la garde républicaine; de mémo pour le IIP île ligne.
Enfin parât le général Hogcl ù la tète du l' et du 8# d'infanterie.
Aussitôt, M. Paul Dérouléde et cent cinquante de ses amis se portent nu devant du général qui rentrait à la caserne de Itcuilly.
— Pas de ce coté, général, s'écrie M. Dérouléde. en s élançant à la léto du cheval, pas de ce côté, à l'Elysée I
— Place, place, s'écrie le général en faisant cahrer sa monture.
Lt se tournant vers ses troupes
MtMaoa
IluKle érigé iltm le jartllo du Luxembourg l>*u>t>, iculplrur — Mturii , architecte. (D'après une photographie.)
d'une voix énergique et hréve :
« A la caserne! »
SI. Dérouléde litchc la bride .du cheval et continue à marcher prés de la hotte de l'officier.
Pendant ce temps les ligueurs pénétrent «tans les rangs et prennent les soldats par le liras.
La foule se méprend, croit à un acte de hannle cordialité; elle imite ce mouvement, de tous cotés on tend aux militaires des cigares et des fleurs 11 y a une minute de confusion. On cric de toutes parts : « Vive l'armée ! •
VOUSQVII Slstue érigée au Louvre, ,,„.„,. do la Colonnade. — Kai nii T, sculpteur. — Repris une photographie ;
LE OMKART M OIARD fn i x EN 1899 Ptrth. monté par Ton Lame.
(Collttik>B Autruil-Ltnjfkampi )
Le régiment n'est qu'à quelques métrés de In caserne. M. Dérouléde s'imagine qu'il entraîne le général a l'assaiil des pouvoirs publics Mais ce- Jui-ci vient de donner l'orrlre à la musique déjouer un pas redoublé. Il fait cabrer son cheval et brusquement, arrive ù la porte île In caserne, fait s'engouffrer, par le vantail grand ouvert, «on régiment avec M. Paul Dérouléde.
M. Marrel llahert et les civils, ligueurs ou autres, qui s'étaient mêlés aux soldais et qu'une irrésistible impulsion entratne.
Cependant le général Itoget avait donné l'ordre au poste de croiser la baïonnette pour tenir en respect les envabisscurs. Sur ceux qui étaient entrés, il (Il fermer les grandes portes : il ouvrit la porte des plantons, par où il ordonna à tous les civils présents de sortir. La plupart ne se le firent pas dire deux fois; quant à ceux qui objectaient quoi que ce fût, les soldats les poussaient debors non sans fermeté ni rudesse.
Pour un seul des civils, M. le général Itogel Ht exception, M. Dérouléde Il le mil en état d'arrestation. (Jualre hommes, la baïonnette au canon, s'emparèrent de lui et le conduisirent dans la salle d'honneur du régiment, où il fut gardé à vue.
M. Marcel Habert, invité a sortir, déchira qu'il voulait partager le sort de «on ami. Il fut égale-
ment mis en état d'arrestation.
Pendant ce temps, le général itoget faisait connaître la situation à ses supérieurs, et informait la police impuissante à instrumenter dans une caserne.
M. Dérouléde se fit donner de quoi écrire et adressa à sa sœur un court billet pour lui faire connaître qu'il se portait bien et qu'il avait tenté de sauver la République Il manda également son frère.
Pendant ce temps, le poste fit délivrer aux deux députés, qui s'étaient fait servir une légère collation, une demi-fourniture, c'està-dire une paillasse et un traversin pour s'y coucher en attendant qu'il fût statué sur leur sort.
Les ligueurs que nous avons pu rencontrer dans la soirée nous ont déclaré qu'ils savaient bien qu'une manifestation était préméditée, mais ils en ignoraient complètement la nature. Livrés à eux-mêmes, sans ordres précis, ils avaient passé la journée à se chercher à des rendez-vous où il> ne trouvèrent personne.
LA SfOl.K EN 1899 Il'apr** l« Journal Iti Dtmciiellri.
CoIU-clion Fdli Hoc lu )
8 — Msnlfrstatinm *ii Père-La. halse tur la de Hlsnqel. - Démission de H. Queanny de Beau repaire, prêtaient de chambre a la Cour de eas- Mtioa (affaire Dre} fus).
12. - Au Sénat. M, Loubet est réélu plaident. - A la Chambre, août la présidence de M Dcschane), i I à propoi de la démission de M. de
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